Finances News Hebdo 1250

VOYONS VOIR

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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 16 OCTOBRE 2026

RNI

Du fauteuil ministériel au banc des recalés

même auquel le RNI avait succédé à la tête du gouvernement en 2021. Celui-là même dont la déroute électorale avait ouvert un boulevard à Aziz Akhannouch et à ses troupes. Cinq ans plus tard, les deux formations se retrouvent du même côté de l'hémicycle. L'ancien vainqueur et l'ancien vaincu, réunis par les facé- ties du suffrage universel et les subtilités des alliances politiques. Le RNI, encore imprégné des parfums du pou- voir, devra donc apprendre à troquer les notes ministérielles contre les questions orales et les arbitrages budgétaires contre les critiques du budget. Tout un programme de reconversion profession- nelle ! Il faudra surtout apprendre à dénoncer ce que l'on défendait hier. En effet, une politique éco- nomique que l'on présentait comme ambitieuse peut soudain devenir insuffisante. Une réforme

que l'on revendiquait courageuse peut se révéler mal calibrée. Quant aux difficultés sociales, hier expliquées par les contraintes internationales, elles pourraient désormais trouver leur origine dans les insuffisances gouvernementales. C’est dire qu’en tant qu’opposant, le RNI devra faire preuve d'une sacrée souplesse intellec- tuelle. Difficile, en effet, de se refaire une virginité politique quand on a passé cinq années à tenir le gouvernail. Les Marocains ont de la mémoire. Difficile de jouer les spectateurs indignés quand on a longtemps occupé les premiers rôles. Pour autant, le passage du RNI dans l'oppo- sition pourrait finalement lui être salutaire. En effet, le pouvoir use parfois davantage ceux qui l'exercent que ceux qui le contestent. Une cure d'opposition permet de retrouver le contact avec les réalités, de redécouvrir les vertus de la cri- tique et, accessoirement, de mesurer combien il est plus facile de promettre que de tenir. Reste quelques interrogations. Comment le RNI et le PJD vont-ils cohabiter dans cette nouvelle opposition ? Vont-ils unir leurs voix contre le gou- vernement El Mansouri ? Lequel des deux par- viendra à faire le plus de bruit dans l’opposition après avoir si longtemps savouré les douceurs du pouvoir ? Le spectacle promet quelques belles séances parlementaires. ◆ oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 48 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du Hors-série. Voici mes coordonnées : ❑ M ❑ Mme ❑ Mlle Nom/Prénom : ................................................................................... Adresse : ............................................................................................ Ville : ............................. Code Postal : ............................................ Tél : ........................................ Fax : ................................................. E-mail : ............................................................................................. Mon règlement ci-joint par : ❑ Chèque bancaire ou virement bancaire à l’ordre de JMA Conseil : Banque Populaire, Agence Abdelmoumen, Compte N° 21211 580 5678 0006-Casablanca - (Maroc)

C est ce qu’on appelle un retour à l’envoyeur. Après avoir occupé les premières loges du pouvoir, distribué les portefeuilles, présidé les Conseils de gouvernement et savouré les délices de la majorité, le Rassemblement national des indé- pendants (RNI) vient d’apprendre à ses dépens qu’en politique, on n’est jamais propriétaire du pouvoir. On en est tout juste locataire. En effet, le verdict est tombé lundi 12 octobre. Le PAM, grand vainqueur des législatives du 23 septembre, a choisi ses compagnons de route. L’Istiqlal, l’USFP et le PPS embarquent dans le train gouvernemental conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri. Deux cent sept sièges, une majorité absolue et, surtout, aucune place réservée au RNI. Même pas un strapontin. Par D. William ’

Il faut admettre que cette recomposition politique ne manque ni de piquant ni de rebondissements. Le PAM, qui partageait hier les responsabilités gouvernementales avec le RNI, a décidé de changer de partenaire. Sans grand fracas. Voilà donc le RNI condamné à rejoindre les bancs de l’opposition, où l’attend un voisin pour le moins encombrant : le Parti de la justice et du développement (PJD). Oui, le PJD ! Celui-là

Voilà le RNI condamné à rejoindre les bancs de l’opposition, où l’attend un voisin pour le moins encombrant : le Parti de la justice et du développement.

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