RENCONTRE
JULIEN PLATEL, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MPH
« Nous ne serions pas aussi avancés sans l’accélérateur »
Le dirigeant de la PME spécialisée dans l’usinage fait partie de la promotion 2 de l’accélérateur Industries mécaniques de BPIfrance, dont la troisième session démarre. Son bilan à mi-parcours est très positif.
Pourquoi participer à l’accélérateur Industries mécaniques ?
très adapté à une PME comme la nôtre. C’est très opérationnel, très concret. Avoir des professionnels qui vous accompagnent et vous guident est très important et travail- ler avec une référence en termes de bonnes pratiques comme le Cetim est un réel avantage vis-à-vis des équipes, qui prennent au sérieux les méthodes proposées et les conseils prodigués. Un autre point fort de l’accélérateur est que l’accompagnement indivi- duel est complété par des sessions en groupe, avec d’autres indus- triels. Cela m’a beaucoup apporté de pouvoir échanger avec les autres, notamment sur les pratiques alors que je découvrais le monde de l’usi- nage. Il y a un vrai effet « promo- tion » et lorsque j’ai eu besoin de sous-traiter certains travaux, je me suis naturellement tourné vers les autres accélérés. Quel est votre bilan à mi-parcours ? Nous avons commencé en décembre 2025 et l’accélérateur dure 18 mois. Cette durée est aussi bien adaptée
à notre besoin car il faut du temps pour mettre en place les outils et les méthodes. Aujourd’hui nous avons progressé sur l’excellence opération- nelle et nous avons les certifications ISO 9001 et EN 9100, qui vont nous permettre d’accéder à de nouveaux marchés, notamment la défense et l’aéronautique. Nous ne serions sans doute pas aussi avancés sans l’accélérateur. A terme, nous visons un chiffre d’affaires de 3 à 4 millions d’euros par an pour un effectif qui passera bientôt à 15/20 personnes. Notre prochain chantier à ouvrir : le volet cybersécurité qui est un point important pour nos clients. Dans ce domaine, mon passé dans le digital devrait être un atout. n
Après 20 ans dans le monde digital, j’ai repris MPH en mai 2025. L’entreprise est spécialisée dans l’usinage de précision. Elle bénéficiait de bonnes compétences, de bons équipements, d’une bonne réputation mais avait besoin d’une nouvelle équipe diri- geante pour passer un nouveau cap vers l’excellence opérationnelle. Nous avons été accompagnés par Quatrium sur ces sujets. L’entreprise avait béné- ficié d’un accélérateur Défense et j’ai décidé d’enchaîner avec l’accélérateur Industries mécaniques. Qu’est-ce qui vous a séduit le plus dans ce dispositif ? Le caractère « bicéphale » du dis- positif est très intéressant. Le Cetim nous a permis de travail- ler sur le volet opérationnel, en particulier sur la planification de production, l’organisation… Avec BPIfrance, nous avons davantage travaillé sur la stratégie de MPH. Pour ma part, j’ai trouvé exactement ce que j’attendais. Le dispositif est
Propos recueillis par Jean-Sébastien Scandella
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CETIM INFOS N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026
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