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editionap.ca

Des épices pour la vie Par Anne Donovan Collaboration spéciale

Les Asiatiques ont une admirable tradition d’utiliser ce que la nature leur offre et de transformer racines, fleurs ou graines en remèdes ou en plats exquis. La fine taille et le teint clair des habitants de cette région reflètent assurément cette harmonie avec la nature. À travers nos voyages dans les pays de l’Asie du Sud-Est, nous avons eu la chance de visiter des champs de culture et des jardins d’épices où les plantes et les arbres sont trai- tés avec beaucoup de respect. Chaque espèce du monde végétal possède une qualité particulière qui offre à l’agriculteur une solution à un malaise ou propose une touche fi- nale à un plat culinaire. La passion et la persévérance démontrées par ces peuples dans la culture de cet art, sont remarquables et incomparables. Ces petits pays, divisés en plusieurs ethnies, partagent cette volonté commune de vivre des produits de la nature. Ce monde d’huiles naturelles et d’expertise au niveau des plantes est souvent étrang- er aux touristes occidentaux. Bien que les Européens semblent avoir trouvé un certain équilibre entre la médecine traditionnelle et la naturopathie, les Nord-Américains ont encore un long chemin à faire. La sélection naturelle finira certainement par jouer son rôle, mais à voir le train de vie de ces habitants asiatiques, j’ai bien peur que ce sera notre côté du globe qui écopera. Avec le tourisme toujours grandissant dans cette région du monde, les Asiatiques se sont vite adaptés à ce goût, à cet appétit qu’ont les touristes pour les plats sains et dé- lectables. Ils offrent des cours de cuisine à presque tous les coins de rues. Malheureuse- ment, nous ne sommes pas des passionnés de cuisine et ces leçons suscitent très peu d’intérêt pour nous. Toutefois, nous avons eu la chance de participer, à travers d’autres activités, à des démonstrations de fabrication de rouleaux de printemps ainsi qu’aux dé- coupages stylisés de carottes, de tomates et de pommes en forme de fleurs ou d’oiseaux. Peut-être que le prochain fêté sera l’heureux récipiendaire d’un gâteau au chocolat garni d’une pomme- oiseau en plein vol?

Photo Candice Vetter

En parlant d’anniver- saire justement, notre voyage a pris une tour- nure bien malheureuse le jour où nous som- mes revenus de Penang pour célébrer ma fête dans la grande ville de Kuala Lumpur en Mal- aisie. Au retour d’un souper bien mérité, al- ors que nous nous diri- gions vers notre hôtel à pied, un motard a ar- raché mon sac à main de mon épaule puis s’est enfuit avec deux passeports, toutes mes cartes et d’autres objets

St. Mary’s Anglican Church in Russell held a clothing sale on Saturday, May 17 at the church in Russell. Every donated item was for sale for $1.00. A huge variety of clothing in good to excellent condition was available at the sale. Shown here sorting clothes are volunteers Charlotte Brooks and Danita Ostlund.

Les rudiments de la danse

Signe stylisé, Ha Long Bay, Vietnam.

si précieux. À partir de cet instant, le temps s’est arrêté pour moi. Je me rappelle avoir crié et m’être pliée en deux, mon corps se déchirant. Mon cri a dû résonner pendant très longtemps, car près d’une semaine après l’incident, ma voix n’était pas encore tout à fait rétablie. Les journées qui ont suivi furent passées dans le brouillard administratif. Le Haut- commissariat canadien était là pour nous aider et nous appuyer, mais nos représent- ants n’y peuvent rien face par aux procédures règlementaires des Malaisiens ou de l’obtention d’un visa spécial pour la poursuite de notre séjour à l’étranger. Nous avons appris très rapidement que les passeports temporaires sont traités comme des docu- ments de voyage de deuxième classe. N’ayant plus aucune autre preuve de citoyenneté canadienne, ce document est ma seule source de survie dans ce monde étranger qui a été si violent envers nous. L’entité administrative qui remporte le prix de l’épice la plus corsée, c’est le bureau de l’immigration de la Malaisie où les étrangers sont traités comme du bétail s’en allant à l’abattoir, attendant ce fameux tampon sur la fesse gauche qui les étiquette comme pouvant légalement quitter le pays. Ironie du sort, sans ce tampon, ces touristes en perdition ne pourront quitter le pays, mais feront toujours face à la possibilité d’être emprisonnées, car ils n’ont pas cette précieuse impression. Cette semaine de fête aura été passée sans carottes en forme de fleur ni dessert en forme d’oiseau. Si ce n’était de mon thé vert et mes bâtonnets de cannelle, qui sait où j’en serais aujourd’hui? Au moins, en Asie du Sud-Est, ces deux produits se retrouvent aisément sur les tablettes des marchands locaux. Pour plus de détails sur ce voyage: www.FromOttawa.com

Photo fournie

Depuis plus de deux mois, les élèves de la 6 e à la 8 e année de l’École élémentaire publique de la Rivière Castor, à Embrun, prennent part à des ateliers de danse contemporaine offerts par la Troupe Tara Luz Danse d’Ottawa. Anik Bouvrette, directrice artistique et chorégraphe de la compagnie, accompagnée de deux danseuses, Melissa Roy et Christine Couture, leur ont montré, par le biais de jeux, les composantes de ce type de danse. Les élèves ont créé un numéro et présenté le tout devant les élèves de l’école. La musique de chaque numéro a été composée par le musicien Philippe Charbonneau. Olivier Laviolette, Charles-Émile Cossette, Kyle Girard, Dylan Berthelet, Samuel Baudet et Kaya Leblanc ont présenté leur numéro intitulé Sous l’océan .

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