FNH N° 1244 V2 (2)

ECONOMIE

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FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

Campagne agricole 2026/2027 La prochaine saison bénéficie de conditions favorables pour le démarrage La prochaine campagne devrait démarrer à partir de la deuxième quinzaine d’octobre. Les fellahs pourront l’entamer avec plus d’optimisme grâce à l’amélioration de leur trésorerie sous l’effet des récoltes importantes générées en 2026. Ces moissons ont permis de niveler vers le bas les prix de l’aliment de bétail au bénéfice des éleveurs. L’apport en eau conséquent a permis un taux de remplissage des barrages, assuré une bonne visibilité pour les périmètres irrigués et renouvelé la nappe phréatique.

la pluie est au rendez-vous lors des prochaines saisons, il faut s’attendre à un retour à la nor- male. Par ailleurs, les exploitants font face à différentes contraintes comme la hausse des intrants qui génère une hausse du coût de production et se répercute sur les prix domestiques. Autre pro- blématique, les exploitants qu’il soient cultivateurs ou éleveurs sont unanimes à soulever la rareté de la main-d’œuvre. Ils indiquent qu’ils trouvent beaucoup de dif- ficultés pour engager des travail- leurs à des prix compétitifs. «Dans le monde rural, la plupart des jeunes se désintéresse du travail agricole le jugeant pénible et peu rémunérant. Ils cherchent de l’emploi dans le BTP, le com- merce ou autres. En l’absence d’une mécanisation suffisante, ce problème devrait s’accentuer davantage lors des prochaines saisons. Les exploitants seront contraints de payer à prix fort le coût de la main-d’œuvre. Certains ont recruté des Subsahariens pour combler ce manque», indique Mouhcine, Belarbi, ingénieur en génie rural. ◆

Par C . Jaidani

 Les réserves en eau des barrages assurent une bonne visibilité pour les périmètres irrigués.

Ressources hydriques

Le taux de remplissage des barrages à plus de 68% Au 24 août 2026, les réserves en eau des barrages du Royaume culminent à 11,6 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 68,1% contre 34,1% au cours de la même période de l’année dernière. Tous les bassins hydrauliques ont bénéficié de l’apport pluviométrique consé- quent qu’a connu le Royaume en début de l’année. Les grands barrages présentent des réserves en eau importantes. Le barrage Al Wahda dans le bassin du Loukkos affiche un taux de rem- plissage de 85%, dans le bassin d’Oum Rabii, les barrages d’Al Massira et de Bin El Ouidane sont respectivement à 40% et 83%. Plus au sud, dans le bas- sin de Draa Tafilalet, le barrage Mansour Eddahbi est à 38%. Dans le bassin de Moulouya, le barrage de Hassan II est à 57%.

L

a campagne agricole 2026/2027 devrait démarrer dans quelques semaines probablement à partir de la deuxième quinzaine du mois d’octobre. Contrairement aux pré- cédentes saisons qui ont été mar- quées par une sécheresse sévère, la prochaine campagne bénéfi- cie de conditions très favorables pour assurer un bon démarrage et même un bon déroulement. L’apport pluviométrique excé- dentaire lors de la campagne 2025/2026 s’est bénéfiquement répercuté sur la retenue des bar- rages ainsi que sur la recharge de la nappe phréatique.

La bonne récolte de la campagne précédente a nettement amélioré les revenus des fellahs. De ce fait, ils disposent actuellement d’une trésorerie qui leur permet de financer confortablement les travaux du sol lors de l’automne prochain. Cette situation permet également d’augmenter la super- ficie des terres emblavées qui pourraient dépasser les 5 millions d’hectares. Il faut rappeler que sous l’effet de la sécheresse et du manque de trésorerie, de nombreux agricul- teurs n’ont pas jugé opportun de cultiver leurs terres optant pour la jachère. «Techniquement, l’apport pluvio- métrique considérable de la der- nière saison a permis d’assurer une bonne humidité du sol. De ce

fait, les cultures peuvent évoluer rapidement lors de la phase des semis et aussi lors de la pous- sée», souligne Abdelmounaim Guennouni, ingénieur agronome. Ces conditions favorables béné- ficient également aux éleveurs, puisque les produits utilisés ont connu un baisse notable des prix à l’image de l’orge, du son, du fourrage et du foin comparative- ment aux précédentes saisons. «Cela incite les exploitants à gar- der leur troupeau voire même de le renforcer sans se soucier des charges qu’ils doivent supporter» , explique Guennouni. Malgré cette évolution, les prix de la viande rouge maintiennent tou- jours un niveau élevé, en dépit du renouvellement du cheptel natio- nal qui se poursuit toujours. Si

Dans le monde rural, la plupart des jeunes se désintéressent du travail agricole le jugeant pénible et peu rémunérant.

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