L'UNIVERS DES TPME
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 10 SEPTEMBRE 2026
l'équipe. Un entrepreneur ne réus- sit jamais seul. Il faut savoir s'en- tourer de personnes qui partagent la même vision, qui apportent des compétences complémentaires et qui sont capables d'avancer ensemble, même dans les périodes les plus difficiles. Je pense que la résilience est la qualité la plus importante. Dans une startup, les obstacles font par- tie du quotidien. Il y a des moments de doute, des refus, des imprévus. La différence ne se fait pas entre ceux qui échouent et ceux qui réussissent, mais entre ceux qui abandonnent et ceux qui conti- nuent à apprendre et à avancer. Au fond, une entreprise durable ne se construit pas autour d'une idée, mais autour d'une capacité à évo- luer en permanence sans perdre de vue sa mission. F.N.H. : Quelles sont les prochaines étapes de votre développement et quels marchés souhaitez-vous cibler ? H. B. : Après plusieurs années de développement, notre priorité est désormais d'accélérer l'adoption de notre technologie par les entre- prises. Nous constatons un intérêt grandissant pour des solutions qui permettent d'intégrer simplement la solidarité dans l'expérience client. Notre ambition est de faire de Dealkhir une infrastructure capable de s'intégrer naturellement aux plateformes de paiement, aux solutions e-commerce et aux pro- grammes de fidélité. Nous préparons également une nouvelle étape avec Karam, un wallet à impact qui permettra aux utilisateurs de soutenir automati- quement une cause lorsqu'ils réa- lisent leurs achats du quotidien. Notre priorité reste le Maroc. Nous souhaitons y consolider notre pré- sence avant d'accompagner des partenaires dans d'autres pays
d'Afrique et de la région MENA. Je suis convaincu que les entre- prises de demain ne seront plus seulement évaluées sur leurs per- formances économiques, mais aussi sur leur capacité à avoir un impact positif. F.N.H. : Avec le recul de plusieurs années d’entre- preneuriat, quelle est aujourd’hui votre vision de l’entrepreneuriat au Maroc ? Et quel message souhaitez- vous adresser aux jeunes qui souhaitent se lancer dans cette aventure ? H. B. : Quand j'ai commencé à entreprendre en 2015, avec la créa- tion de Brain Solutions, mon objec- tif était de construire une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information et l'analyse des données. Cette entreprise conti- nue aujourd'hui de se développer et représente une étape impor- tante de mon parcours. Quelques années plus tard, j'ai ressenti le besoin d'aller plus loin. J'avais envie de mettre cette expertise technologique au service d'un projet qui crée un impact direct sur la société. C'est cette réflexion qui m'a conduit à créer Dealkhir. Je suis très optimiste pour l'entre- preneuriat au Maroc. L'écosystème a beaucoup évolué depuis mes débuts et les opportunités sont bien plus nombreuses. Aux jeunes qui souhaitent entre- prendre, je dirais de ne pas cher- cher uniquement à créer une star- tup, mais de résoudre un problème réel. Le succès se construit avec de la patience, de la persévérance et une capacité permanente à apprendre. En toute sincérité, ce qui me motive le plus, c'est de savoir que ce que nous construisons peut améliorer concrètement la vie des gens et contribuer, à notre niveau, au développement de notre pays. C'est cette quête de sens qui guide chacune de nos décisions. C'est aussi ce qui donne tout son sens à l'aventure Dealkhir. ◆
L'ambition est de faire de Dealkhir une infrastructure capable d’intégrer naturellement la solidarité aux plateformes de paiement, aux solutions e-commerce et aux programmes de fidélité
F.N.H. : Quelle place le financement a-t-il occupée dans le développement de Dealkhir et quelles solu- tions faudrait-il davantage développer au Maroc pour accompagner les startups ? H. B. : Le financement a joué un rôle important dans le développe- ment de Dealkhir, mais je le consi- dère avant tout comme un accélé- rateur. Une startup ne se construit pas uniquement grâce à un finan- cement, elle se construit surtout grâce à ses clients, à son équipe et à sa capacité à s'adapter. Nous avons bénéficié de quelques programmes de soutien qui nous ont permis d'accélérer certaines étapes de notre développement. En plus du financement, ils nous ont apporté de la visibilité, de la crédibilité et des opportunités de rencontres. En revanche, la plupart des pro- grammes reposent sur un plan de financement établi plusieurs mois à l'avance. Entre le dépôt d'un dossier, sa validation et le décais- sement des fonds, il peut parfois s'écouler plusieurs mois. Pendant ce temps, les priorités d'une star- tup évoluent. Cela crée parfois un décalage entre le financement accordé et les besoins réels de l'entreprise. Je pense qu'il serait intéressant de rendre ces dispositifs plus agiles, avec des délais de traitement plus courts et davantage de flexibili-
té, tout en conservant les méca- nismes de contrôle nécessaires. Je reste convaincu que le meilleur indicateur de la santé d'une star- tup reste sa capacité à convaincre des clients. Les financements sont essentiels pour accélérer une croissance, mais ce sont les reve- nus et la confiance du marché qui permettent de construire une entreprise durable. F.N.H. : Qu’est-ce qui permet aujourd’hui à une startup de transformer une idée inno- vante en un modèle solide et qui marche ? H. B. : Avec le recul, je pense qu'on accorde souvent trop d'impor- tance à l'idée. Une bonne idée est importante, mais elle ne représente qu'une petite partie du chemin. Ce qui fait vraiment la différence, c'est la capacité à comprendre un pro- blème, à écouter ses clients et à construire une solution qui répond à un besoin réel. Je suis convaincu qu'une startup doit aller sur le terrain le plus tôt possible. Il ne faut pas attendre que le produit soit parfait pour le confronter au marché. Les retours des premiers clients valent sou- vent beaucoup plus que des mois de réflexion en interne. C'est en testant, en ajustant et parfois en changeant complètement d'approche que l'on construit un modèle solide. L'autre élément essentiel, c'est
Le meilleur soutien qu’une startup puisse recevoir, ce n’est pas uniquement un financement, c’est aussi un premier client qui lui fait confiance.
AVEC LA PARTICIPATION DE TAMWILCOM
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