Entre unicité et modestie : trouver sa place à RSB L’une des questions PUMA porte sur ce qui rend le candidat singulier. Elle peut déstabiliser, mais ne suppose pourtant ni parcours hors norme ni expérience spectaculaire. « L’unicité se niche souvent dans des choses “simples” de la vie : avoir déménagé plusieurs fois, s’être adapté en permanence, pratiquer un sport depuis plusieurs années… autant d’expériences qui construisent une manière d’être au monde », rappelle Laurence Fort-Rioche. Un candidat se distingue lorsqu’il est capable d’identifier ce qui fait sa singularité et d’en parler de manière authentique ; de s’affirmer avec justesse. Celui qui manquera d’humilité risque en revanche de passer à côté de son entretien en perdant de vue l’une des valeurs cardinales de RSB : la modestie. « Je suis toujours frappée par la maturité, le recul et l’humilité de nos étudiants. Même ceux qui auraient des raisons objectives de se distinguer ne se placent jamais au-dessus des autres » , observe Laurence Fort-Rioche. Faire preuve de discernement sur son parcours, trouver le juste équilibre dans le regard porté sur ses expériences, c’est déjà adopter la posture attendue à RSB, et qui prend tout son sens dans l’expérience internationale, incontournable au sein de l’école. S’adapter à des contextes nouveaux et transformer l’inconnu en opportunité, pour trouver sa place unique dans le monde ! 5 jury ne dissocie jamais les différentes étapes, mais mesure en permanence la cohérence entre ce que le candidat exprime de lui-même dans le questionnaire et ce qu’il révèle dans la mise en situation. « La seule “mauvaise réponse” serait celle qui entrerait en dissonance avec le portrait esquissé à travers les réponses au questionnaire autour des quatre valeurs. La clé, c’est toujours la cohérence », insiste Laurence Fort-Rioche. Se connaître, assumer le rôle que l’on prend naturellement dans un groupe et savoir l’expliquer avec sincérité vaut mieux qu’une réponse construite pour plaire. Le jury cherchera la continuité entre ce que vous dites… et ce que vous faites. 7 La clé? La cohérence avant tout! Les trois parties de l’oral PUMA forment un tout. Le Les coefficients L’oral PUMA porte 14 des 25 coefficients des oraux RSB . L’échange de 15 minutes autour du questionnaire PUMA représente les deux tiers de la note finale, la mise en situation de 10 minutes compte pour le tiers restant. La première partie est donc déterminante : c’est elle qui dessine le portrait du candidat et pose les bases de tout l’entretien. Une raison sup- plémentaire de soigner son questionnaire en amont et de se préparer à parler de soi avec précision et profondeur. 9
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L’intelligence situationnelle : 10 minutes pour passer à l’action
Après l’échange autour du questionnaire, place à la phase la plus originale de l’oral PUMA : l’exercice d’intelligence situationnelle. Le candidat tire deux sujets, en choisit un, dispose de cinq minutes de préparation, puis présente son analyse en trois minutes. Les situations proposées s’ancrent dans des contextes concrets, proches de ceux que les étudiants rencontreront dès leur arrivée au sein de l’école : travail en équipes multiculturelles, gestion d’un imprévu associatif, communication en situation de crise… Aucune expérience professionnelle spécifique n’est exigée, car Rennes School of Business a bien conscience qu’elles sont rarement possibles durant la prépa. Ce qui compte, c’est la manière d’aborder le problème, notamment en tirant profit des compétences acquises en CPGE. L’objectif du jury est clair : observer la façon dont le candidat raisonne, structure sa pensée, prend des décisions et intègre les contraintes du contexte. « Nous avons voulu renforcer la projection des admissibles dans des situations réelles afin d’évaluer leur sens des responsabilités et révéler leur potentiel de leadership » , explique Laurence Fort-Rioche. Concrètement, il s’agit moins de trouver la « bonne réponse » que de proposer une démarche claire et cohérente pour, par exemple, gérer la communication d’un événement associatif annulé à la dernière minute ou organiser le travail d’un groupe dont les visions divergent… Le debrief’ L’Oral PUMA se distingue jusque dans sa conclusion : les 5 dernières minutes d’échange sont réservées à la délivrance d’un feedback personnalisé. Chaque admissible repart ainsi avec un point fort clairement identifié et un axe d’amélioration concret, qui sont à prendre comme des repères pour la suite de ses oraux, ses entretiens pour des stages ou simplement pour mieux se connaître. « Notre rôle de Grande École est aussi celui d’édu - cateurs. Nous ne faisons pas qu’évaluer les candidats, nous les accompagnons . Et signaler un point d’amélioration ne signifie pas que l’oral s’est mal passé… », précise Laurence Fort-Rioche. 8
Se préparer, c’est apprendre à se connaître La meilleure préparation à l’Oral PUMA ne consiste pas à mémoriser des réponses, mais à mieux se connaître. « Se préparer, c’est s’imaginer dans l’école , savoir qui l’on est vraiment, comment on gère le risque et le stress, quel rôle on prend dans un groupe », résume Laurence Fort-Rioche. Soyez vous-même, parlez avec franchise et humilité : l’entretien est un dialogue, jamais une récitation ! 10
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n°20 Mai 2026
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