Reflet 2026 06 10

ACTUALITÉS

LE REFLET

CHRONIQUE [ PAR YVON LEGAULT ]

LISE BOURGEOIS REÇOIT L’ORDRE DE L’ONTARIO 2025 GABRIELLE VINETTE gabrielle.vinette@eap.on.ca

Bourgeois a aussi contribué au développe- ment d’Excentricité, un centre dédié aux technologies immersives et à l’entrepre- neuriat, représentant un investissement de 30 millions de dollars et inauguré en 2018. Cette distinction provinciale souligne l’impact durable de son travail sur l’éduca- tion, l’innovation et le rayonnement de la francophonie en Ontario.

yvon.legault@eap.on.ca

L’ancienne présidente-directrice géné- rale du Collège La Cité, Lise Bourgeois, a reçu l’Ordre de l’Ontario 2025 lors d’une cérémonie officielle tenue à Toronto, soulignant une carrière de plus de 40 ans dans le domaine de l’éducation. La reconnaissance met en lumière son leadership exceptionnel ainsi que ses nom- breuses contributions au développement de l’éducation postsecondaire francophone en Ontario. Au cours de sa carrière, Mme Bourgeois a notamment dirigé le Collège La Cité de 2010 à 2024, période durant laquelle l’éta- blissement s’est imposé comme un chef de file dans la formation postsecondaire en français. Sous sa direction, le collège a renforcé sa réputation pour la qualité de ses diplômés et son rôle central au sein de la communauté francophone ontarienne. Elle a également mis en œuvre le profil distinctif des diplômés de La Cité, une ini- tiative visant à améliorer l’employabilité et la préparation des étudiants au marché du travail. Parmi ses autres réalisations figure la création de MobiliCité, un modèle innovant d’apprentissage expérientiel basé à Toronto. Visionnaire en matière d’innovation, Mme

LE PARCOURS ATYPIQUE DE MARK MAHON Mark Mahon. Le jeune adolescent originaire de Vankleek Hill en a fait du chemin depuis ses années au sein de l’Association du hockey mineur de Hawkesbury et ses trois saisons dans l’uniforme des Hawks, de la Ligue junior Centrale du Canada. Un parcours atypique emprunté par très peu de hockeyeurs de la région au fil des années.

Un périple, qui comme joueur, l’a amené dans les Maritimes, à Montréal, puis jusqu’en Allemagne où il a évolué dans les quatre ligues de hockey professionnel, dont la DEL ( Deutsche Eishockey Liga ), le circuit numéro un au pays. Mais, son cheminement devient encore plus intéressant une fois sa carrière active terminée. Son parcours l’a apporté cette fois-ci jusque sur la scène internationale. De l’Allemagne où il réside toujours aujourd’hui jusqu’au Japon où il a occupé diverses fonctions au sein du programme national de hockey du pays. Cette belle grande aventure a débuté en 1985-1986, après son séjour avec les Hawks. Il s’est exilé dans les Maritimes, le temps d’une année, pour se joindre aux Colts de Cole Harbour, le club hôte du tournoi de la Coupe du centenaire. Il a aidé l’équipe à se rendre jusqu’en grande finale du tournoi. La saison suivante, il s’est retrouvé à Montréal où il a poursuivi sa carrière et ses études à l’Université Concordia. Il a porté les couleurs des Stingers pendant trois saisons, obtenant 57 passes en 33 parties à sa dernière année, un record du hockey universitaire canadien qui perdure toujours aujourd’hui. Ensuite, il a passé les dix saisons suivantes en Allemagne, évoluant tantôt dans l’un ou l’autre des quatre circuits professionnels. Son fait d’armes: une saison de 66 buts et 247 points en seulement 40 parties avec l’équipe Braunlager EHC/Harz de la Division 4 en 1995-1996. Oui, vous avez bien lu, il a accumulé en moyenne plus de Sa carrière a pris une nouvelle tangente à son retour en sol canadien au début des années 2000. Un bref séjour de trois mois derrière le banc des Hawks de Hawkesbury à titre d’adjoint à l’entraîneur-chef Dave Léger et une deuxième expérience dans les mêmes fonctions avec les Gee Gees de l’Université d’Ottawa lui donnent la piqure du coaching et confirme que c’est dans le monde du hockey qu’il veut poursuivre sa carrière. À ce moment-là, il apprend qu’une équipe professionnelle de hockey au Japon est à la recherche d’un instructeur-chef. Il décide de postuler pour l’emploi. Quelques semaines plus tard, il se retrouve à la barre des Icebucks de Nikko. Et voilà le début d’une nouvelle aventure qui lui permettra d’occuper diverses fonctions sur la scène internationale du hockey, au Japon et en Allemagne. Une aventure qui dure maintenant depuis plus de 25 ans. Au Japon, Mahon a été entraîneur-chef, instructeur-adjoint, directeur-gérant ou gérant sportif à tous les échelons. Que ce soit au niveau professionnel, aux championnats mondiaux (hommes, six points par match! Nouvelle tangente

