FINANCES NEWS HEBDO
JEUDI 7 MARS 2024
aujourd’hui au Maroc des pro- fils de haut niveau de femmes dirigeantes en organisation, res- sources humaines, finances, mar- keting… Il suffit que les sociétés concernées aient la volonté de s’ouvrir à de nouvelles compé- tences et de décloisonner leurs conseils. Être administratrice ça ne s’im- provise pas ! On apprend à le devenir ! Qualités personnelles, leadership, prise de parole, expé- rience managériale doivent être complétées par un parcours de formation adéquat aux règles de fonctionnement de la société ano- nyme cotée en Bourse. Nous y contribuons à notre niveau avec les programmes de formation Executive de Ofinance Academy. Les femmes doivent être aussi accompagnées pour la recherche de mandats et l’entrée en relation avec les émetteurs. Le CFA (Club des femmes administratrices) est un levier intéressant pour booster une carrière d’administratrice. F.N.H. : On parle souvent de femmes administratrices. Quid de la présence des femmes dans le top mana- gement de ces sociétés ? S. E. Q. : Un score faible ! En témoigne le taux de présence des femmes au sein du top mana- gement des émetteurs APE au Maroc qui se situe à peine à 23%. A mon avis, les entreprises, à partir d’une certaine taille, doivent encourager la présence féminine au sein de leur équipe dirigeante. Que faire ? La politique des quo- tas ou de «discrimination positive» a fait ses preuves dans tous les pays où elle a été introduite au départ par les codes de bonne gouvernance, puis par la régle- mentation. C’est d’ailleurs le cas de la France qui a démarré ce chantier depuis 2011 à travers l’entrée en vigueur de la loi «Copé- Zimmermann» fixant un seuil de représentation des femmes administratrices de 30%, puis de 40%. La France est considérée aujourd’hui comme modèle sur ce
sujet avec un taux de 46,4% pour les sociétés du CAC 40. En 2021, des quotas dans les postes de direction des grandes entreprises ont été instaurés par la loi Rixain qui a fixé un seuil de 40% de femmes cadres diri- geantes d'ici 2030, sous peine de pénalité financière (1% de la
masse salariale au maximum) pour les entreprises employant au moins 1.000 salariés. Elles devront compter au moins 30% de femmes cadres dirigeantes et membres d’instances dirigeantes à partir du 1er mars 2026, puis 40% au 1er mars 2029. En conclusion, c’est un bon début,
en espérant que cette législa- tion sortira du cadre limité des entreprises faisant appel public à l’épargne et concernera également les moyennes et grandes sociétés, en se basant sur un certain nombre de critères, notamment le chiffre d’affaires, l’effectif…, comme c’est le cas dans d’autres pays. ◆
www.fnh.ma
Made with FlippingBook flipbook maker