BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 16 JUILLET 2026
Bourse de Casablanca Les fondamentaux reprennent les commandes
80,5 milliards de dirhams, tan- dis que leur capacité bénéficiaire progresserait de 10,7% à 19,7 milliards. Les industries devraient, de leur côté, afficher une croissance des revenus de 16% en 2026, à 246,2 milliards de dirhams. Le RNPG sectoriel est attendu à 27,7 mil- liards de dirhams, en hausse de 7,7%, et de 13,5% hors effet Maroc Telecom. La dynamique serait notamment soutenue par les mines, les infrastructures et les grands chantiers d’investis- sement. Dans les assurances, l’exercice 2026 sera marqué par l’effet périmètre de la fusion-absorp- tion d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc. Les primes acquises nettes sont attendues en hausse de 15,1% à 25,5 milliards de dirhams, avec une capacité bénéficiaire en progression de 28,5% à 2,4 milliards. En plus des résultats, plusieurs catalyseurs pourraient continuer à soutenir la cote. La capitalisa- tion boursière dépasse désor- mais 1.028 milliards de dirhams, signe d’un marché plus profond. La liquidité s’améliore, portée par la hausse des échanges et le poids du marché central dans les volumes. BMCE Capital met également en avant la dynamique des IPO, après des introductions large- ment souscrites en 2024 et 2025, ainsi que le cycle d’investisse- ment lié aux grands projets d’in- frastructures, notamment ceux associés à la Coupe du monde 2030. Dans ce contexte, les grandes valeurs cotées apparaissent bien positionnées pour capter une partie de cette dynamique, en particulier dans la banque, la construction, le ciment, les maté- riaux et les services. Le scénario reste néanmoins exposé à plu- sieurs risques : aléas climatiques, tensions géopolitiques, pres- sion sur les prix de l’énergie ou fermeture éventuelle du détroit d’Ormuz. Pour BMCE Capital, la séquence actuelle impose donc davantage de sélectivité, sans invalider le potentiel de crois- sance du marché. ◆
Après trois années de forte hausse, la Bourse de Casablanca entre dans une phase plus sélective. Pour BMCE Capital Global Research, la respiration observée en 2026 ne remet pas en cause le scénario de fond : celui d’un marché actions encore soutenu par la croissance des bénéfices, un environnement macroéconomique porteur et plusieurs relais structurels. Par Y . Seddik
Après un rallye exceptionnel de trois ans, marqué par une envolée cumulée du MASI de plus de 60%,
le marché actions s'est accordé une pause légitime en 2026.
L
e bureau de recherche rappelle que le MASI sort d’un cycle exceptionnel, avec des pro- gressions de 12,8% en 2023, 22,2% en 2024 et 27,6% en 2025. Dans ces conditions, la correc- tion engagée depuis le début de l’année apparaît davantage comme une consolidation après excès qu’un retournement de tendance, même si les tensions géopolitiques et la remontée de l’aversion au risque ont accentué le mouvement. Le marché reste, selon BMCE Capital, adossé à une dynamique bénéficiaire robuste. La capacité bénéficiaire des sociétés cotées est passée de 28,6 milliards de
dirhams en 2021 à 50,9 milliards en 2025, confirmant que la hausse des cours n’a pas été unique- ment portée par une expansion des multiples. L’amélioration des résultats demeure donc l’un des principaux arguments en faveur de la cote casablancaise. Sur le plan macroéconomique, le contexte reste jugé favorable. La croissance du Maroc est attendue à 5,2% en 2026, por- tée par la reprise agricole, la demande intérieure et l’investis- sement, dans un environnement d’inflation contenue et de poli- tique monétaire stable. À cela s’ajoute le retour du souverain en catégorie Investment Grade, élément susceptible de renforcer l’attractivité du marché auprès des investisseurs. Dans son Scope 40, BMCE Capital anticipe une progression de 13,6% du chiffre d’affaires
agrégé en 2026, à 352,2 milliards de dirhams, puis à 376,6 milliards en 2027. Le résultat d’exploita- tion est attendu à 95,9 milliards de dirhams en 2026, en hausse de 6%, avant d’atteindre 103,6 milliards en 2027. La capacité bénéficiaire ressortirait à 49,7 milliards de dirhams en 2026, puis à 53,4 milliards en 2027. Retraitée de l’effet non récurrent lié à Maroc Telecom, la crois- sance du RNPG atteindrait envi- ron 13% en 2026. La contribution sectorielle res- terait large, mais les banques, les mines et les assurances devraient concentrer une part importante de la croissance. Les financières bénéficieraient de la progression du PNB, de la maî- trise des charges et d’une nor- malisation progressive du coût du risque. Leur PNB est attendu en hausse de 6,3% en 2026, à
Les industries devraient afficher une croissance des revenus de 16% en 2026, à 246,2 milliards de dirhams.
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