En cas de casse, l’analyse du faciès de rupture permet de remonter à la cause.
DÉCRYPTAGE
Anticiper pour éviter la casse DÉFAILLANCES MÉCANIQUES
Le dispositif d’Aerosint permet de travailler avec jusqu’à trois
Les défaillances industrielles ne sont pas le fruit du hasard. Comprendre ce qui les favorise permet de mieux les prévenir.
D ans l’industrie, une défaillance peut commencer par un défaut presque invisible et finir par provoquer un accident ou, plus souvent, engen- drer des réparations coûteuses et des pertes de production. Le seul coût de la corrosion est estimé à près de 2 500 milliards de dollars par an, soit environ 3,5 % du PIB mondial. Pourtant, les moyens de concevoir, calculer et contrôler les équipe- ments n’ont jamais été aussi avan- cés : simulation numérique, calculs de la tenue mécanique, contrôles des équipements. Pourquoi, alors, des défaillances continuent-elles de survenir ? Pour Pascal Macquet, expert de justice en ingénierie méca- nique : « C’est rarement une seule cause et un seul responsable. Quand on se donne la peine de chercher, il y a souvent de multiples raisons qui conduisent au dommage, à la rupture ou au sinistre ».
Le terrain industriel est propice aux risques
grande confiance leur est accordée. Ils permettent d’aller plus vite, mais peuvent laisser moins de temps aux vérifications qui servaient de garde- fous. Certains défauts visibles sur un plan en conception 2D sont, notam- ment, moins perceptibles dans les représentations 3D désormais privilégiées. Ces évolutions ne rendent pas les défaillances inévitables. Elles montrent, en revanche, la nécessité de renforcer les bonnes pratiques capables de compenser ces angles morts. Prévenir la défaillance plutôt que subir ses conséquences Comment réduire alors le risque de défaillance ? Les outils de dérisquage les plus poussés, à commencer par l’Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (Amdec), ont leur place lorsque la
L’industrie contemporaine crée elle- même certaines conditions favo- rables aux défaillances, à commencer par la complexité croissante des systèmes. Ils associent aujourd’hui davantage de composants et de matériaux, avec des interactions parfois difficiles à saisir dans leur ensemble. Cette complexité va de pair avec une hyperspécialisation des expertises qui contribue à frag- menter la vision du système complet. Résultat : des éléments individuelle- ment conformes peuvent, une fois assemblés, faire émerger un mode de défaillance inattendu. Une vibra- tion transmise d’une pièce à l’autre peut, par exemple, suffire à provo- quer une dégradation. Les outils numériques, devenus omniprésents, peuvent aussi créer des angles morts lorsqu’une trop
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CETIM INFOS N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026
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