Décryptage
Robotiser l’ébavurage et le polissage pour maîtriser l’état de surface
É lectrique à induction, à combustion au gaz ou au coke ? Quel type de four de fonderie privilégier selon l’usage ? Le dossier de veille « Performance énergé- tique des fours de fonderie » apporte des points de repère pour aider les industriels à arbitrer en fonction des don- nées techniques, des perfor- mances requises et des coûts. De la technologie employée dépend fortement l’efficacité énergétique des fours de fon- derie. Les fours électriques à induction offrent un meil- leur rendement de conver- sion de l’énergie en chaleur utile, de l’ordre de 65 à 75 %, que les fours à combustion au gaz ou au coke, dont le rende- ment atteint au mieux 50 %. Pour autant, le choix d’un four est aussi déterminé par la capacité de production P récision des trajec- toires, constance de l’effort appliqué et répétabilité sont les prére- quis d’un ébavurage ou d’un polissage qui garantit la qualité finale de l’état de surface d’une pièce. C’est tout l’enjeu de l’automatisa- tion de ces opérations, au cœur de la note de veille « 7eédition des Journées Techniques Stäubli ». À chaque besoin, son robot. La taille et la masse de la pièce, le matériau (titane, aluminium, acier, inconel), le niveau de rugosité visé ou
la variabilité géométrique conditionnent la portée, la charge utile et les perfor- mances en mouvement nécessaires. Outillage com- pliant passif ou actif, chan- geurs d’outils et capteurs force/couple à six degrés de liberté... l’effecteur assure quant à lui la gestion fine de la pression et la maîtrise d’un effort constant. Différentes conceptions de préhension élargissent le champ des applications : pneumatique, électrique, magnétique ou adhésive, comme les pinces Adheso de
nologies peuvent s’intégrer sur un robot seul ou des cel- lules complètes comprenant sablage, polissage, mesure embarquée ou contrôle esthétique. n Contact : David Dubois
Schunk inspirées du gecko. Au cœur du process, la pro- grammation joue également un grand rôle. Elle peut passer par les langages constructeurs, le pilotage via une commande numérique, le mode hors ligne à partir de la CAO ou la télé-opéra- tion haptique. Enfin, la vision industrielle et l’IA renforcent la qualité, la sécurité et la répétabilité. Capteurs 2D/3D, Lidar, caméras haute résolution, inspection par Deep Lear- ning adaptent les gestes aux défauts détectés. Et ces tech-
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Fours de fonderie : comment arbitrer entre les technologies
les fonderies de plus petite taille se tournent vers l’in- duction pour sa souplesse. En fonderie d’aluminium, le gaz reste très répandu pour la fusion de grandes quantités de métal recyclé, même si des améliorations comme les brûleurs régénératifs ou une meilleure isolation réduisent la consommation. Pour le cuivre et ses alliages, enfin, la tendance est à l’abandon des creusets à flamme au profit de l’induction, plus économe et offrant un meil- leur contrôle du bain. n Contact : Jérôme Lasne
attendue, le coût énergétique, la qualité métallurgique recherchée, les investisse- ments nécessaires et les impacts environnementaux,
notamment les émissions de CO2. Pour l’acier, le four à arc domine dans les grandes aciéries, où il est adapté aux volumes élevés, tandis que
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CETIM INFOS N° 281 I MARS/AVRIL 2026
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