ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 11 JUIN 2026
d'autres uniquement percevoir des revenus, tandis que certains ne manifestent aucun intérêt pour l'activité. Cette divergence crée rapidement des tensions pouvant conduire à des blo- cages décisionnels ou à des conflits entre branches fami- liales» , souligne l’expert. Toutefois, les données du baromètre de la transmission d’entreprises de BDO fai- saient déjà état d’une prise de conscience de ces enjeux au sein des structures familiales marocaines. Près de 60% des dirigeants intègrent doréna- vant la transmission dans leurs réflexions stratégiques. On note également que la préparation du cédant constitue générale- ment la phase la plus longue de la transmission. Il faut en moyenne entre 3 à 5 ans pour organiser progressivement son retrait, transmettre les connais- sances clés et mettre en place les mécanismes de gouver- nance nécessaires. À l’inverse, la préparation du repreneur requiert souvent entre 3 à 6 mois pour se familiariser avec ses responsabilités et assimiler les rouages du fonctionnement de l’entreprise. Une fois la trans- mission effective, la deuxième génération a besoin de six mois à un an pour bien se lancer. «La transmission ne doit pas concerner uniquement les titres de propriété, mais également les compétences. Les meil- leures pratiques observées au niveau international reposent sur une formation académique solide, une expérience profes- sionnelle externe préalable, un parcours progressif au sein de l'entreprise et un mentorat assuré par le dirigeant sortant. Cette approche renforce la légi- timité du successeur auprès des salariés et des partenaires», indique Khalid Kabbadj. La transmission constitue donc un processus de transforma- tion qui conditionne la pérennité de l’entreprise familiale, mais aussi sa capacité à préserver son héritage en s’adaptant aux aspirations des générations futures. ◆
Services marchands et commerce de gros Une activité contrastée au premier trimestre Les entreprises des services marchands non financiers et du commerce de gros ont évolué dans un contexte marqué par des dynamiques contrastées au premier trimestre 2026. C’est ce qui ressort des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le haut-com- missariat au Plan (HCP), qui mettent également en évidence des perspectives globalement plus optimistes pour le deuxième trimestre.
A
u premier trimestre 2026, l’activité des services marchands non financiers a reculé selon 50% des chefs d’entreprise inter- rogés, tandis que 24% ont signalé une hausse
d’autres équipements industriels. A l’opposé, les autres commerces de gros spécialisés, notamment ceux liés aux combustibles, mine- rais et métaux, ainsi que le com- merce de gros d’équipements de l’information et de la communica- tion, ont enregistré une baisse de leurs ventes. L’emploi est resté stable selon 84% des chefs d’entreprise. Les stocks de marchandises ont été jugés nor- maux par 75% des grossistes. Concernant les prix de vente, 54% des entreprises ont observé une stabilité, tandis que 42% ont signa- lé une hausse.
soutenue par la reprise des trans- ports aériens, de l’entreposage et des services auxiliaires des trans- ports, des transports terrestres et par conduites ainsi que de l’héber- gement. En revanche, les activités de pro- grammation et diffusion ainsi que les activités de poste et de courrier devraient connaître un recul. S’agissant de la demande, 49% des entreprises anticipent une sta- bilité et 40% une augmentation. Concernant l’emploi, 59% des diri- geants prévoient un maintien des effectifs, tandis que 26% tablent sur une hausse. Dans le commerce de gros, les perspectives demeurent orientées à la hausse mais à un rythme mesuré. Pour le deuxième trimestre 2026, 23% des grossistes anticipent une progression du volume global des ventes et 67% prévoient une sta- bilité. Cette évolution serait principale- ment alimentée par les autres com- merces de gros spécialisés, notam- ment ceux liés aux combustibles, minerais et métaux, ainsi que par le commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants et celui des produits alimentaires, boissons et tabac. Par ailleurs, 81% des entreprises estiment que les commandes devraient se situer à un niveau nor- mal au cours du trimestre. La même proportion, soit 81%, prévoit une stabilité des effectifs. ◆
de l’activité. Cette évolution s’explique principa- lement par le repli observé dans les branches des télécommunications et des transports aériens. A l’in- verse, les activités d’entreposage et services auxiliaires des transports ainsi que les transports par eau ont enregistré une progression. Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur s’est établi à 74%. Du côté des carnets de commandes, 86% des dirigeants les jugent à un niveau normal. En matière d’emploi, 37% des entreprises ont enregistré une augmentation de leurs effectifs, alors que 49% ont fait état d’une stabilité.
Un regain d’optimisme pour le deuxième trimestre
Pour le deuxième trimestre 2026, les anticipations des chefs d’entre- prise des services marchands non financiers font ressortir une amélio- ration de la conjoncture. Ainsi, 46% des répondants pré- voient une augmentation de l’acti- vité, alors que 15% anticipent une baisse. Cette progression attendue serait
Le commerce de gros affiche une relative résilience
Dans le commerce de gros, les ventes sur le marché local ont été jugées stables par 59% des gros- sistes et en hausse par 22%. Cette évolution est portée par la progression des ventes dans le commerce de gros de produits ali- mentaires, de boissons et de tabac, le commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ainsi que le commerce de gros
46% des répondants prévoient une augmentation de l’activité, alors que 15% anticipent une baisse.
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