Vision 2026 10 07

A R T S GABRIELLE GOULET DÉVOILE SON NOUVEL ALBUM

CHRONIQUE [ PAR YVON LEGAULT ]

yvon.legault@eap.on.ca

DIGNE D’UN SKETCH DU BYE BYE Être journaliste affecté à la couverture du Canadien de Montréal, ça ne doit pas être ennuyant. Tout d’abord, parce que le Tricolore est l’une des jeunes équipes les plus excitantes de la Ligue nationale de hockey. Deuxièmement, parce que l’entraîneur-chef Martin St-Louis a cette façon bien à lui de répondre aux questions.

pourcentage de victoires de plus de .600. Une autre équipe suit de près avec un dossier de .500. C’est le consensus parmi les observateurs du circuit à qui j’ai parlés au cours des dernières semaines : « Les équipes n’ont jamais été aussi jeunes et la compétition n’a jamais été aussi relevée. » Il sera intéressant de voir si la Brigade de Glengarry, les Aeros d’Athens, les Packers d’Arnprior, les Royals de Richmond, les Hawks de Winchester et les Tikis de Brockville seront en mesure de maintenir la cadence des puissances traditionnelles du circuit. Sans oublier les Panthères d’Embrun, qui auront assurément leur mot à dire au cours de ce long marathon qui ne fait que commencer. Une bonne transaction pour les deux équipes ? Les Blue Jackets de Colombus et les Maple Leafs de Toronto ont surpris un peu tout le monde sur la planète hockey en bâclant une transaction majeure à la veille du début de la saison dans la LNH. Oublions les acteurs secondaires, l’échange est Kirill Marchenko en retour de Matthew Knies. À première vue, il s’agit d’une bonne transaction pour les deux équipes. Les Maple Leafs obtiennent un joueur, qui selon certains experts, possède un plafond plus élevé que Knies. Les Blue Jackets, eux, mettent la main sur un attaquant dont le style de jeu et la personnalité cadrent davantage avec la culture que l’entraîneur- chef Rick Bowness tente d’instaurer à Colombus. Personnellement, j’aime bien Knies. Mais, qui vivra verra. Les origines de Lalonde, prise 2 Il y a deux semaines, je vous parlais de Derek Lalonde. Je mentionnais alors, à ma grande surprise, avoir appris que les origines du nouvel entraîneur associé du Canadien de Montréal remontaient au village d’Alfred, dans l’Est ontarien. Son grand-père, un Franco-Ontarien, avait quitté la région pour s’établir à Massena, dans l’État de New York, en 1940, avant de déménager à Brasher Falls pour travailler dans l’industrie du charbon. C’est dans ce petit village situé à une trentaine de kilomètres de la frontière canadienne, près de Cornwall, que Derek Lalonde est né. Je terminais ce segment de chronique en vous lançant à la blague que je ne connaissais pas le nom du grand-père Lalonde, la généalogie n’étant pas mon domaine d’expertise. Eh bien, le mystère a été élucidé. Nous avons maintenant un nom. Enfin, « nous », en excluant l’auteur de ces lignes, bien entendu. Le grand-père de Derek serait Omer Lalonde, tandis que le père se nommerait Jean-Jacques Lalonde. Merci à la personne qui m’a gentiment fourni l’information après avoir fouillé de vieux livres sur l’histoire du village d’Alfred qu’elle conserve précieusement chez elle. Allez, bonne semaine !

Très souvent, ses réponses sont du bonbon pour les nombreux scribes qui couvrent l’équipe. On est loin des clichés et du discours préfabriqué qu’on entend souvent de la bouche de certains instructeurs. Après ses fameuses métaphores « de la game dans la game » et « jouer le rôle de la chaise dans laquelle tu es assis », il en a sorti une autre bonne cette semaine lorsqu’on lui a fait part des commentaires élogieux de Sidney Crosby à l’endroit de Juraj Slafkovsky. Vous l’avez entendu, j’en suis certain. « Les joueurs talentueux, ce sont des artistes. Tu ne veux pas les faire peinturer avec les numéros. Tu veux les laisser être des artistes. Il faut juste qu’il peinture à l’intérieur de la toile ( canva ). Nous, il faut créer la toile pour lui et le laisser être un artiste. Je ne sais pas quel genre d’artiste qu’il va être, mais ce n’est pas un artiste fini », a-t-il dit dans son langage imagé bien à lui. Je l’écoutais et les images défilaient dans ma tête. Je me disais : « Hmmm, il me semble que ce serait du bon matériel pour un sketch du prochain Bye Bye. » Je lance ça dans l’univers. Les Nats : 15 buts ! Ceux et celles qui s’inquiétaient de l’attaque des Nationals de Rockland cette saison, à la suite des départs de Gabriel LeHouillier, Mavrick Brunet et Vital Denis, peuvent dormir en paix. L’offensive des doubles champions en titre de la Ligue centrale de hockey junior du Canada se porte très bien, merci. Les Nats ont écrasé les Braves de Brockville 15-3 dimanche à Nepean, dans le cadre du traditionnel Showcase du circuit. Ils ont décoché 61 tirs au but au cours de la rencontre. Jérémy Belleau s’est illustré avec une récolte de cinq buts et une passe, une performance qui lui a permis de se hisser au sommet des meilleurs marqueurs de la ligue. À leurs trois derniers matchs, les troupiers de l’entraîneur-chef Justin Pereira ont inscrit 29 buts. Et cette production offensive provient d’un peu partout dans l’alignement. Rien de très rassurant pour Depuis 2010, seulement quatre équipes ont remporté les grands honneurs dans la Ligue de hockey junior de l’Est ontarien : les Vikings de Casselman, les Canadiens Jr. d’Ottawa, les Blue Wings de Perth et les défunts Castors de Clarence. Les Vikings dominent cette période avec neuf championnats, dont cinq consécutifs de 2014 à 2018. Suivent ensuite les Canadiens avec trois titres, les Blue Wings avec deux, tandis que les Castors en ont gagné un. La tendance pourrait bien se maintenir cette saison. La nouvelle campagne vient à peine de débuter, mais Casselman, Ottawa et Perth se retrouvent déjà parmi les meilleures formations du circuit. Mais, cette fois-ci, la lutte s’annonce plus ouverte. Pas moins de huit des 14 formations de la ligue affichent un les brigades défensives averses. Congestion au haut du classement

