Vision 2026 04 08

"$56"-*5 4r/&84 LES JEUNES ENTREPRENEURS FONT FORTE IMPRESSION

CHRONIQUE [ PAR YVON LEGAULT ]

yvon.legault@eap.on.ca

BRAVO, DU SANG LOCAL À LA TÊTE DES HAWKS Personne ne sera surpris de savoir que les Hawks de Hawkesbury ont un nouvel entraîneur-gérant. La rumeur circulait en ville et dans toute la région de Prescott-Russell depuis déjà quelques semaines.

The fourth annual CSDCEO Dragons competition took place on April 2. (Gregg Chamberlain, EAP)

Deux saisons consécutives sans participer aux séries éliminatoires, ce n’est jamais bon signe pour l’homme de hockey en place. Surtout à la tête d’une organisation qui a connu sa large part de succès dans la Ligue de hockey junior Centrale du Canada au fil des années. Je ne connais pas Ryan Leonard. Je lui ai parlé une seule fois depuis que j’ai repris cette tribune. Je ne doute pas qu’il ait eu à cœur les succès de l’équipe et qu’il a tout fait en son possible pour la mener jusqu’aux éliminatoires. Mais au hockey, comme dans tous les autres sports, « ce qui fait foi de tout, c’est la victoire » pour utiliser une citation du bon vieux Mario Tremblay alors qu’il était à la barre du Canadien de Montréal. Et, les victoires, malheureusement, elles n’ont pas été suffisamment nombreuses sous la tutelle de Leonard. C’est sûr qu’il a joué de malchance durant son séjour de deux ans à la barre de l’équipe. Coup sur coup, il a perdu les services de certains de ses meilleurs éléments offensifs en plein cœur de la saison. Le club ne s’en est jamais remis. Le propriétaire des Hawks, Sylvain Landers a décidé qu’un changement s’imposait. L’avenir nous dira s’il a eu raison ou non de le faire. Du sang local Ce qui me réjouit cependant c’est que l’état-major ait décidé d’ajouter du sang local à la tête des Hawks. J’applaudis le fait qu’on fasse confiance à Marc Berniqué, qui revient dans le poste d’entraîneur-gérant après une absence de deux ans. J’aime bien aussi le fait qu’on donne l’opportunité à l’ex-joueur étoile, Martin Beaulne, de revenir dans le giron de l’équipe à titre d’entraîneur- adjoint. Bravo! Je n’ai rien contre les hommes de hockey originaires du nord de l’Ontario, de Toronto ou de la Capitale nationale, mais il y assurément de bons jeunes candidats dans notre belle région. Surtout maintenant qu’on retrouve des équipes de hockey mineur AA et AAA dans Prescott-Russell et que des équipes juniors telles que les Cougars de Vankleek Hill et les Vikings de Casselman remportent du succès année après année dans leur circuit respectif. Si les Cobras, le Wild, les Cougars et les Vikings peuvent produire de futures vedettes de la Ligue centrale ou de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL), pourquoi ne pourraient-ils pas former de bons instructeurs. À l’époque, Jacques Tranchemontagne a parié sur le jeune Bob Hartley. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a vu juste et qu’il a gagné sa mise. Pourquoi l’histoire ne pourrait-elle pas se répéter une autre fois. La clef: le recrutement La tâche qui attend Marc Berniqué

