FNH N° 1143

FINANCES NEWS HEBDO

JEUDI 7 MARS 2024

Ces jeunes filles voient non seule- ment leur enfance voler en éclats, mais sont poussées à quitter les bancs de l’école ou à abandonner leur scolarité à mi-chemin. De fait, la même source indique que pas moins de 13% des filles mariées avant 18 ans atteignent le niveau du secondaire qualifiant. En outre, pour 14% des sondées, l’obliga- tion du mariage constitue la rai- son principale derrière l’abandon scolaire. En vue de lutter contre ce phéno- mène, le CESE recommande de mener une stratégie globale s’arti- culant autour de trois axes princi- paux. A commencer par l’adapta- tion du cadre juridique aux normes constitutionnelles et aux conven- tions internationales ratifiées par le Maroc. Aussi, combattre les pratiques portant préjudice aux enfants, notamment via des poli- tiques intégrées aux niveaux natio- nal et territorial. Et enfin, le recours à un système de suivi et d’évalua- tion des progrès réalisés dans l’éli- mination des pratiques de mariage des enfants. La question de l’égalité dans l’héri- tage occupe une place de taille dans le débat qui anime la réforme de la Moudawana. Si pour certains le changement est impossible au vu de la dimension religieuse et de la sacralité des lois islamiques, d’autres considèrent que c’est une étape nécessaire pour construire une société plus juste et équitable. « Encourager l’égalité dans l’héri- tage contribuera à l’autonomisa- tion économique et sociale des femmes, car elles obtiendront leur part équitable d’héritage, ce qui leur permettra de participer davantage aux activités écono- miques et de participer à la prise de décision» , affirme Maria Charaf, représentante de la Coordination parité. Elle considère également que «promouvoir l’égalité dans l’héri- tage contribuera à renforcer la stabilité familiale et sociale. Les disparités dans l’héritage peuvent entraîner des conflits et des ten- sions au sein de la famille, ce qui a un impact négatif sur les relations

et les liens sociaux». La polygamie est devenue beaucoup moins courante au Maroc depuis la réforme de la Moudawana, en partie en raison des conditions plus strictes et du changement des attitudes sociales envers la pratique. Cependant, de récentes statistiques rendues

publiques par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire révèlent que plus de 20.000 demandes de poly- gamie ont été accordées entre 2017 et 2021. Ce qui dénote que ce phénomène n'est pas complète- ment éradiqué et peut encore être observé dans certaines régions et communautés.

In fine, plusieurs parties s’ac- cordent à dire que le progrès est en marche, des voix s’élèvent, les consciences s’éveillent, mais beaucoup reste à faire afin de garantir aux femmes leurs droits les plus fondamentaux et leur per- mettre d’embrasser un avenir plus sûr et plus prometteur. ◆

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