FNH N° 1135

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JEUDI 11 JANVIER 2024 / FINANCES NEWS HEBDO

SOMMAIRE

Editorial

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26 POLITIQUE

ACTUALITÉ

Fatima Ouriaghli Directeur Général responsable de la Publication

29 29 SANTÉ 28 L'UNIVERS DES TPME 28 TDC 2023 : Un concours pour stimuler l’innovation 26 Chronique : Revisiter la politique au Maroc

Voyons voir : Au-delà des banderoles et des slogans Ça se passe au Maroc Ça se passe dans le monde Ça se passe en Afrique

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Ecole buissonnière

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u cœur d'une crise persistante et sans précédent, l'éducation nationale au Maroc se trouve à la croi- sée des chemins. Elle traverse une période bien tumultueuse, où les enseignants et le gouvernement semblent jouer un match sans fin. Malgré l'accord récemment paraphé entre les syndicats et les autori- tés, la grève des enseignants, loin de faiblir, s'inten- sifie, laissant planer une ombre inquiétante sur le

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Virus hivernaux : «La prévention n’a pas de prix, elle doit être une priorité» Pénurie de médecins : La loi 33.21 est une solution «mirage»

BOURSE & FINANCES

paysage éducatif marocain. Les coordinations de l'enseignement, portant l'étendard du jusqu'au- boutisme, semblent réticentes à tout compromis, adoptant une position inflexible dans leur quête de reconnaissance statutaire pour l'ensemble des enseignants contractuels du secteur public. Cette posture, bien que témoignant de leur détermination, soulève des questions cruciales sur la recherche de solutions équilibrées et l'impact sur le droit constitutionnel des élèves à une éducation de qualité. Le droit de grève, pierre angulaire et arme puissante dans une démocratie équilibrée, ne devrait pas être un alibi pour une intransigeance qui met en péril le tissu éducatif national. L'absence de compromis fragilise non seulement le système éducatif, mais exerce également une pression démesurée sur les épaules des élèves, pris en otage par la polarisation du corps enseignant. Des

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Point Bourse Hebdo : L’année 2024 démarre du bon pied Équilibre budgétaire et impératifs sociaux : Un pari réussi pour le Maroc Nouvelle instruction des opérations de change : Peut mieux faire ! Crowdfunding : En attendant les premiers agré- ments OPCVM : 2023, une année faste pour les gestion- naires indépendants Entretien avec Mohamed Tmart : Cybersécurité dans les banques, «Avec la digitalisation croissante, les risques sont amplifiés» Marché boursier : Tendances et pistes d’investisse- ment pour 2024

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mois de perturbations de l’année scolaire laissent forcément des séquelles profondes. La récente vague de suspensions décidées par le ministère de l'Éducation nationale, visant les enseignants refusant de reprendre les cours, aggrave davantage la crise. Et pousse les coordinations à se radicaliser encore plus. A l’exaspération et la ferme- té affichées par la tutelle, les enseignants répondent par une intransigeance sans faille, accentuant la pression autour d'un dialogue déjà fragilisé. Les conséquences sur le temps scolaire, les programmes édu- catifs et, surtout, sur les élèves eux-mêmes, suscitent des inquiétudes légitimes. C’est

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L'absence de com- promis fragilise non seulement le système éducatif, mais exerce égale- ment une pression démesurée sur les épaules des élèves.

CES 2024 : Ouverture à Las Vegas avec un effet «Wow» CES 2024 : Ces innovations qui font vibrer cette édition

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Crise hydrique - Politique agricole : Pourquoi il faut changer de paradigme Économie nationale : De la croissance sans emplois ! Collectivités territoriales : Pourquoi il faut un nou- veau statut pour les cadres et les profils pointus Immobilier : Quels leviers pour assurer la reprise ? Automobile : Le marché termine 2023 en quasi- stagnation Supply Chain mondiale et Bab El Mandeb : Faut-il s’attendre au pire ?

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pourquoi le ministre de l'Éducation nationale, Chakib Benmoussa, souligne la nécessité de garantir aux élèves leur droit constitutionnel à l'apprentissage. Selon lui, l'intérêt supérieur des élèves doit préva- loir sur toute autre considération, dans un contexte marqué par les interruptions des cours dans un ensemble d'établissements sco- laires publics. Encore faut-il qu’il soit entendu par ces enseignants visiblement adeptes du «tout ou rien». Quelle posture le gouvernement doit-il alors adopter ? Céder, ce qui reviendrait à remettre en cause les accords déjà signés et serait un cruel aveu de faiblesse ? Continuer le bras de fer en prenant l’opi- nion publique pour témoin, ce qui ne changera nullement la situation de tous ces élèves contraints à l’école buissonnière ? Aujourd’hui, une seule certitude se dégage : c’est l’avenir de la jeu- nesse qui est en train d’être sacrifiée. u

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34 Rétrospective : Quel bilan en 2023 ? 34 CULTURE

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