Cetim infos n°281 - Mars-Avril 2026

Application

plusieurs zones : une zone « blanche » dédiée au travail des aciers inoxydables et une zone « noire » dédiée aux aciers classiques, sur lesquelles sont installées des cellules de sou- dage traditionnel et robotisé, et une zone de contrôle des ensembles réalisés avant leur départ sur leur site de destina- tion. Une partie du bâtiment est réservée aux activités de forma- tion des apprentis soudeurs. La production repose sur plu- sieurs postes de soudage auto- matisés, dont deux focalisés sur les soudages complexes, et des postes manuels pour la réa- lisation des pièces à façon. Des travaux en cours permettront à terme de réaliser le contrôle directement en production et un laboratoire installé au sein même de l’usine permet de réa- liser divers essais en interne. Accolé à la production, un bâti- ment est entièrement consacré à la réception, au stockage et à la préparation des matières premières. En particulier sur les productions critiques ou lorsque les clients exigent un certificat 3.1 (un document de conformité technique défini par la norme européenne EN 10204) relatif au matériau uti- lisé, la composition matière des tubes est contrôlée dans la « scan zone » avant leur place- ment en magasin. Selon les besoins ils passent ensuite sur une machine de débit et chan- freinage automatisés capable de traiter des diamètres de 1 à 4 pouces (25 à 100 mm), pour une longue maximale de 7,5 m. Chaque tube est identi- fié par un marquage au laser. Trois projets clés « Dans notre usine, chaque étape du flux de production a été pensée pour garantir un process robuste et performant et répondre au mieux aux attentes de nos clients explique Robin Mandras, responsable de la fabrication . Dans le cadre de notre accompagnement avec

Pour garantir la traçabilité, tous les tuyaux coupés et chanfreinés sont marqués au laser sur une machine automatisée développée par le groupe.

pertinentes. « Le groupe a fait le choix de consulter et de sélec- tionner par lui-même les four- nisseurs de solutions techniques adaptés à ses besoins mais, si cela est nécessaire, Quatrium peut accompagner les entreprises jusqu’au dernier kilomètre, c’est- à-dire lors du déploiement de la solution et de la validation des premières pièces bonnes », sou- ligne Jérome Gidon, pilote de la plateforme Quatrium Auvergne Rhône-Alpes. D’autres projets en vue Dans l’usine, « nous produi- sons 700 000 pouces (plus de 17500 m) de tuyauterie chaque année », déclare Robin Mandras. Et si le groupe est satisfait du travail accompli, pas question d’en rester là. « Dans un second temps, nous souhaitons utiliser l’intelligence artificielle pour détecter d’éventuels écarts entre les produits finis et les modèles CAO et les localiser dans notre processus de production », annonce le responsable de la fabrication. n JSS

Quatrium, nous nous sommes concentrés sur trois thématiques principales. Au stade de la récep- tion matière, nous avons intégré par sondage un contrôle de com- position des matériaux. Nous utilisons deux technologies de PMI : fluorescence X et émission optique. Cette mesure supplé- mentaire met en évidence la cohérence entre la composition des matériaux utilisés et les exi- gences de nos projets. Nous avons également codéveloppé une solu- tion de marquage laser entière- ment intégrée à nos moyens de débit chanfreinage haute perfor- mance. Grâce à ce procédé, nous assurons une traçabilité durant l’intégralité du processus de pro- duction tout en renforçant l’effi- cience et la fiabilité de nos outils d’identification. Enfin, à l’issue du flux de production, nous effectuons un contrôle tridimen- sionnel. L’objectif est de compa- rer nos modèles CAO avec les produits finis. Toutes ces actions font partie de notre démarche d’amélioration continue pour produire mieux, plus efficace- ment et faire bon du premier coup ». Pour chaque sujet, des spécialistes du Cetim ont apporté à Groupe M les infor- mations lui permettant d’iden- tifier les solutions techniques

En complément des résultats concrets pour notre usine, ces innovations ont un impact plus global sur la définition des standards de la profession comme, par exemple, sur la thématique du marquage laser. Ainsi, nous faisons avancer ensemble l’industrie mécanicienne.

Contact : Jérôme Gidon

Annabel Vigier, directrice générale de Groupe M

Cliquez pour découvrir la vidéo

9

CETIM INFOS N° 281 I MARS/AVRIL 2026

Made with FlippingBook Annual report maker