U20 ou U18) ou aux Olympiques. En Allemagne, il a été adjoint à l’entraîneur- chef Uwe Krupp avec l’Eisbären de Berlin et gérant sportif du Kolner Haie de Cologne, deux des franchises les plus prestigieuses de la DEL. « Student of the game » Ceux qui ont connu Mahon alors qu’il portait les couleurs des Hawks vous diront qu’il était prédestiné à un tel parcours de carrière. Le jeune hockeyeur de l’époque était un joueur intelligent qui savait bien lire le jeu et qui s’intéressait déjà à l’aspect stratégique du sport. Il était ce qu’on appelle communément un « student of the game ». « J’ai eu la chance de jouer pour de très bons instructeurs au fil des années, a-t-il déclaré lors d’une récente entrevue. J’ai croisé aussi des gens très intéressants sur mon chemin. J’ai appris beaucoup de plusieurs d’entre eux. Des choses qui m’ont été très utiles et qui m’ont aidé à devenir la personne que je suis. » Mahon a mentionné deux noms en particulier: Jean-Guy « Horace » Cyr, son entraîneur au niveau midget à Hawkesbury, et Paul Arsenault, l’entraîneur-chef des Stingers. De Cyr, il retient son grand dévouement. « Cet homme-là était d’une bonté et d’une générosité hors de l’ordinaire », souligne-t-il. Quant à Arsenault, il lui a enseigné comment jouer le hockey de la bonne façon, comment jouer sur 200 pieds. Il lui a appris aussi à respecter le sport. « Ils m’ont inculqué des valeurs que j’essaie de mettre en pratique à tous les jours », déclare Mahon, qui à l’âge de 60 ans, travaille toujours autant. Il est un des associés de la firme Fischbach Sports, une agence de joueurs, établie à Cologne. Il cumule aussi les fonctions de consultant spécial pour l’équipe nationale U20 du Japon. « Fischbach Sports me donne l’opportunité de faire œuvre utile et de redonner aux autres. C’est une agence qui est là pour les bonnes raisons et qui fait les choses de la bonne façon », précise-t-il. « Au hockey, un jour ou un autre, peu importe qui tu es ou quel genre de joueur tu es, la porte finie toujours par se fermer. Ça ne veut pas dire que ta carrière est terminée pour autant. L’Europe se veut une très belle et bonne option. Il y a plein de nouvelles portes à ouvrir ici. Mon rôle est de trouver laquelle est la bonne pour le joueur qui est en quête d’une nouvelle option », explique-t-il avant de terminer en me demandant de saluer tous ses bons amis de Vankleek Hill et de Hawkesbury. C’est fait Mark. On se revoit à la fin août! Cette chronique hebdomadaire fera relâche au cours des prochaines semaines. Merci à tous ceux et celles d’entre vous qui avez été là, fidèles au poste. C’est très apprécié, croyez-moi. Au plaisir de vous revoir à la fin août!

