BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 9 & VENDREDI 10 AVRIL 2026
sateurs visés par ce nouveau compartiment. Quelques jours après le lan- cement, les premiers signaux d’appropriation apparaissent déjà au niveau des intermé- diaires. De nouveaux acteurs rejoignent progressivement l’écosystème du marché à terme, signe que ce comparti- ment commence à trouver sa place dans l’organisation de la Bourse. Le contexte international donne, par ailleurs, un relief particulier à cette avancée. Dans un environnement mar- qué par une forte volatilité et par des tensions géopolitiques persistantes, la possibilité de se couvrir devient un élément central de sophistication finan- cière. C’est aussi, pour une place comme Casablanca, un signal envoyé aux investisseurs étrangers. L’existence d’instru- ments de couverture fait partie des critères qui renforcent la crédibilité et l’attractivité d’un marché. Par ailleurs, le marché à terme peut, à terme, contribuer à amé- liorer la liquidité, enrichir les stratégies d’investissement et renforcer la stabilité du marché en offrant des mécanismes de gestion du risque plus fins. Il reste évidemment trop tôt pour juger de sa profondeur future ou du rythme de son adoption. Un marché à terme ne s’installe pas en quelques jours. Il a besoin de temps, de pédagogie, d’interve- nants actifs et d’usages répétés pour trouver sa pleine efficacité. Mais une étape décisive a déjà été franchie ! ◆
Point Bourse Hebdo Le marché à terme entre dans le concret
D Quelques jours après son lancement effectif, le marché à terme a déjà quitté le terrain des annonces pour entrer dans celui des usages. Avec une infrastructure désormais opérationnelle, l’arrivée des premiers intermédiaires et un outil de couverture enfin disponible sur la place, la Bourse de Casablanca ouvre un nouveau chapitre de son développement. epuis le 6 avril, le marché à terme est devenu une réalité opération- nelle. Avec le lancement effectif du Future sur le MASI 20, adossé à l’indice des principales capita- lisations de la cote, la Bourse de Casablanca franchit une étape attendue de longue date dans sa modernisation. Le dispositif repose désormais sur une chaîne complète inté- grant la négociation, la gestion du risque et la compensation. La mise en place de la Chambre de compensation donne à cette nouvelle infrastructure une dimension décisive, en venant sécuriser les transactions et réduire le risque de contrepartie. Le marché marocain s’équipe ainsi d’un maillon essentiel de maturité, longtemps absent de son organisation. Par Y . Seddik
C’est cette bascule qu’a mise en avant Nasser Seddiqi, Directeur général de la Bourse de Casablanca. Il y a vu un «moment historique» et l’ouver- ture d’une «nouvelle ère» pour le marché des capitaux marocain. Jusqu’ici, un investisseur anti- cipant une baisse des marchés n’avait, dans les faits, qu’une option immédiate : vendre. Avec le marché à terme, une autre logique devient possible. Il peut désormais conserver son por- tefeuille tout en se protégeant contre un repli éventuel. Cette évolution change profondément la palette des stratégies de ges- tion disponibles sur la place, en particulier pour les investisseurs institutionnels, premiers utili-
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