UNE CAMPAGNE POUR SE CALMER LE POMPOM ACTUALITÉS
FRANCIS LEGAULT Initiative de journalisme local (IJL) Argenteuil francis.legault@eap.on.ca
à leurs propres comportements pour qu’ils puissent les réévaluer. » La campagne, développée par l’agence publicitaire Effet Boomerang de Ste-Thérèse, a débuté un peu avant la rentrée des classes, à la fin du mois d’août, avec l’installation de 110 affiches à travers la municipalités : aux abords des établissements scolaires, à l’entrée des quartiers résidentiels ainsi que sur des bollards au milieu de certaines artères. Différents messages y sont affichés avec Pompom la mascotte, allant du rappel de la limite de vitesse à l’appel à la prudence près des zones scolaires. Une seconde phase de déploiement aura lieu en octobre avec une campagne en ligne ainsi que la distribution de matériel de sensibilisation. Le maire indique que cette campagne de sensibilisation s’étendra sur trois ans et coûtera environ 40 000 $ au total dont 21 500 $ provient d’une subvention de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Monsieur Bigras-Denis indique que des ajustements pourraient être faits dans le déploiement de la campagne, notamment sur le positionnement de certains bol- lards. Il n’exclut pas que d’autres mesures puissent être prises dans les secteurs plus problématiques. « On commence d’abord avec une sensi- bilisation. Si ça ne marche pas, on pourrait y aller avec des aménagements comme le rétrécissement des traverses de piétons, comme on vient de faire devant l’hôtel de ville, ou l’ajout de dos d’âne, dit-il. On
Lancée sans tambour ni trompette, la nouvelle campagne de sensibilisation à la sécurité routière de la Ville de Lachute se démarque avec l’utilisation d’une mascotte en forme de pompom pour inciter les automobilistes à adopter certains comportements plus sécuritaires. C’est le fait que les citoyens semblent de plus en plus inquiets pour la sécurité des piétons et des cyclistes qui a poussé la ville à agir déclare le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. « On a constaté une préoccupation crois- sante au niveau de la sécurité routière de notre population, a-t-il lancé lorsque ren- contré par L’Argenteuil pour parler de ce dossier. On remarque également que le comportement des usagers se détériore un peu au niveau de la vitesse et du non-respect des règlements comme les arrêts. » Ces dernières années, la Ville de Lachute a abaissé la limite de vitesse dans les rues secondaires à 40 km/h en plus de sécuriser certaines traverses de piétons. L’actuelle campagne de sensibilisation s’inscrit dans cette tendance pour sécuriser les rues. « On a décidé d’y aller en force avec cette campagne pour marquer l’imaginaire et être direct dans l’approche, indique le maire. Le but est de sensibiliser les gens
Diverses mesures ont été mises en places pour cette campagne, incluant des bollards au milieu de certaines rues. (Francis Legault, EAP)
veut s’assurer d’intervenir dans les bons secteurs et non seulement là où il y a la perception d’une problématique. » Le maire indique d’ailleurs que la Ville va installer des radars sans affiche, c’est- à-dire qu’ils vont enregistrer la vitesse des véhicules qui passeront devant eux sans la dévoiler aux chaffeurs. Les données collec- tées pourront être utilisées pour déterminer si de nouvelles mesures de sécurisation sont nécessaires dans ces secteurs. La SQ impliquée C’est devant l’affiche de la campagne située devant la polyvalente Lavigne que le maire de Lachute avait donné rendez-vous aux médias. Au moment même de l’entrevue, la Sûreté du Québec effectuait une opération radar devant l’établissement : au moins trois automobilistes et un motocycliste ont été interceptés en moins de trente minutes pour avoir excédé la limite de 30 km/h dans
ce secteur. Le sergent Marc Tessier, de la SQ, affirme que la campagne de la Ville de Lachute semble quand même avoir eu un impact positif sur le comportement des usagers de la route. « Les gens en parlent, ça frappe l’ima- ginaire, confie-t-il. On appuie toujours les initiatives des municipalités pour améliorer le bilan routier. De 2022 à 2024, ce sont quand même 1700 collisions qui ont eu lieu dans les zones scolaires, incluant un décès. » Il mentionne que depuis le début de la présente année scolaire, une trentaine de constats d’infraction ont été remis dans la région pour diverses infractionsen zone sco- laire, allant de l’excès de vitesse au virage en U dans la rue. Il rappelle qu’en zone scolaire, les amendes pour une infraction sont doublées.
Made with FlippingBook Digital Publishing Software