Reflet 2026 06 24

COLLECTIVITÉ

LE REFLET

MARIONVILLE CÉLÈBRE LES 75 ANS DE L’ÉCOLE SAINTE-THÉRÈSE-D’AVILA

La communauté, les anciens élèves et le personnel se sont réunis pour souligner le 75e anniversaire de l’École Sainte-Thérèse-d’Avila, une institution qui contribue à l’éducation en français et à la vitalité de la francophonie locale depuis 1951. (Gabrielle Vinette, EAP)

GABRIELLE VINETTE INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL (IJL) gabrielle.vinette@eap.on.ca

bénévoles, des enseignants, et de toute la communauté de Marionville », a-t-il déclaré. Pour souligner ses accomplissements, les organisateurs lui ont remis symboliquement les clés de l’école. Une célébration tournée vers l’avenir Alors que les célébrations se poursui- vaient sur le terrain de l’école, plusieurs participants ont souligné que l’événement constituait non seulement un hommage au passé, mais également une occasion de réaffirmer l’importance de l’éducation en français et de la vitalité communautaire à Marionville. Les organisateurs ont également tenu à souligner l’appui essentiel de plusieurs partenaires qui ont contribué au succès de

l’événement. La Municipalité de Russell, RONA Embrun et Desjardins figuraient parmi les principaux commanditaires des célébra- tions du 75e anniversaire. Selon les respon- sables de l’école, leur soutien financier et logistique a joué un rôle déterminant dans la réalisation de l’événement et d’assurer la tenue de cette grande fête communautaire. Les organisateurs ont souligné que sans l’appui de ces partenaires majeurs, il aurait été difficile de présenter des célébrations d’une telle envergure. Soixante-quinze ans après son ouverture, l’École Sainte-Thérèse-d’Avila demeure un symbole rassembleur pour les générations qui l’ont fréquentée et celles qui continue- ront d’y apprendre dans les années à venir.

expliqué que ses parents avaient choisi de l’inscrire à l’école française malgré le contexte majoritairement anglophone de l’époque. Plus tard, il a fait le même choix pour ses propres enfants lorsqu’il s’est établi dans la région. Aujourd’hui, sa petite-fille fréquente à son tour l’école Sainte-Thérèse-d’Avila. « Son français est extraordinaire », a-t-il affirmé. « On voit l’importance d’avoir une école francophone à 100 % dans notre communauté. » Le conseiller a également souligné la qualité de l’enseignement offert à Marionville ainsi que la proximité entre les élèves et les enseignants. « C’est un petit bijou », a-t-il déclaré en parlant de l’établissement. M. Lalonde a indiqué que le conseil municipal avait accordé environ 3 600 $ pour soutenir l’organisation des festivités, en plus du prêt de tables, de chaises et d’autres équipements municipaux. Selon lui, la demande est arrivée en cours d’année budgétaire, ce qui limitait les ressources disponibles, mais le conseil a tout de même jugé important d’appuyer l’événement. « Nous avons donné une grande partie des fonds qu’il nous restait pour ce genre d’initiatives parce que nous comprenions l’importance de cette célébration pour la communauté », a-t-il expliqué. Le soutien municipal a notamment permis de répondre à certains défis logistiques liés à l’ampleur de l’événement. « Les tables et les chaises représen- taient un gros défi. Nous avons pu aider à ce niveau-là », a-t-il ajouté. Pour M. Lalonde, la protection des écoles francophones demeure essentielle dans une région où la langue française fait partie intégrante de l’identité locale. « Préserver et protéger ces écoles-là est très important », a-t-il affirmé. Un hommage à un ancien élève paralympien La soirée a été marquée par la reconnais- sance de l’ancien élève Patrice Dagenais, athlète paralympique ayant représenté le Canada à quatre Jeux paralympiques en rugby en fauteuil roulant. M. Dagenais a rappelé l’importance du soutien reçu de la communauté tout au long de son parcours sportif. « J’ai réalisé mon rêve grâce à l’appui des

La communauté de Marionville s’est réunie le mardi, 16 juin, dernier pour souligner le 75e anniversaire de l’École élémentaire catholique Sainte-Thérèse- d’Avila lors d’une grande fête mettant à l’honneur l’histoire, les réalisations, et l’impact de l’établissement au fil des générations. Les célébrations ont débuté par une cérémonie protocolaire réunissant repré- sentants du Conseil scolaire catholique de l’Est ontarien (CSDCEO), dignitaires, anciens membres du personnel, anciens élèves, membres de la municipalité de Russell, et membres de la communauté. Tout au long de la soirée, les visiteurs ont pu profiter d’une programmation variée comprenant la présence du programme communautaire des Sénateurs d’Ottawa, des véhicules du Mustang Classic Auto Club, des prestations du Groupe Folklore Outaouais, des visites éducatives d’EducaZoo, des jeux gonflables, un marché public mettant en valeur des artisans locaux, ainsi que plusieurs activités familiales. Une exposition d’archives et d’objets patrimoniaux retraçait également l’évolution de l’école depuis son ouverture. Une école au cœur de la communauté depuis 75 ans Dans son allocution, le conseiller scolaire du secteur 11 de Beacon Hill-Cyrville, Rideau- Rockcliffe du CSDCEO, André Thibodeau, a souligné le rôle essentiel joué par l’école depuis son ouverture. « Depuis 75 ans, des milliers d’élèves ont eu le bonheur d’être accompagnés par des membres du personnel dévoués à leur réussite et à leur bien-être », a-t-il déclaré. Il a également rendu hommage aux enseignants, aux membres du personnel de soutien, aux directions, et aux familles qui ont contribué au succès de l’établissement au fil des décennies.

Un appui important de la municipalité de Russell

Présent lors des célébrations, le conseil- ler municipal Marc Lalonde a rappelé l’impor- tance de l’école dans la préservation de la langue française dans la région. Originaire de Montréal, M. Lalonde a

Ancien élève Patrice Dagenais, athlète paralympique qui a représenté le Canada à quatre Jeux paralympiques en rugby en fauteuil roulant, a reçu les clés de l’école. (Gabrielle Vinette, EAP)

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