ne sera pas de tout repos. Surtout que dans la situation actuelle où se trouve l’organisation, il part de loin, de très loin. La clef du succès pour les équipes en région, qui évoluent dans la Ligue Centrale, a toujours été le recrutement. Les Hawks ont toujours été un peu défavorisés à ce chapitre. Lorsqu’on est à une heure de route de la Capitale nationale, il est plus difficile de convaincre un bon joueur d’Ottawa d’entreprendre sa carrière junior à Hawkesbury, à Brockville ou à Pembroke. C’est pourquoi, au fil des années, le Québec est devenu le territoire de prédilection des Hawks au chapitre du recrutement. À l’époque, Mac MacLean y a découvert quelques pépites d’or. Il suffit de penser à François Bessette, Jocelyn Fortin, Jean Poulin, Julien Cossette et Réjean Leduc. Mais c’est sous l’ère Bob Hartley que l’infusion de jeunes talents québécois a été la plus notable. Éric Veilleux, Dominique Ducharme, Martin St-Louis, Martin Perrin, Jean-Pascal Lemelin, Nicolas P. Perreault, Christian Lavoie-Lebel, Simon Toupin et Nicolas J. Perreault ont tous, à tour de rôle, entrepris leur carrière junior dans l’uniforme des Hawks et contribué largement aux succès de l’équipe. La filière québécoise semble avoir été mise de côté au cours des deux dernières années. Pourquoi ? Si l’on se fie au moulin à rumeurs, plusieurs ponts auraient été brisés dans la Belle province. De solides relations établies au fil des années que Berniqué tente maintenant de sauver, car il sait que les succès de l’équipe en dépendent. Si j’avais à parier sur lui, je n’hésiterais pas à le faire. Séries intéressantes Le moins qu’on puisse dire c’est que les séries finales, tant dans la Ligue de hockey junior de la Capitale nationale que dans le circuit junior de l’Est ontarien, sont des plus intéressantes. Au grand plaisir des partisans des Cougars de Vankleek Hill et des Vikings de Casselman. Dimanche à Vankleek Hill, le club hôte a remporté la victoire pour la première fois depuis le début de la série. Les Cougars sont revenus de l’arrière pour battre les tenaces Rideaus de Westport 4-2 et prendre les devants 3-2 dans la série. Au cours des quatre premières joutes, ce sont les visiteurs qui avaient dominé sur la patinoire adverse. Comme quoi ce n’est pas une « série de homers ». Dans la ligue junior de l’Est ontarien, c’est aussi corsé. Les Vikings et les Bears de Smiths se sont partagés les honneurs des deux premières parties. Les Vikings ont raté une belle occasion de prendre l’ascendant dans la série en s’inclinant 5-4 en prolongation à Smiths Falls, samedi dernier. Voilà une série qui pourrait bien se rendre jusqu’à la limite.

GREGG CHAMBERLAIN nouvelles@eap.on.ca

trimestre par une invitation ouverte aux élèves qui souhaitent y participer. Ceux qui s’inscrivent commencent par élaborer une idée de projet d’entreprise, avec les conseils avisés du personnel du district et de mentors bénévoles. À la fin du mois de janvier, ils présentent leur concept de projet initial, puis, lors d’ate- liers organisés en février, les mentors et les Dragons encadrent les élèves participants dans le cadre d’ateliers de formation visant à élaborer un plan d’affaires structuré et solide. Une session de présentation préliminaire a lieu en mars. Les jeunes entrepreneurs reçoivent des commentaires sur la manière d’améliorer leur présentation en vue de la session de présentation finale, le 2 avril, devant le jury des Dragons, dans les locaux EV$4%$&0Æ-0SJHOBM Annabelle Chartrand, élève de dernière année à l’École secondaire catholique de Plantagenet, cherche à transformer son amour de la danse en une opportunité commerciale pour elle-même, mais aussi en un moyen de partager sa passion artistique avec sa communauté à travers son projet Studio Belle Dance et Fitness. « J’aime l’activité physique, a déclaré Chartrand, et je veux apporter de la nou- veauté à notre communauté. » Les membres du jury du défi « Dragons » de cette année sont : Louis Béland, E&OUSFQSFOFVSJBM4LJMMT -JTB-BOHFWJO  du Centre d’entrepreneuriat de Prescott- 3VTTFMM%BOJFM4JHPVJO EFMB4PDJÊUÊEF EÊWFMPQQFNFOU EF 1SFTDPUU3VTTFMM  FU Chloé Lapensée, de Plantagenet Berrie. Éric Charlebois, le Glengarry Inter-Agency Group FUMB$PNNJTTJPOEFGPSNBUJPOEFM&TUEF M0OUBSJPPOUBQQPSUÊMFVSTPVUJFOFOUBOU que mentors pour la quatrième édition du EÊà$4%$&0%SBHPOT -FEÊà$4%$&0%SBHPOTEFDFUUFBOOÊFB SÊVOJKFVOFTFOUSFQSFOFVSTRVJPOUSÊVTTJ à convaincre les Dragons du bien-fondé de leurs projets, ce qui leur a valu un total de EFTVCWFOUJPOTSÊQBSUJFTFOUSFFVY pour couvrir leurs frais de développement. -FT:PVOH%SBHPOTEV$4%$&0RVJPOU remporté le défi cette année sont : Maxime Beauchesne, Hugo Surprising, Addison Quaile et Tristan Lapointe de l’École secon- EBJSFDBUIPMJRVFEF$BTTFMNBO/JLPMBJ %POTLPWFU"MFYJ.BSJPOEFM DPMFTFDPO - EBJSFDBUIPMJRVFE&NCSVO)VHP$IBSMFT Lalonde et Annabelle Chartrand de l’École TFDPOEBJSF DBUIPMJRVF EF 1MBOUBHFOFU  Damien Auger, Jamie Ferguson et Kiana Lalonde de l’École secondaire catholique -&TDBMFÆ3PDLMBOE4BNVFM#BOHTFU Annie-France Tweed de l’École secondaire DBUIPMJRVFSÊHJPOBMFEF)BXLFTCVSZ$ÊESJD Sauvé de l’École secondaire catholique Le Relais à Alexandria.

