Born to Be a Bird N°2

gnies aériennes. Nous les commercialisons, nous les distribuons. Nous nous s'adressons généralement au B2B, au réseau des agences de voyages, des tours opérateurs. Mais nous savons aussi faire de la commercialisation en direct : nous avons ainsi ouvert un comptoir Ethiopian Airlines, Avenue des Champs Elysées, en raison de l’importante clientèle de cette compagnie à Paris et en France. Tout est labellisé Ethiopian Airlines. Nous sommes là pour faire vendre une compagnie aérienne et la faire connaître sur un marché donné. Notre siège est en France : ce n’est pas seulement une question de fierté, je crois que cela fait sens. L’aérien, c’est la France ! APG est probablement l’une des plus petites multinationales françaises ; nos dernières ouvertures de bureaux se sont faites en Albanie, en Mongolie et au Rwanda. Class & Relax Lifestyle Magazine : Vous offrez aux compagnies aériennes des services à la carte, quelle que soit leur importance, en fonction de leurs besoins, à l’échelle mondiale ou localement, c’est cela ?

Sandrine de Saint Sauveur : Tout à fait. Notre business consiste à remplir des avions, sièges et soutes : nous avons intégré le cargo depuis 2017. Plus de la moitié de nos bureaux dans le monde font aujourd’hui du cargo. Nous sommes ouverts à tout type de compagnie aérienne : cela va de celle qui commence son activité et fait appel à nos services pour être vendue dans le monde, à de très grosses compagnies aériennes qui ont besoin de nous sur certains marchés : on travaille par exemple avec Emirates en Argentine, online, Air France en Géorgie, online. Dans ces cas précis, nous intervenons pour combler des vides dans des pays où ils ne font pas d’investissements, étant concen- trés sur leur « home market » ou leurs marchés les plus por- teurs. Cette flexibilité, de plus en plus demandée depuis la pan- démie, nous l’offrons à nos clients. Class & Relax Lifestyle Magazine : En fait, ce que vous proposez aux compagnies aériennes, c’est aussi de sous-traiter une partie de leurs activités… Sandrine de Saint Sauveur : Absolument, les compagnies sou- haitent de plus en plus se libérer de contraintes qui sont hors de leur cœur de métier ou de leur axe de développement. Elles vont sous-traiter et mettre davantage l’accent sur le renforcement de leur marque. Class & Relax Lifestyle Magazine : Depuis la création d’APG, le monde de l’aérien a considérablement évolué, vous êtes amenés à vous remettre en question en permanence… Sandrine de Saint Sauveur : Notre métier demande de s’adapter sans cesse au changement : entre l’époque où l’on “gribouillait” des billets d’avion, dans les années ’80, et ce que l'on fait aujour- d’hui avec notre plateforme de distribution, il n’y a plus rien de commun ! APG, comme toute société, a connu des hauts et des bas. Ce qui nous a permis de rebondir à chaque fois, c'est de ne jamais avoir peur du changement et de comprendre comment l'industrie évolue. Je passe beaucoup de temps en déplacements, écoutant les professionnels, étudiant leurs attentes, analysant les situations, puis me demandant ce que l'on peut faire. Quel est notre savoir-faire par rapport à leur demande ? J’en tire toujours quelque enseignement constructif et nous évoluons. La difficulté, avec la globalisation et ce monde qui change, c'est d'avoir une vision claire des choses. Le centre d'appels que nous avions il y a 15 ou 20 ans a ainsi été converti en un véritable helpdesk, très pointu, avec des per- sonnes qui sont très qualifiées. Quand on a fait IBCS, l'accès au BSP en 1999, c'est parce qu'on a vu qu'à l'époque, l’accès au BSP était très compliqué et comprenait beaucoup de coûts fixes. D’autre part, la distribution, à l’époque, c’était la BSP ou rien, pour ainsi dire. APG a fait un accord avec IATA, qui n’y croyait pas vraiment… et nous avons été jusqu'à 20 % de la BSP participation mondiale ! C'était énorme ! Et puis, il y a eu l'électronique ticketing : la technologie allait changer, nous avons anticipé. Quand sont arrivés des formats pour faciliter la distribution directe, nous nous sommes mis sur la plateforme et APG a été l’un des premiers à faire un pilote avec IATA. Enfin, notre évolution vers le cargo était assez naturelle, parce

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