T OURISME
25.000 chambres (soit un tiers du parc existant) avec 4 milliards de dirhams mobilisés via le Fonds Mohammed VI. Où en est-on réellement ? I. B. : Plusieurs dispositifs ont été déployés afin d’accélérer la création de nouvelles capacités d’héberge- ment, d’améliorer la qualité de l’offre touristique et d’accompagner la mon- tée en gamme du secteur. À l’échelle nationale, des mécanismes spécifiques ont également été mis en place pour soutenir certaines desti- nations confrontées à des défis struc- turels. Des programmes ciblés ont notamment été déployés au profit de destinations telles que Ouarzazate et Agadir afin de renforcer leur attrac- tivité et d’accompagner leur relance. Dans cette même dynamique, le pro- gramme Cap Hospitality constitue un levier majeur de modernisation du parc hôtelier national. Afin d’accé- lérer les investissements portés par les professionnels du secteur, l’État prend en charge une partie des inté- rêts des financements mobilisés, tan- dis que le Fonds Mohammed VI pour l’investissement et les banques par- tenaires interviennent à travers des solutions de financement combinant dette mezzanine et dette bancaire. L’ensemble de ces instruments a lar- gement contribué à l’atteinte, voire au dépassement des objectifs fixés par la feuille de route du tourisme. Les pro- grammes de rénovation ont ainsi per- mis de dépasser les objectifs initiaux de modernisation du parc existant, tandis que la dynamique d’investis- sement engagée a également conduit à un dépassement des objectifs de création de nouvelles capacités d’hé- bergement, avec plus de 45.000 lits ouverts et plus de 65.000 lits rénovés. Le succès rencontré par la première édition de Cap Hospitality témoigne de la forte mobilisation des opéra- teurs privés et de la pertinence de ce dispositif. Cet engouement confirme la confiance des investisseurs dans les perspectives du secteur et a per- mis d’accélérer significativement l’atteinte des ambitions fixées par la feuille de route du tourisme. F. N. H. : Quelles destinations, hors Marrakech- Agadir, ont enregistré les flux d’investissement les plus significatifs en 2025 ? I. B. : Au-delà des destinations histo- riques que sont Marrakech et Agadir,
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vers les projets identifiés et les enga- gements déjà en cours de structura- tion. Cela n’empêche pas une montée en puissance des capitaux étrangers que nous cherchons activement à atti- rer, notamment sur des segments à forte valeur ajoutée. Notre ambition est moins d’opposer investissement national et international que de créer les conditions d’une complémentarité entre les deux. Ce qui est particulièrement encoura- geant aujourd’hui, c’est le regain de confiance des investisseurs nationaux et internationaux dans les perspec- tives du secteur, porté par les per- formances record du tourisme, les réformes engagées et les opportunités liées aux grands rendez-vous interna- tionaux que le Maroc accueillera dans les prochaines années. Nous espérons également voir les investisseurs institutionnels maro- cains (fonds de retraite, assurances, etc.) renouer progressivement avec le secteur touristique. Les fondamen- taux du marché sont aujourd’hui solides, les perspectives de croissance sont favorables et les réformes enga- gées renforcent la visibilité des pro- jets. Nous sommes convaincus que ces acteurs pourront à nouveau jouer un rôle majeur dans le financement de projets structurants et contribuer significativement à la dynamique d’investissement que connaît le tou- risme marocain. F. N. H. : Cap Hospitality vise la rénovation de
nous observons une montée en puis- sance très significative d’autres ter- ritoires. Rabat-Salé-Kénitra capte désormais 15% des investissements, portée par l’arrivée de grandes enseignes internationales, tandis que Souss-Massa représente 13% des volumes investis. Cette dynamique commence également à bénéficier à des régions comme Tanger-Tétouan- Al Hoceima, qui ne concentrent que 5% des investissements. À mesure que les infrastructures se renforcent et que les grands événe- ments internationaux approchent, nous nous attendons à une diffusion encore plus large des investissements vers de nouvelles destinations à fort potentiel, contribuant à un dévelop- pement touristique plus équilibré à l’échelle nationale. F. N. H. : Vous affirmez que 75% de ces projets seront financés par des capitaux nationaux. C’est une ambition ou une réalité mesurable sur les engagements déjà signés ? I. B. : Ce n’est pas uniquement une ambition, c’est une tendance que nous observons déjà dans les projets engagés au niveau des CRI. Historiquement, les investisseurs marocains ont toujours représenté la part majoritaire de l’investisse- ment touristique dans le Royaume. Aujourd’hui encore, la grande majo- rité des projets en développement ou en cours de montage est portée par des opérateurs nationaux, qu’il s’agisse de groupes hôteliers, de développeurs immobiliers, de fonds d’investissement ou d’entrepreneurs régionaux. L’objectif de 75% repose donc sur une dynamique réelle et mesurable à tra-
Dakhla s’impose aujourd’hui comme un modèle de diversification de l’investissement touristique au Maroc.
Si Casablanca-Settat (32%) et Marrakech- Safi (30%) demeurent les principales locomotives de l’investissement touristique, nous observons une montée en puissance très significative d’autres territoires.
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FINANCES NEWS HEBDO / HORS-SÉRIE N°51 32
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