KARRY BERREBY
Design Miami Paris, avec un pendentif en forme de tête de bélier signé Boivin, une paire de boucles d’oreilles Cage aux oiseaux de Line Vautrin, une Compression de César qu’on porte autour du cou ou encore le collier Naturalia de Bulgari. « Une merveille ! Tout en or ! On dirait une sculpture. » Mais ces pièces anciennes, signées, véritables œuvres d’art, ne constituent pas tout le trésor de Karry Berreby. Si elle est incollable sur les belles années de la joaillerie – on lui doit entre autres la redécouverte des montres Serpenti Tubogas de Bulgari –, elle a toujours suivi du coin de l’œil la création contemporaine. D’ailleurs n’a‑t‑elle pas elle‑même commencé par là ? « C’est vrai que je suis passée par le Studio Berçot pour faire de la mode, mais j’ai très vite pris la direction de la joaillerie. Pendant de nombreuses années, j’ai eu ma marque : Karry’O ! Je faisais des bijoux à base de pierres dures, de grands sautoirs en turquoise, améthyste et pierre de lune, et je travaillais pour les maisons de couture de l’époque : Christian Lacroix, Dior, Givenchy, Oscar de la Renta… » Aujourd’hui, Karry ne dessine plus de bijoux, « sauf demande spéciale », mais s’enthousiasme pour des créateurs actuels : « Dans ma galerie de la rue de Lille, je présente le travail d’Hanut Singh, d’Inesa Kovalova ou encore de Rebecca Rau, et depuis cette année, les créations d’Antonia Miletto, une Vénitienne qui fait de ravissants bijoux à base de bois serti d’or et de pierres précieuses. À Design Miami Paris, je présente ses pendentifs en forme de poisson, fins et stylisés, d’un chic fou ! » Le genre d’accessoire qu’on peut porter aujourd’hui avec une chemise blanche et un jean. « L’époque a changé, les femmes ne s’habillent plus comme avant, mais ce genre de bijou donne tout de suite de la personnalité à la tenue la plus simple, il est la petite touche qui vous distingue des autres. »
1 l Le collier Naturalia de Bulgari, en or, 1990.?
A participant since the very first edition of Design Miami Paris, this specialist in both vintage and contemporary jewellery returns this year with rare, often unique pieces. Each with a strong personality, for clients with just as much character. By Éric Jansen Jewellery as a Work of Art
Her presence at the fourth edition of Design Miami Paris might disarm a first‑time visitor, surprised to find fine jewellery rubbing shoulders with a Ronan Bouroullec console or a Jean Royère armchair, but such a reaction would be due to a lack of familiarity with Karry Berreby’s unique positioning. A regular at the PAD fair for some fifteen years, she has always loved showcasing her jewellery alongside antique
2 l Compression de César, en or et perle, vers 1990.?
www.designmiami.com et www.karryberreby.com
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