Lise Bourgeois (gauche) a reçu l’Ordre de l’Ontario 2025 lors d’une cérémonie à Toronto, soulignant plus de 40 ans de leadership en éducation et son apport majeur à la francophonie ontarienne. (Stéphane Sarrazin, Facebook)

L’OR POUR HENRIE, LE BRONZE POUR MCGUIRE YVON LEGAULT yvon.legault@eap.on.ca

Lacombe et Audrey Guévin-Joseph a fini au quatrième rang de sa vague avec un chrono de 52.83, le 13e meilleur temps de la ronde préliminaire. L’autre représentant des Kodiaks, Tommy Hall, a pris la 12e place de l’épreuve du lancer du poids chez les garçons juniors. Sa meilleure prestation de la journée, un lancer de 13.37 mètres. Top 10 pour Lorrain, Galerio et Barnes Belles prestations aussi d’Oscar Lor- rain, Oliver Galerio et Taylor Barnes qui ont terminé dans le Top 10 de leurs épreuves respectives. Lorrain, un coureur de demi-fond de l’ÉSC L’Escale, a fini sixième au 3000 mètres et huitième au 1500 mètres chez les garçons junior. Ses chronos respectifs: 9:06.71 et 4:09.29. Galerio, du Vankleek Hill Collegiate Insti- tute, a pris la septième place de l’épreuve du saut en longueur chez les garçons novices avec une prestation de 5.79 mètres. Il a participé aussi au sprint de 100 mètres, obtenant le 18e meilleur temps (11.91) de la ronde préliminaire. Barnes, des Dynamos de l’ÉSC de Casselman, a terminé en dixième place de l’épreuve du triple saut chez les filles séniors. Son meilleur saut de la journée: 11.06 mètres. Mentions honorables Des mentions très honorables pour les quatre autres représentantes de Prescott- Russell: les Dynamos Alexia Lavertue (20e – au triple saut junior - 9.78 mètres) et Audrée Godin (19e au lancer du poids novice – 9.14 mètres); Shekinah Lotshaka, des Cyclones de l’ÉSC Embrun (17e – au saut en longueur sénior - 4.92 mètres); et Michelle Aghomon, du Rockland District High School (saut en longueur junior).

Maxime Henrie, des Cougars de l’École secondaire catholique L’Escale de Rockland, et Tristan McGuire, des Kodiaks de l’École secondaire catho- lique régionale de Hawkesbury, sont revenus de Ste Catherine avec le sou- rire aux lèvres et une médaille au cou, samedi dernier. Ils ont monté tous les deux sur le podium lors de leur épreuve respective aux championnats ontariens d’athlétisme interscolaire. Henrie a remporté la médaille d’or au 200 mètres en chaise roulante. Il a réussi un chrono de 50.65, devançant le seul autre concurrent par plus de 52 secondes. McGuire, lui, a gagné la médaille de bronze au 800 mètres chez les athlètes avec une déficience intellectuelle. Il a parcouru la distance en 2:23.19, à deux secondes seu- lement de la deuxième marche du podium. Une 4e place pour Gibeau En tout et partout, 14 étudiants-athlètes de Prescott et Russell ont pris part aux championnats provinciaux, fournissant de valeureux efforts face à l’élite de l’athlétisme interscolaire en Ontario. Olivia Gibeau, de l’ÉSCR de Hawkesbury, a raté le podium de peu dans l’épreuve du lancer du javelot chez les filles novices. Elle a fini en quatrième position avec une prestation de 32.23 mètres, à moins d’un mètre de la médaillée de bronze. Son record personnel de la saison (33.22m) lui aurait permis de monter sur la troisième marche du podium. La jeune athlète des Kodiaks participait aussi au relais 4 X 100 mètres. Le quatuor qu’elle formait avec Alyssia Beaulne, Liv

Made with FlippingBook interactive PDF creator