Guide JEUNES - de l’enseignement supérieur à l’emploi, accompagner les jeunes LGBTQIA+ vers un avenir professionnel inclusif
Guide JEUNES - de l’enseignement supérieur à l’emploi, accompagner les jeunes LGBTQIA+ vers un avenir professionnel inclusif
Chapitre 2
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administratif, et s’assurer que leurs engagements se traduisent dans les pratiques quotidiennes. Le soutien apporté aux associations étudiantes est ainsi complémentaire, et permet d’amplifier l’impact de la politique inclusive de l’établissement en renforçant son ancrage au plus près des étudiant·es. C - Rendre l’information accessible, tout le temps La rentrée constitue le moment où sont communiquées de nombreuses informations, toutes aussi importantes les unes que les autres. Parmi elles, celles qui concernent le dispositif de signalement, le nom des référent·es et les associations à contacter en cas de problème, ne sont peut-être pas celles que les étudiant·es vont prendre en compte à ce moment-là. Il est donc indispensable que ces renseignements fondamentaux soient, par ailleurs, facilement accessibles tout au long de l’année et du cycle d’études. Afficher et rendre facilement accessibles les informations sur les démarches relatives à la diversité et à l’inclusion sur le site Internet de l’établissement, ainsi que sur l’Intranet Les différentes enquêtes précédemment citées, ainsi que les retours récoltés lors des groupes de travail de conception de ce guide, ont fait état d’une méconnaissance des initiatives des établissements en faveur de l’inclusion, et plus particulièrement en faveur de l’inclusion LGBTQIA+. L’Autre Cercle recommande alors de mettre en place des communications régulières sur les ressources disponibles liées à l’inclusion LGBTQIA+ lors des rentrées (en amphithéâtre, au sein des cours), mais aussi via différents canaux : sur le site Internet, l’Intranet, les réseaux sociaux, et par le biais d’affichages visibles. Pour les employé·es de ces établissements, qui ne disposent pas d’une seule et même rentrée, ces
un·e allié·e est un véritable engagement, qui nécessite également de se former, ou du moins de s’informer, afin de constituer un soutien pertinent et de ne pas prendre la place des personnes concernées. L’Autre Cercle, mais également la CPED, disposent de ressources pour comprendre et adopter cette posture essentielle dans les dynamiques d’inclusions ( Guide des Allié·es LGBTQIA+ de L’Autre Cercle , par exemple, en lecture
informations cruciales doivent être apportées à chaque nouvel·le arrivant·e. Il ne faut également pas hésiter à réitérer le partage de ces éléments, de nombreux établissements ayant fait part d’un faible taux de lecture des communications envoyées aux étudiant·es. S’il n’existe pas de référent·es sur les sujets de VSS (violences sexistes et sexuelles), de diversité et d’inclusion au sein de l’établissement, celui-ci doit en encourager la mise en place aussi bien au niveau du personnel qu’au niveau des étudiant·es. Ces référent·es constituent des relais pour le personnel ainsi que pour les étudiant·es, leur contact doit donc être régulièrement partagé. De plus, iels peuvent permettre la diffusion directe des informations importantes auprès de tous les publics de l’établissement. Pour aller plus loin L’information, souvent affichée dans les grands lieux de passage (halls d’entrée, cafétérias, etc.) peut également être déployée dans des lieux de passage moins conventionnels mais néanmoins quotidiens comme les toilettes, où il est déjà souvent d’usage d’avoir des panneaux d’information sur les violences sexistes et sexuelles (VSS). Comme pour les VSS, il peut être utile de mettre à la vue de toutes et de tous des « violentomètres 11 » qui permettent une prise de conscience sur ce qui est tolérable ou non au regard de certains comportements. (cf. Partie Ressources p. 55) D - Une tolérance zéro pour les discriminations et les comportements LGBTphobes Un principe fait l’unanimité : ne pas tolérer les discriminations, dont les LGBTphobies.
des évènements, des ressources supplémentaires (CAELIF, L’Autre Cercle, associations comme SOS Homophobie, OUTrans...) Former en particulier les responsables du BDE (faire intervenir des associations, comme Consentis, qui proposent des interventions adéquates, identifier les référent·es du BDE - parfois appelées Sentinelles, via des brassards lors des moments festifs) S’engager en tant qu’étudiant·e L’engagement d’un·e étudiant·e peut prendre la forme d’une adhésion à une association œuvrant pour plus de diversité et d’inclusion, ou par la création d’une association LGBTQIA+, féministe ou queer si elle n’existe pas encore. Ces structures constituent de véritables vecteurs de socialisation, permettant aux étudiant·es de formaliser leur engagement tout en rencontrant des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt. Elles jouent un rôle essentiel, notamment celles qui s’investissent pour la diversité et l’inclusion, car elles peuvent également servir de relais pour des étudiant·es en difficulté. Le soutien actif de l’établissement à ces associations est donc primordial, car il envoie un signal clair d’ouverture et contribue à créer un environnement de confiance et de bien-être pour tous·tes. « On a un club LGBTQIA+ qui appartient au bureau des élèves (BDE) et qui a beaucoup travaillé, notamment dans le cadre de la signature de la Charte d’Engagement LGBTQIA+ de l’Enseignement Supérieur de L’Autre Cercle, à faire des recommandations d’actions visibles pour les étudiant·es, qui font beaucoup de travail sur la sensibilisation, sur du relais d’information ». Stéphanie Breuil, Responsable Vie étudiante, École Centrale de Nantes Il est également possible de s’engager en tant qu’allié·es, en rendant visible son soutien et en s’impliquant en tant que référent·e volontaire, à l’écoute et ouvert·e à recueillir de potentiels signalements. S’identifier comme étant
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libre et gratuite sur le site de L’Autre Cercle). Encourager les étudiant·es à s’engager
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L’établissement, en créant un cadre inclusif, en informant et en formant, peut être moteur d’une dynamique d’engagement de ses étudiant·es. Pour les étudiant·es référent·es, en leur permettant de savoir quel est leur rôle, en leur donnant des responsabilités claires, au-delà de recueillir des informations sur les problèmes. Pour la vie associative, en la soutenant par l’octroi d’un budget adéquat, mis à disposition des associations, et en encourageant les partenariats et les collaborations entre les associations étudiantes, dont les associations LGBTQIA+, avec d’autres groupes internes ou externes. Les établissements peuvent également favoriser les initiatives des associations permettant l’entraide au niveau des étudiant·es, notamment dans les sujets de diversité et d’inclusion. Il est cependant essentiel que les établissements ne se dédouanent pas de leurs responsabilités en matière de lutte contre les discriminations en déléguant entièrement ces enjeux aux associations étudiantes. Si ces associations jouent un rôle précieux de relais, d’accompagnement et de sensibilisation, elles ne peuvent se substituer à une politique institutionnelle claire portée par la direction. Les établissements doivent donc assumer leur rôle moteur : mettre en place des dispositifs de signalement, former et sensibiliser l’ensemble de la communauté éducative et du personnel
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ETUD Étudiant·es et jeunes diplômé·es LGBTQIA+ ETAB Établissements d’enseignement supérieur EMPL Employeurs
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