Le Major #20

Mais cette année n’est pas un bloc uniforme pour tous. Des électifs permettent de dessiner une première trajectoire : renforcement en mathématiques, mobilité académique, modules autour des sciences politiques, de l’entrepreneu- riat ou du sport… Parallèlement à l’année de Pré-Master, quelques excellents profils, pourront suivre à partir de la rentrée prochaine une licence de mathématiques ou MIASHS ** dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Université de Lille. « Notre objectif est de développer les com- plémentarités entre disciplines pour former des profils hybrides, très recherchés par les entreprises aux besoins de plus en plus transversaux », indique Juliette Gadaud. Cette nouveauté vient enrichir l’expertise interdisciplinaire que l’EDHEC cultive notamment tout au long du Pré-Mas- ter. Afin de répondre à la demande croissante, elle double le nombre de places au sein de son Parcours Humanités (philosophie, politique, sociologie, histoire ou encore art et management des institutions culturelles représentent 20% des enseignements), qui accueillera 80 étudiants pour sa deuxième rentrée, en septembre prochain. Sa filière Business Law & Management (accessible en Pré-Master ou en M1) est une autre expression de l’interdisciplinarité, tout comme le parcours d’intégration scientifique (près de 150 heures de cours consacrées aux sciences dures), réservé aux profils intéressés par les doubles diplômes proposés avec l’école Centrale de Lille ou l’École Navale. Trois défis pour les « Générations 2050 » Au moment de présenter « Générations 2050 », le plan stra- tégique qui porte l’EDHEC jusqu’en 2028, Emmanuel Métais, Directeur Général de la business school , rappelait l’essence de sa mission : accompagner les grandes transformations du monde en formant des diplômés capables de « penser les impacts ». Une ambition qui trouve une traduction directe dans la place faite par l’école aux enjeux environnementaux au sein de sa recherche, mais aussi dans la pédagogie. Des exemples ? « Un cours consacré aux limites planétaires et à la transformation des entreprises est dispensé en Pré-Master et nos étudiants participent à des ateliers consacrés à la “Fresque des Nouveaux Récits” pour réfléchir ensemble à des scénarios désirables et soutenables pour notre futur ». Autre rendez-vous au cœur des transformations auquel l’EDHEC convie ses étudiants : le bootcamp « Me, myself & AI », pour « penser l’IA de manière exigeante dans le but qu’elle soit toujours au service des apprentissages et associée à une pratique responsable ». Tous les étudiants de l’école déve-

lopperont une « culture générale » de l’IA en Pré-Master, qu’ils pourront ensuite approfondir au sein de la filière « Data Science & AI for Business ». Enfin, la géopolitique se voit enrichie et approfondie. « Un nouveau partenariat struc- turant entre notre Chaire de géopolitique et l’Institut Français de Géopolitique (IFG) prévoit notamment la conduite d’ateliers consacrés aux méthodes d’analyse pour faire de nos étudiants des managers capables de décrypter des situations complexes et de décider dans des environnements sous tension », détaille Juliette Gadaud. Passer le cap du Pré-Master À l’EDHEC, l’année de Pré-Master porte deux enjeux d’égale importance : l’acquisition d’un socle de fondamentaux et l’identification de disciplines qui vont structurer la suite des parcours étudiants. Au milieu, la vie associative, pleinement intégrée à l’expérience étudiante pour ceux qui le souhaitent. En ligne de mire : l’accès au M1… La validation du passage repose sur des critères clairs : l’engagement dans la formation et la performance académique. « Les notes restent déterminantes, notamment pour rejoindre des filières au nombre de places très limité, comme GETT, ou certains doubles diplômes aux prérequis spécifiques » , souligne Juliette Gadaud . « La transition après la prépa se fait naturellement, dans un cadre structuré et exigeant, pensé pour accompagner les étudiants. L’exigence intellectuelle reste au cœur du programme, avec des contenus solides et stimulants, conçus pour nourrir la réflexion dès la rentrée. » Ici, pas de course contre la montre pendant l’été : les futurs intégrés peuvent aborder sereinement cette nouvelle étape. Rendez-vous à

Lille, sur le campus de l’EDHEC, le 25 août prochain ! ◗

*490 EC + 55 littéraires + 105 D1/D2 + 60 scientifiques **Mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales

Artificial Intelligence , créé il y a sept ans et très reconnu ; le MSc Strategy, Organisation & Consulting, choisi par un tiers des étudiants, avec EY comme premier recruteur. Des passerelles existent avec le campus de Nice, notamment via le MSc Accounting & Finance ou le double diplôme avec l’école d’ingénieurs EURECOM. Les temps forts du M2 En M2, les cours de « Research Method », pour préparer le mémoire de fin d’études, et de « Business Ethics » sont communs à tous les étudiants. Le reste du parcours s’articule autour de la

spécialisation choisie, complétée par un accompagnement carrière structurant (Career Days, Forums Entreprises) et un stage de fin d’études de quatre mois, avant le premier emploi. L’apprentissage 125 places sont disponibles en apprentissage (dont certaines réservées aux boursiers CROUS) pour des étudiants qui rejoignent le campus parisien de la business school à partir du second semestre du M1. Inédit : les contrats prévoient tous une mobilité internationale rémunérée de trois semaines environ durant l’été.

L’engagement associatif est aussi valorisé. Les spécialisations de M2

Huit spécialisations structurent le M2, réparties en trois

blocs « Marketing », « Grands Enjeux » et un pôle plus technique. Parmi elles : le MSc Marketing Management , classé dans le Top10 QS , qui déploie cette année une nouvelle expertise sur le secteur de la grande consommation, en plus de la spécialisation luxe ; le MSc Creative Industries, Entertainments & Arts Management , très attractif à l’international ; le MSc Data Analytics &

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n°20 Mai 2026

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