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BOURSE & FINANCES

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 17 SEPTEMBRE 2026

Dans l’agroalimentaire, Cosumar est davantage touchée par l’éner- gie, la logistique et les embal- lages.

Distributeurs d’énergie : attention aux raccourcis

Pour TotalEnergies Marketing Maroc et Afriquia Gaz, la hausse des cours ne signifie pas auto- matiquement une hausse des bénéfices. Les prix internationaux peuvent gonfler mécaniquement le chiffre d’affaires sans produire le même effet sur les marges. TotalEnergies Marketing Maroc l’a montré au premier semestre : ses revenus ont bondi de 32%, à près de 10 milliards de dirhams, alors que les volumes commercia- lisés reculaient de 3%. Pour ces valeurs, marges, volumes, stocks et besoin en fonds de roulement comptent davantage que le seul chiffre d’affaires. Taqa Morocco est moins direc- tement liée au Brent puisque son activité thermique reste surtout exposée au charbon et au Dollar.

 À plus de 107 dollars le baril, le pétrole remet sous pression les coûts de plusieurs secteurs cotés, avec des effets très différents selon les modèles écono- miques.

Bourse

Le pétrole cher remet les marges sous surveillance Q Le Brent évolue au-dessus de 107 dollars le baril, suite à près de 9% de hausse la semaine dernière. À Casablanca, l’impact ne se limite pas aux valeurs liées à l’énergie. Transport, logistique, ciment, industrie ou agroalimentaire présentent des degrés d’exposition différents, avec une capacité variable à répercuter le renchérissement des coûts. Par Y . Seddik d’affaires a progressé de 13% au premier semestre, à 3,21 milliards de dirhams, ce qui amortit une partie du choc. Les cimentiers sous surveillance soutenue par les grands chantiers, le sujet portera davantage sur les marges que sur les volumes.

Les minières disposent d’un amortisseur

Managem, SMI ou CMT subissent elles aussi le renchérissement du carburant dans leurs opérations et leur logistique. Mais la hausse de l’or, de l’argent ou du cuivre peut compenser une partie de cette pression. Chez Managem, le groupe a multiplié son chiffre d’af- faires par 2,7 au premier semestre, porté par la montée en puissance de ses nouveaux actifs et par les cours des métaux. Si le Brent reste quelques séances au-dessus de 100 dollars, l’im- pact restera surtout sectoriel. S’il s’y maintient plusieurs mois, la hausse de l’énergie se diffusera aux coûts industriels, aux prix à la consommation et, à terme, aux anticipations de taux. Sur le marché casablancais, les premiers exposés restent le trans- port, la logistique, le ciment et cer- taines industries. Les distributeurs d’énergie répondent à une autre logique, tandis que les minières disposent encore du soutien des métaux. En plus, c’est la durée de la flambée qui déterminera son véritable impact sur les résultats. ◆

uelques semaines de tension peuvent encore être absorbées. Si le pétrole s’installe durablement au-dessus de 100 dollars, la pres- sion commencera à se retrouver plus nettement dans les marges. CTM figure parmi les groupes les plus sensibles. Entre transport interurbain, urbain, touristique, maritime et messagerie, une part importante de ses activités dépend directement des carbu- rants. Toute hausse du gasoil renchérit donc rapidement les charges d’exploitation. Dans la logistique portuaire, Marsa Maroc est aussi concernée à travers les engins utilisés dans ses terminaux. Le groupe aborde toutefois cette séquence avec une activité solide : son chiffre

L’industrie déjà confrontée au choc des intrants Le pétrole ne se retrouve pas seulement dans le carburant. Il intervient aussi dans le propane, le fuel, les produits chimiques, les emballages et le transport. Mutandis estime à environ 78 MDH l’impact annuel de la hausse de certains intrants liée au conflit au Moyen-Orient. Son chiffre d’af- faires a progressé de 7% au pre- mier semestre, mais l’EBE indus- triel a reculé de 163 à 153 MDH. SNEP est aussi exposée aux matières premières pétrochi- miques, notamment l’éthylène.

Chez LafargeHolcim Maroc et Ciments du Maroc, la transmis- sion passe surtout par les com- bustibles utilisés dans les fours, l’électricité et le transport. Le coke de pétrole ne suit pas mécanique- ment le Brent, mais une hausse durable du complexe énergétique finit par renchérir les coûts de production. Les deux groupes disposent néanmoins de leviers d’atténuation : combustibles alter- natifs, solaire et gains d’efficacité énergétique. Avec une demande

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