POLITIQUE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 18 JUIN 2026
ministre Naftali Bennett a évoqué un «tournant dangereux pour la sécurité d’Israël», tandis que Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates a dénoncé un accord négocié « au-dessus de la tête d’Israël». Plus significatif encore, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que son pays maintien- drait ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza « pour une période illimitée». Cette déclaration rap- pelle que, même si Washington et Téhéran choisissent la déses- calade, d’autres acteurs conti- nuent d’inscrire leur sécurité dans une logique de rapport de force permanent. Cette réalité met en lumière la complexité du conflit au Moyen-Orient, où s’entremêlent rivalités régionales, enjeux identi- taires, luttes d’influence et consi- dérations stratégiques mondiales. C’est pourquoi la signature de Genève ne doit pas être inter- prétée comme l’aboutissement d’un processus, mais comme son commencement. D’ailleurs, même parmi les sou- tiens de l’accord, le ton reste prudent. Les pays européens ont salué la perspective d’une fin des hostilités tout en rappe- lant que «l’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire» . Ils se disent prêts à lever certaines sanctions, mais uniquement en échange de mesures « claires et vérifiables» concernant le pro- gramme nucléaire iranien. Nous sommes donc loin d’une normalisation complète. Pour l’Iran, les enjeux sont immenses. Après des années de sanctions et plusieurs semaines de guerre et de tensions, le pays a besoin de respirer économi- quement. Le déblocage éven- tuel d’avoirs gelés, la reprise des exportations de pétrole et le retour progressif des investissements pourraient offrir au régime une marge de manœuvre nouvelle. Pour les Etats-Unis, l’enjeu est également politique. Donald Trump cherche à se présenter comme l’homme qui a réussi là où plusieurs administrations avaient échoué, en mettant notamment fin à un conflit régional majeur tout
Il dépendra de la capacité des signataires à respecter leurs engagements. Car, la vraie ques- tion est là : Les protagonistes ont-ils simplement décidé de sus- pendre leur confrontation ou sont- ils réellement prêts à construire un nouvel ordre régional ? C’est de la réponse à cette interrogation que dépendra la portée de l’accord de Genève. ◆
Même si Washington et Téhéran choisissent la désescalade, d’autres acteurs continuent d’inscrire leur sécurité dans une logique de rapport de force permanent.
en préservant les intérêts stra- tégiques américains. A quelques mois d’échéances politiques importantes, cette image de fai- seur de paix pourrait constituer un
atout considérable. Mais le véritable verdict ne sera pas rendu vendredi à Genève, mais dans les semaines et les mois qui suivront.
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