Finances News Hebdo 1239

POLITIQUE

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 18 JUIN 2026

Car malgré les discours sur la paix, c’est la question du pétrole qui domine les calculs straté- giques. Le détroit d’Ormuz est l’un des points névralgiques de l’économie mondiale. Lorsqu’il se ferme, les chaînes d’approvision- nement mondiales sont pertur- bées, les marchés s’affolent et les prix flambent. La réaction des marchés ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. Les cours du pétrole ont immédia- tement reculé de près de 5%, signe que les investisseurs consi- dèrent l’accord comme un facteur de détente géopolitique suscep- tible de réduire les risques sur les approvisionnements énergétiques mondiaux. Contenu flou Mais les marchés, eux aussi, savent que la paix annoncée n’est pas encore la paix acquise. Le premier élément de prudence tient au fait que l’accord demeure largement inconnu. Le texte n’a pas été rendu public. Les moda- lités précises restent floues. Plusieurs sujets sensibles sont renvoyés à de futures négocia- tions : le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions, les mécanismes de contrôle, les garanties sécuritaires et les modalités de reconstruction éco- nomique. Selon les responsables iraniens, une période de négocia- tion de soixante jours doit encore permettre de définir les contours d’un règlement plus complet. Autrement dit, ce qui est présenté aujourd’hui comme un accord his- torique ressemble davantage à un cadre politique ouvrant la voie à des discussions plus approfon- dies.

 L’accord de Genève offre à Donald Trump l’opportunité de conjuguer désescalade géopolitique et détente sur les marchés pétroliers.

Washington-Téhéran

près des semaines de guerre, de tensions extrêmes et de menaces sur l’économie mon- diale, Washington et Téhéran ont finalement annoncé avoir conclu un accord de paix dont la signa- ture officielle est prévue vendredi à Genève. L’annonce a immédiatement suscité une vague de réactions positives à travers le monde. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle central dans la médiation, a parlé L’accord de paix annoncé entre Washington et Téhéran a été accueilli comme un tournant diplomatique majeur après plusieurs semaines de tensions. Mais au-delà de l’enthousiasme des déclarations officielles et du soulagement des marchés, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Par D. William A d’un accord mettant fin aux hos- tilités «sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban» . Le secré- taire général de l’ONU, Antonio Guterres, y voit une «étape vers un règlement pacifique du conflit». L’Union africaine, les puissances européennes et plusieurs Etats arabes ont également salué ce qu’ils considèrent comme une avancée diplomatique majeure. Donald Trump lui-même n’a pas caché son enthousiasme. Sur son réseau Truth Social, le pré- sident américain a proclamé que «l’accord avec la République isla- mique d’Iran est désormais fina- lisé» , avant d’ajouter : «navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots !» . Une formule typique- ment trumpienne, à la fois spec- taculaire et révélatrice des enjeux véritables de cet accord diplo- matique : la sécurité énergétique mondiale, la stabilité des marchés et le retour à une forme de norma- lité économique. Fin de la guerre ou simple pause stratégique ?

La deuxième source d’incertitude réside dans les réactions régionales.

L’absence d’Israël dans les négo- ciations constitue sans doute le principal point de fragilité du processus. Les critiques venues de Jérusalem ont été immédiates et parfois virulentes. Le ministre israélien de la Sécurité natio- nale, Itamar Ben Gvir, a déclaré que «l’accord de Trump ne nous engage pas». L’ancien Premier

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