Gabrielle Goulet. (Gabrielle Goulet, Facebook)

BENOIT CASTONGUAY nouvelles@eap.on.ca

d’instruments sans chercher à plaire aux autres, mais pour lancer ce que moi j’avais envie d’entendre », dit-elle.

Gabrielle Goulet marque un retour attendu avec le dévoilement de son troisième opus, Fragile . Originaire de Bourget, l’autrice-composi- trice-interprète est montée sur la scène du Centre récréatif de Bourget le 26 septembre pour dévoiler son plus récent album. L’ancrage local et le retour à Bourget Lancé officiellement lors de la 58e édi- tion du Festival Western de St-Tite le 18 septembre dernier, Goulet souligne qu’il était primordial pour elle de partager ce moment avec les gens de sa communauté qui l’appuient depuis ses débuts. « C’était un rêve de pouvoir faire mon lancement au Festival Western de St-Tite, mais je me suis dit que ça n’allait pas rejoindre tout mon monde ici, ceux qui me suivent depuis le début », explique Goulet. « Quoi de mieux que Bourget, où je suis née et où j’ai grandi? C’était important pour moi d’offrir ce spectacle-là aux gens qui comptent : ma famille, mes proches, mes amis et les fans de la région. » Établie dans Prescott et Russell, l’artiste demeure profondément attachée à ses racines rurales. « Fille de campagne un jour, fille de cam- pagne toujours! Le rythme de vie est plus calme, plus relax, et ça me permet d’avoir du temps d’écrire, d’être inspirée et de rester moi-même.,» dit-elle. La thématique de l’album Selon l’artiste, ce nouvel ouvrage explore des thèmes universels : les histoires d’amour, les regrets, la résilience et le courage de faire des choix pour soi-même. Intitulé à partir de la chanson du même nom, écrite par Martin Rocheleau, l’album fragile propose un country moderne teinté de folk et de sonorités western. Pour l’artiste, ce projet provient d’une prise de conscience personnelle et assumée. « Pendant longtemps, j’ai essayé de le nier; je me disais que je faisais juste de la pop. Mais le country m’a rattrapée, c’est naturel chez moi. Pour Fragile , j’ai décidé de foncer dans les sonorités et les choix

Évolution artistique et processus de création

Elle est solidement établie dans le pay- sage musical francophone grâce au succès de son album Elle sait, nommé à l’ADISQ. Son parcours inclut également le prix Francophone Artist of the Year au gala de l’Association de la musique country de l’Ontario, Meilleure Interprète Féminine aux Prix Trille Or, une performance aux Jeux parapanaméricains de Toronto et la Chanson de l’année SOCAN au Gala Country pour Juste toi. Elle mentionne avoir franchi de nouvelles étapes professionnelles et personnelles, notamment la conciliation avec son rôle de mère auprès de son garçon de trois ans. « Voir la vie dans les yeux de mon fils m’a rapprochée de mes sentiments et m’a appris à prendre le temps de m’écouter, souligne-t-elle. «Même si mon écriture reste axée sur la simplicité et le storytelling, cette maturité s’entend clairement dans les textes. » Elle explique que ce projet est le fruit d’une étroite collaboration avec son équipe de production, sa maison de disques et d’une chimie remarquable avec les musi- ciens Martin Rocheleau, Brandon Girouard, Noah Rivard, Maxime Renaud et Yan Leduc. « Nous avons collaboré étroitement, que ce soit pour trouver des mélodies à la gui- tare ou pour écrire des chansons sur la route durant de longs trajets. Ensemble, nous avons monté un album qui me ressemble, avec un résultat au-delà de mes attentes », affirme-t-elle. À l’horizon Goulet compte multiplier les prestations sur scène au cours des prochains mois, tout en maintenant l’équilibre entre ses engagements professionnels et sa vie familiale. Elle espère mettre en place une tournée officielle complète pour la saison 2027-2028. L’album Fragile est disponible sur l’ensemble des plateformes numériques d’écoute, ainsi que via le site Web officiel de l’artiste et ses réseaux sociaux.

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