POLITIQUE
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FINANCES NEWS HEBDO MERCREDI 30 SEPTEMBRE 2026
Nouveau gouvernement
Place à l’arithmétique politicienne !
Le scrutin du 23 septembre a redistribué les cartes sans donner à personne les pleins pouvoirs. Commence désormais le jeu des alliances et des compromis. Mais au-delà des savants calculs pour atteindre la majorité, le prochain gouvernement devra surtout trouver une cohérence politique et programmatique. Par D. William L
es urnes ont parlé. Place maintenant aux calculettes. Depuis les législatives du 23 septembre, Rabat est entrée dans cette période très par- ticulière de l’arithmétique politicienne. Avec 97 sièges sur 395, le PAM est arrivé en tête, mais reste très loin des 198 députés nécessaires pour disposer de la majorité absolue à la Chambre des représentants. Derrière, le RNI compte 66 sièges, l’Isti- qlal 65 et le PJD 54. Sur le papier donc, les com- binaisons ne manquent pas. Mais former un gouverne- ment n’est pas résoudre un problème de mathéma- tiques. C’est même là que commence le véritable défi. Car la question n’est pas simplement de savoir qui acceptera de gouverner avec qui, mais plutôt pour faire quoi. Le Maroc sort d’une légis- lature durant laquelle l’Exé- cutif disposait d’une majo- rité parlementaire particu- lièrement confortable. RNI, PAM et Istiqlal gouvernaient
ensemble. Cette coalition disposait des moyens numé- riques pour agir. Toutefois, le scrutin du 23 septembre a modifié les rapports de force: le PAM est désormais premier, le RNI second, tan- dis que le PJD devient la 4 ème force politique du pays. Impossible, alors, de faire comme si rien ne s’était passé. Reconduire mécaniquement la même architecture poli- tique, en changeant simple- ment le conducteur, serait certes l'une des solutions arithmétiques possibles. Mais elle poserait immé- diatement une question : comment incarner le chan- gement promis pendant la campagne avec pratique- ment les mêmes partenaires qu’hier ? A l’inverse, construire une coalition totalement nou- velle pourrait envoyer un signal de rupture, mais au prix d’une autre difficulté : trouver suffisamment de convergences program- matiques pour gouverner
cinq ans sans transformer chaque Conseil de gouver- nement en séance de négo- ciation. Voilà le piège. Une coalition trop homo- gène avec le passé risque de donner une impression de continuité. Une coalition trop hétérogène risque de produire l’immobilisme.
rédactions et fera tourner à plein régime la grande machine à rumeurs. Mais avant de distribuer les ministères, il faudrait savoir quelle politique le pro- chain gouvernement entend mener. Car le calendrier ne laissera pratiquement aucun temps d’apprentissage au nouvel Exécutif. La rentrée parle- mentaire arrive et, surtout, le projet de Loi de Finances 2027 doit être déposé au Parlement au plus tard le 20 octobre. Autrement dit, le prochain gouvernement devra presque immédiate- ment transformer une coa- lition politique en arbitrages budgétaires. Et c’est là que les choses
Le programme avant les portefeuilles
Dans les prochains jours, les regards se porteront inévita- blement sur les noms. Qui à l’Economie et aux Finances ? Qui à l’Agricul- ture ? Qui à l’Industrie ?... C’est le feuilleton tradition- nel des formations gouver- nementales. Il alimentera les
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