Pour être un Dragon dans le monde des affaires, il faut de la créativité, de la confiance et du courage ; ces jeunes entrepreneurs possèdent toutes ces qualités. La quatrième édition du concours « Dra- HPOTvEV$4%$&0BWVÊMÍWFTTFQSÊTFO - ter devant un jury composé de « Dragons » issus du monde des affaires de Prescott et Russell le 2 avril dernier, afin de présenter leurs projets entrepreneuriaux dans le but d’obtenir l’approbation des « Dragons » et un capital de démarrage pour concrétiser leurs premiers rêves d’entreprise. Le défi Dragons s’inscrit dans la straté- gie globale du Conseil scolaire de district DBUIPMJRVFEFM&TUPOUBSJFO $4%$&0 WJTBOU à soutenir et à encourager les élèves des écoles du district à poursuivre leurs rêves, qu’ils soient d’ordre académique, profession- nel, commercial ou autre, avec confiance et détermination. « C’est ce que nous souhaitons pour FVYMPSTRVJMTBUUFJHOFOUMBFBOOÊFv B déclaré Brigitte Boyer, directrice des services QÊEBHPHJRVFTEV$4%$&0 -FEÊàj%SBHPOTvEV$4%$&0TJOTQJSF EFMÊNJTTJPOj*OUIF&ZFPGUIF%SBHPOvFU repose sur un partenariat entre le district scolaire, le gouvernement provincial et des représentants du secteur privé local. Le $4%$&0PSHBOJTFDFUÊWÊOFNFOUBOOVFM-FT représentants du monde des affaires jouent à la fois le rôle de mentors, aidant les élèves participants à élaborer leurs plans d’affaires, et celui des « Dragons », qui décident si les élèves ont présenté un argumentaire suffisamment convaincant pour que leur projet d’entreprise mérite d’être approuvé et reçoive un « capital d’amorçage » destiné à soutenir le démarrage de l’entreprise. Le gouvernement provincial accorde une subvention de soutien d’environ 20 000 dollars qui fournit ce « capital d’amorçage » afin d’aider les élèves entrepreneurs retenus à transformer leur proposition en une entreprise viable. L’un des objectifs du projet est d’aider les élèves intéressés par le commerce à acquérir une expérience pratique de l’entrepreneuriat. « C’est toute l’idée d’être innovant et créatif », a déclaré Michelle Filion, conseillère QÊEBHPHJRVFBV$4%$&0 « Pour certains de ces élèves, il s’agit d’un projet de job d’été, explique Kathy Chaumont, responsable de l’entrepreneuriat BV$4%$&0%BVUSFTTPVIBJUFOUDSÊFSMFVS propre entreprise, c’est donc une étape préparatoire. Toutes ces compétences peuvent être mises à profit dans une future entreprise. » -F%Êà$4%$&0EÊCVUFBVEÊCVUEV

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