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L’ONTARIO VA DE L’AVANT AVEC LA RÉFORME DE LA RÉSIDENCE EN MÉDECINE
ALLISON JONES La Presse Canadienne
expliqué lors d’une entrevue. «Nous avons renforcé la définition, pour la rendre plus cohérente avec ce que font les autres provinces depuis plusieurs années. Et en l’inscrivant dans la loi plutôt que dans une politique, il est désormais très clair qu’il s’agit d’une orientation du gouvernement, et non d’une simple suggestion», a-t-elle précisé. Un processus en deux phases permet de jumeler les diplômés en médecine avec des postes de résidence. La politique désormais abrogée aurait réservé des places de pre- mière phase aux diplômés internationaux ayant fréquenté une école secondaire en Ontario pendant au moins deux ans. La nouvelle politique proposée garanti- rait un volet dédié au premier tour pour les diplômés internationaux en médecine ayant fréquenté une école secondaire en Ontario pendant au moins deux ans, ou ayant suivi des cours en présentiel dans une université ontarienne pendant au moins deux ans, ou ayant résidé en Ontario pendant au moins vingt-quatre semaines au cours de l’année précédant leur candidature. Divers groupes médicaux, dont l’Asso- ciation médicale canadienne et le Collège
c’est vraiment lorsqu’ils peuvent postuler à ces places de résidence», a-t-elle avancé. La présidente de l’Association médicale de l’Ontario, la Dre Zainab Abdurrahman, craint que, même avec des critères d’éligi- bilité élargis, les nouvelles règles continuent de dissuader les médecins internationaux d’exercer dans cette province. «Nous estimons simplement que res- treindre l’accès au premier tour du proces- sus de jumelage risque toujours d’exclure des médecins qualifiés, formés à l’étranger, qui sont prêts à prendre en charge des patients», a-t-elle affirmé. «Nous reconnaissons qu’il est important de faire revenir les étudiants ontariens pour qu’ils exercent la médecine familiale dans notre province, mais nous devons rester vigilants face aux conséquences imprévues de cette politique», a-t-elle ajouté. Cette politique a fait l’objet d’une contes- tation devant les tribunaux pour des motifs constitutionnels, et Mme Jones estime que les nouvelles règles telles qu’elles sont rédigées dans le projet de loi à venir sont solides. «Nous pensons qu’en l’intégrant dans la législation, en l’alignant sur d’autres juridic- tions canadiennes qui utilisent les mêmes définitions depuis de nombreuses années, nous sommes – comment dire – moins susceptibles d’aller devant les tribunaux», a soutenu la ministre.
L’Ontario s’apprête à inscrire dans la loi une mesure qui donnerait la priorité, pour les postes de résidence médicale, aux candidats ayant un lien avec la province. Le ministère de la Santé a fait la une des journaux la semaine dernière pour avoir annulé une politique presque identique alors qu’un procès était en cours à ce sujet, mais il a en réalité retiré cette politique afin de la transposer dans la loi. La ministre de la Santé, Sylvia Jones, a mentionné qu’elle souhaitait donner la prio- rité aux Ontariens, y compris aux personnes originaires de la province qui sont peut-être parties étudier la médecine à l’étranger, mais qui souhaitent revenir chez elles pour exercer. Cette législation s’alignerait sur les approches adoptées en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince- Édouard, a souligné Mme Jones. «Nous avons légèrement peaufiné le programme (...) pour l’aligner sur celui de trois autres provinces canadiennes», a-t-elle
des médecins de famille du Canada, ont critiqué la politique initiale lors de sa mise en place l’automne dernier, en particulier le fait qu’elle ait été introduite en cours de processus de candidature. Mme Jones a reconnu lors de l’entrevue qu’il y avait eu des «critiques justifiées» concernant le fait que ce changement intervenait en cours de processus, mais a mentionné que l’objectif principal de cette modification réglementaire était de donner aux Ontariens qui ont quitté le pays une occasion de revenir. «De nombreux étudiants et jeunes, pour toutes les bonnes raisons, parce qu’ils voulaient entamer leur carrière médicale, sont partis à l’étranger pour commencer leurs études de médecine, et le moment et le lieu les plus naturels pour eux de revenir, La ministre de la Santé de l’Ontario, Sylvia Jones, s’exprime lors d’une conférence de presse à Queen’s Park, à Toronto, le lundi 20 octobre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/ Laura Procto
PROJETS DE CONVENTION COLLECTIVE: LE VOTE DES TRAVAILLEURS DES POSTES COMMENCE
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NOUS RECRUTONS WE’RE RECRUITING POSTES DISPONIBLES : • Électricien • Mécanicien industriel • Spécialiste en santé et sécurité • Expédieur Tous les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae par le site de IKO Industries ou par courriel.
Un véhicule de Postes Canada arrive à un centre de distribution à Vancouver, en Colombie- Britannique. Photo prise le 17 décembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck
LIA LÉVESQUE La Presse Canadienne
mois une interdiction de travailler des heures supplémentaires et de livrer des circulaires», rappelle le syndicat, dans un message adressé à ses membres. Le syndicat estime avoir ainsi réalisé plusieurs gains, en matière salariale, mais aussi en matière d’avantages sociaux, comme l’assurance-invalidité, et les congés. «De plus, entre autres améliorations, nous avons obtenu des hausses salariales supé- rieures au taux d’inflation national.» Le contexte est aussi important. «Ces pro- jets de convention collective nous apportent la sécurité dont nous avons besoin pour nous opposer au soi-disant ‘plan de transfor- mation’ de Postes Canada», soutient le STTP. La société a en effet annoncé, jeudi der- nier, qu’elle lançait son plan, qui consiste notamment à mettre fin graduellement à la livraison à domicile pour la transférer vers des boîtes communautaires, d’ici cinq ans. Elle compte aussi revoir le déploiement de ses bureaux de poste. Le Syndicat des travailleurs et travail- leuses des postes compte environ 55 000 membres dans deux unités: urbaine, d’une part, et rurale et suburbaine, d’autre part. Au Québec, il est affilié à la FTQ.
Après une très longue négociation, une grève nationale et des grèves tour- nantes, les travailleurs des Postes vont finalement se prononcer, à compter de lundi, sur les projets de règlement qui étaient intervenus avec Postes Canada. Le vote doit se dérouler du 20 avril au 30 mai dans l’ensemble du pays. Les ententes étaient intervenues juste avant Noël, en décembre 2025. La majorité des négociateurs et la majorité des membres du comité exécutif national du syndicat recommandent aux membres du syndicat de voter en faveur de ces projets de convention collective. Ils se disent «convaincus que ces projets de convention collective sont les meilleurs que nous puissions obtenir à l’heure actuelle». «Personne ne peut dire que nous avons peur de nous battre. Depuis novembre 2024, nous avons mené deux grèves nationales pendant sept semaines, des grèves tournantes pendant six semaines, et nous avons imposé pendant plusieurs
AVAILABLE POSITIONS: • Electrician • Millwright • Health & Safety Specialist • Shipper
All interested candidates are asked to submit their resume via the IKO Industries website or by email. IKO Industries Ltd.Attention : Guylaine Lafrance, Plant Administrator 1451, avenue Spence Avenue, Hawkesbury, ON K6A 3T4 Courriel : Guylaine.Lafrance@iko.com 1451 Spence Ave, Hawkesbury ON | 613-632-8581
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