SOMMAIRE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 14 MAI 2026
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Entretien avec Younes Ezzahar : Eaneer, Le solaire, un levier de compétitivité 32 L'UNIVERS DES TPME
Editorial
Voyons voir : Moyen-Orient : Le risque du grand basculement
BOURSE & FINANCES
Point Bourse Hebdo : Un rebond suspendu à trois variables Marchés : Le grand Monopoly des capitaux marocains en 2026 Retail Holding : Le nom derrière les enseignes Politique monétaire : Les défis du ciblage de l’inflation Entretien avec Ahmed Kchikeche : Entreprises Tech, Quand l’IA dope les valorisations
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Fatima Ouriaghli Directeur général, Responsable de la publication
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Finances publiques
L Le calme avant la tempête ?
Transition énergétique : Les PME en moyenne ten- sion, les «laissées-pour-compte» 34 DEVELOPPEMENT DURABLE
es finances publiques se portent, semble-t-il, mieux. C’est ce que montrent les chiffres sur l’exécution de la Loi de Finances 2026 présentés mardi au Parlement par le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. En effet, une hausse de 10,4 milliards de dirhams des recettes fiscales à fin avril est loin d’être anodine. Encore moins lorsqu’elle intervient dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, les incertitudes énergétiques et une croissance mondiale hésitante. Cette performance budgétaire s’explique, entre autres, par la forte progression de l’impôt sur les sociétés, en augmentation de 25%, soit 9,1 milliards de dirhams supplémentaires. Autrement dit, les entreprises marocaines paient davantage d’impôts. Et cela peut vouloir dire deux choses : soit l’administration fiscale est devenue redoutablement efficace, soit l’activité économique génère davantage de bénéfices. En réalité, les deux phénomènes semblent se conjuguer. En effet, depuis plusieurs années, l’Etat affine sa machine fiscale à travers notamment la hausse de la digitalisa- tion, le renforcement des mécanismes de contrôle et l’élargissement progressif de l’as- siette fiscale, lequel commence à produire des effets tangibles. Mais il serait simpliste de réduire cette amélioration à une simple performance technique de l’Administration. Car ces chiffres traduisent également une résilience économique réelle. Le pays conti- nue d’investir massivement dans les infrastructures, attire des capitaux étrangers, développe ses filières industrielles et consolide sa place dans les chaînes de valeur mondiales. L’automobile, l’aéronautique, les phosphates, les énergies renouvelables ou encore les services financiers continuent de soutenir l’activité économique. Et pourtant, ce qui retient peut-être le plus l’attention dans cette dynamique bud- gétaire, ce n’est pas uniquement la progression des recettes fiscales, mais aussi l’ampleur des dépenses que l’Etat assume. Le gouvernement continue, en effet, à sortir le chéquier pour amortir les chocs sociaux. Pas moins de 600 millions de dirhams chaque mois pour le gaz butane. Une enveloppe mensuelle de 650 MDH pour stabiliser les prix du transport et 300 MDH pour contenir à leurs niveaux actuels les tarifs de l’électricité, dont le coût devrait atteindre 3 Mds de DH. Ce sont donc des milliards de dirhams qui sont mobilisés pour empêcher que les tensions internationales ne se transforment en crise sociale interne. Autrement dit, les finances publiques s’améliorent, mais ce raffermissement est immédiatement réinjecté dans la protection du pouvoir d’achat. Alors, cette trajectoire budgétaire positive peut-elle réellement résister à l’évolution de la situation au Moyen- Orient ? Une interrogation légitime, d’autant que les équilibres actuels restent assez fragiles. Le Maroc importe l’essentiel de ses besoins énergétiques. Chaque flambée des cours du pétrole se répercute irrémédiablement sur l’économie nationale. Jusqu’ici, Rabat a réussi à absorber une partie des hausses grâce aux mécanismes de compensation et à une gestion budgétaire relativement prudente. Mais un embrasement au Moyen- Orient, qui s’ajouterait au blocus du détroit d’Ormuz, changerait totalement l’équation. Avec notamment le risque d’un choc pétrolier mondial qui n’a rien de théorique. Et dans pareil contexte, les chiffres présentés par Lekjaa pourraient rapidement devenir obsolètes. Un baril durablement installé au-dessus de 100 dollars exercerait une pression considérable sur les finances publiques. L’Etat serait alors confronté à un vrai dilemme : laisser filer les prix au risque d’une forte colère sociale ou accroître davantage les subventions au prix d’un dérapage budgétaire. Clairement, le déficit, attendu à 3% du PIB à fin 2026 contre 3,5% auparavant, pourrait très vite redevenir le principal sujet d’inquiétude. Pour l’instant en tout cas, les comptes publics tiennent bon. Mais les équilibres budgé- taires restent suspendus à des événements sur lesquels Rabat n’a aucune emprise. u
36 La protection de la marque à l'OMPIC TRIBUNE LIBRE
ECONOMIE
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Développement : Le pari territorial du Maroc Adoption du projet de loi organique sur les régions: 12 Mds de DH de transferts annuels à partir de 2027 Entretien avec Selma Sidki : Développement ter- ritorial, «Le succès de cette réforme se mesure-ra à sa capacité à résorber les disparités intrarégio- nales» Aïd Al-Adha : Les prix du mouton au centre des inquiétudes Remboursements – Traçabilité - Fraude : La feuille de soins électronique change les règles du jeu Entretien avec Abdelmadjid Belaïche : Réglementation pharmaceutique, «Le Maroc trans- forme en profondeur son dispositif de pharmaco- vigilance» Réseau habitat et francophonie : L’expérience marocaine mise en avant par Al Omrane à Marra- kech Entretien avec Abdelghani Youmni : Marocains résidant à l'étranger, «Le potentiel de la diaspo-ra reste encore largement sous-exploité» Maroc 2030 : Le Royaume veut transformer le bal- lon rond en moteur économique Entretien avec Abdelaaziz Ait Ali : IDE, «Le défi central est de maximiser l'impact de ces inves-tis- sements»
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Emploi : L’IA place le marché du travail sous pression
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40 CULTURE
Le Scribe du Piémont : Abdellah Mouttaqi ravive la mémoire du savoir marocain et andalou
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