SAM Allons 3-2026_Chan(g/c)e

CHANGE – CHANCE

Le changement est possible Le changement est exigeant, mais il est à notre portée : notre cerveau est conçu pour cela. Comprendre ce qui se passe en nous et chez les autres nous aide à cesser de lutter contre le changement pour commencer à le façonner. Mais comprendre ne suffit pas. Il faut aussi avoir confiance en ses capacités, en son che- min et en Celui qui nous soutient, même lorsque la prochaine étape n’est pas encore visible. Le cerveau est capable d’apprendre, de dé- passer les résistances et de développer la confiance. Pour cela, il doit se sentir en sécu- rité, reconnu et impliqué de manière por- teuse de sens. Le sentiment d’appartenance n’est pas un simple détail : il favorise l’ouver- ture et encourage le changement. Celui qui se sait accueilli ose davantage. Celui qui se sait porté va plus loin.

La Dre Barbara Studer explique comment notre cerveau s’adapte aux changements.

Texte : Dre Barbara Studer Elle est neuroscientifique, fondatrice de Hirncoach et auteure du bestseller « Hirnpower ». Hirncoach propose des programmes destinés aux entreprises, aux équipes dirigeantes et aux particuliers afin de mieux comprendre le fonc- tionnement du cerveau et d’accompagner durable- ment le changement.

Il est également utile de décomposer le changement en petites étapes : « Quel est le plus petit pas que je peux accepter au- jourd’hui ? » Chaque petite réussite active le système de récompense et renforce la confiance. Enfin, le sens joue un rôle déter- minant : le cerveau accepte plus facilement le changement lorsqu’il comprend pourquoi il est nécessaire. Trouver un terrain commun Dans les équipes, les familles et les organi- sations, les personnes enthousiastes face au changement et celles qui y résistent se cô- toient chaque jour. Les premières trouvent souvent les secondes trop prudentes, tandis que les secondes perçoivent les premières comme trop impulsives. La sécurité psychologique – le fait de pou- voir s’exprimer librement sans craindre de conséquences – est essentielle d’un point de vue neurobiologique. Elle réduit le taux de cortisol, active le cortex préfrontal et rend le cerveau plus ouvert à de nouvelles perspec- tives. Les processus de changement ont donc be- soin d’un cadre dans lequel les préoccupa- tions peuvent être exprimées et entendues. Ils nécessitent des responsables capables de reconnaître les incertitudes plutôt que de les minimiser, ainsi que du temps pour per- mettre au cerveau de passer du mode « alarme » au mode « apprentissage ».

Le changement chez SAM global « Le changement est à notre portée », affirme la neuroscientifique Barbara Studer. En tant que comité, nous nous engageons pleinement dans le processus de transformation de SAM global. Celui-ci se manifeste notamment par notre nouvelle forme d’organisation (VSM) ainsi que par l’arrivée de nouveaux collabo- rateurs, qui contribuent à faire évoluer la culture de notre organi- sation. Le changement est indispensable pour continuer à nous déve­ lopper et préparer l’avenir, afin de répondre aux attentes des prochaines générations de collaborateurs appelés à partager l’amour de Dieu dans le monde. Il implique aussi d’oser faire les choses autrement. De nouvelles méthodes de travail appa- raissent, avec parfois des erreurs, que nous souhaitons ana­ lyser afin d’en tirer des enseignements. Le changement ouvre de nouvelles opportunités que nous vou- lons saisir. De nombreux chrétiens confondent les valeurs chrétiennes, qui demeurent immuables, avec les formes et les méthodes, qui, elles, évoluent. Nous souhaitons éviter cet écueil. Notre objectif est de construire ensemble le changement, avec courage et confiance en Dieu.

Simon Reifler, Président du comité de SAM global

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SAM ALLONS 3 | 2026

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