Guide JEUNES - de l’enseignement supérieur à l’emploi, accompagner les jeunes LGBTQIA+ vers un avenir professionnel inclusif
Guide JEUNES - de l’enseignement supérieur à l’emploi, accompagner les jeunes LGBTQIA+ vers un avenir professionnel inclusif
Chapitre 3
Chapitre 3
Queer A l’origine, terme péjoratif utilisé dans les pays anglo-saxons pour nommer les personnes homosexuelles, depuis récupéré comme terme militant par les personnes qui refusent l’appartenance à l’hétérosexualité et l’identité cisgenre. Intersexe Personne née avec des caractéristiques sexuelles primaires et/ou secondaires qui ne correspondent pas aux « normes » typiques et binaires masculines ou féminines. Ce terme générique couvre un large éventail
Outer Outer signifie révéler l’orientation sexuelle/affective ou l’identité de genre d’une personne sans son consentement, que ce soit publiquement (médias, réseaux sociaux) ou dans un contexte restreint, comme le travail (par exemple, à travers des rumeurs vérifiées ou non). Une personne peut être out auprès de ses collègues, mais pas de sa hiérarchie, par crainte de discriminations. Outer sans l’accord de la personne est une atteinte grave à sa vie privée et à sa sécurité, même en France. Cet acte est puni par la loi. Mégenrer Mégenrer signifie utiliser les mauvais pronoms pour désigner une personne. Par exemple, employer « il » ou « lui » pour parler d’une femme transgenre. Cela peut être fait de manière involontaire ou volontaire. Même si le mégenrage est involontaire, il est important d’y prêter attention, car cela peut être mal vécu par la personne et avoir un impact négatif sur son bien- être. En revanche, lorsque le mégenrage est volontaire et répété, il s’agit d’une forme d’agression destinée à invalider l’identité de la personne et sa légitimité. Dans le cadre professionnel, le mégenrage peut légalement être qualifié comme du harcèlement moral ou discriminatoire. Pronoms de genre « il / lui », « elle / elle », « iel » : pronoms de genre indiqués par les personnes transgenres et non-binaires dans leur profil et par lesquels elles / ils souhaitent être désigné·es. Par solidarité, des personnes cisgenres adoptent cet usage. Transgenre / transidentité Les personnes transgenres sont celles dont le genre (homme/femme) assigné à la naissance ne correspond pas à leur identité de genre ressentie. Il existe autant de parcours transgenres que de personnes concernées. Elles peuvent décider d’engager une transition plus
ou moins importante, allant de la modification de l’apparence superficielle jusqu’à des modifications corporelles visant au changement de leur identité sociale. Les termes personne transidentitaire, ou trans, sont souvent utilisés. La transition Cela consiste, pour une personne transgenre à changer son apparence ainsi que la façon dont autrui la considère afin qu’elle puisse exprimer le genre qu’elle ressent. Ce changement peut comprendre des étapes sociales, médicales et juridiques, ce qui constitue un parcours. Ne pas utiliser le terme de transsexuel·le, car il renvoie à une version anatomique de cette identité. Il faut insister sur le fait que la transidentité est relative à l’identité de genre et n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Ainsi une personne transgenre peut être hétérosexuelle, homosexuelle, ou bisexuelle. Visibilité La visibilité pour une personne LGBTQIA+ consiste à exprimer son orientation sexuelle ou identité de genre. Une personne LGBTQIA+ peut être visible dans différents contextes : familial, professionnel, sportif ou social. Pinkwashing Le « pinkwashing » est un procédé marketing et communicationnel utilisé par un État, une entreprise, une organisation ou encore un parti politique dans le but de donner une image progressiste et engagée en faveur des droits LGBTQIA+. Bien que s’appuyant sur des éléments visuels ou symboles liés à la cause, ceux- ci ne sont pas accompagnés d’actions concrètes.
naissance et de l’orientation sexuelle. Tout le monde a une identité de genre (les personnes cisgenres comme les personnes transgenres et non-binaires). Inclusion L’inclusion désigne un processus actif et volontaire visant à garantir que toutes les personnes, quelles que soient leurs caractéristiques (genre, orientation affective ou sexuelle, origine, âge, situation de handicap, religion, etc.), soient pleinement respectées et valorisées au sein d’un collectif — qu’il s’agisse d’une organisation, d’un établissement ou de la société dans son ensemble. Elle ne se limite pas à la simple absence de discrimination : l’inclusion suppose de créer les conditions réelles de la participation et de l’égalité des chances, en adaptant les environnements, les pratiques et les représentations pour que chacun·e puisse y trouver sa place et s’y sentir légitime. LGBTphobie Perception ou attitude hostile, manifestation de rejet, de mépris ou de haine envers les personnes, des pratiques ou des représentations LGBTQIA+ ou supposées l’être. LGBTQIA + L’acronyme signifie Lesbienne, Gay, Bisexuel·le, Transgenre, Queer, Intersexes, Asexuel·le ou Allié·e. Par convention L’Autre Cercle privilégie la formule LGBTQIA+ qui désigne les personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres, Queer, Intersexes, Asexuelles et toutes les personnes ne se reconnaissant pas comme hétérosexuelles et / ou cisgenres. Cette convention apporte simplicité et inclusion de toutes les diversités d’orientation sexuelle et d’identité de genre. L’acronyme peut varier : LGBTI (le I désignant les personnes intersexes) ou LGBTQI (Le Q désignant les personnes queer), ou encore LGBTQIA (A pour asexuel·le ou allié·e, selon le contexte).
de cas de figure. Non-binaire
Personne qui ne se reconnaît ni exclusivement dans le genre féminin, ni exclusivement dans le genre masculin. Ce terme chapeau regroupe une multitude d’identités de genre (agenre, gender fluid, bi-genre, etc.). Orientation sexuelle L’orientation sexuelle fait référence au fait de ressentir une attirance émotionnelle, physique et/ ou sexuelle envers des personnes. L’homosexualité, l’hétérosexualité, la bisexualité, l’asexualité sont des formes d’orientation sexuelle. Out Révélation volontaire de son orientation affective et sexuelle ou de son identité de genre. Cette révélation effectuée par une personne LGBTQIA+ peut se faire à différents niveaux : familial, professionnel, sportif ou social (loisirs, voisins, amis, etc.). Il revient aux personnes LGBTQIA+ de faire leur coming out ou pas, et de décider quand et comme iels souhaitent le faire en fonction des circonstances et des risques. Une fois son coming out effectué, un·e individu·e est dit « out ». À ne pas confondre avec « outing ».
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