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T OURISME

Sports nautiques Premier ambassadeur de Dakhla

Bien avant de devenir une destination touristique reconnue, Dakhla s’est d’abord construite une réputation auprès des amateurs de glisse. Portée par un lagon de plus de 40 kilomètres, des vents réguliers et une exposition internationale acquise au fil des compétitions, la pratique du kitesurf a contribué à faire émerger tout un écosystème touristique qui continue aujourd’hui de nourrir l’attractivité du territoire.

ligne Omar El Alaoui Balrhiti. Cette notoriété a favorisé l’émer- gence d’un véritable écosystème économique. Autour du lagon se sont développés des établissements spécialisés tels que Dakhla Attitude, Dakhla Club, New Spirit Dakhla, La Tour d’Eole ou encore Dakhla Kiteboarding Club. Ces structures associent hébergement, écoles de kitesurf, location de matériel, forma- tion et organisation d’événements, faisant de la glisse le cœur de leur modèle économique. La visibilité internationale de Dakhla s’est également construite à travers l’accueil régulier de compétitions de haut niveau. La destination figure depuis plus de quinze ans au calen- drier mondial du GKA Kite World Tour et accueille chaque année une étape de la GKA Kite-Surf World Cup, réunissant l’élite mondiale de la discipline. L’édition 2025 a ainsi marqué la quinzième édition de cet événement emblématique. Au-delà de l’image sportive, le kite- surf a largement participé à la mon- tée en puissance touristique de la région. En 2024, Dakhla a accueilli près de 95.000 visiteurs pour plus de 332.000 nuitées, confirmant son statut de destination en pleine croissance. Si tous ne viennent pas exclusivement pour la glisse, les sports nautiques demeurent l’un des principaux moteurs de sa notoriété internationale. «Le kitesurf occupe une place centrale dans le positionnement touristique de Dakhla. Il constitue même l’un des principaux facteurs ayant permis à la destination d’acquérir sa notoriété à l’échelle mondiale» , insiste Omar El Alaoui Balrhiti. L’enjeu consiste désormais à préser- ver ce capital naturel. Car si le vent a permis à Dakhla de se faire une place parmi les références mondiales du tourisme sportif, la pérennité de ce modèle dépendra de la capacité du territoire à protéger la lagune et les écosystèmes qui constituent son principal avantage concurrentiel.

ntre désert et océan, Dakhla a long- temps vécu à l’écart des grands circuits touristiques. Ce sont les kitesur- feurs qui, les premiers, ont révélé le potentiel de la péninsule. Attirés par un lagon aux caractéristiques rares et des conditions de navigation exceptionnelles, ils ont progressi- vement fait connaître la destination bien au-delà des cercles spécialisés. «Pendant longtemps, Dakhla est res- tée une destination préservée, connue essentiellement d’une communau- té internationale de passionnés de glisse, notamment les kitesurfeurs» , rappelle Omar El Alaoui Balrhiti, secrétaire général du Conseil régio- nal du tourisme de Dakhla-Oued Eddahab. E

Aujourd’hui, Dakhla figure parmi les destinations les plus réputées du circuit international. Son principal atout réside dans la régularité de ses conditions naturelles. Les spé- cialistes du secteur évoquent près de 300 à 320 jours de vent par an, avec des vents oscillant généralement entre 15 et 25 nœuds. La lagune, qui s’étend sur plus de 40 kilomètres, offre quant à elle des eaux peu pro- fondes particulièrement adaptées à l’apprentissage comme à la pratique de haut niveau. «Grâce à son lagon exceptionnel, à ses vents réguliers soufflant pratique- ment toute l’année et à des condi- tions naturelles uniques au monde, Dakhla s’est imposée comme l’un des meilleurs spots internationaux de kitesurf et de sports de glisse», sou-

Dakhla figure depuis plus de quinze ans au

calendrier mondial du GKA Kite World Tour et accueille chaque année une

étape de la GKA Kite-Surf World Cup.

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