Le Dictionnaire Encyclopédique de la Psychanalyse

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Freud. Bion (« la capacité négative »), Lacan (« le mot est le meurtre de la chose »), Green (« Le travail du négatif »), Zaltzman (« l’impulsion anarchiste ») et d'autres, ont reconnu que l'inconscient n'est pas uniquement une présence cachée en quête de représentation mais qu'elle est également constituée de formes puissantes d'absence, des indications aussi bien protectrices que destructrices. Le contenu du moi du modèle structurel/deuxième topique est en grande partie préconscient, mais une partie significative est dynamiquement inconsciente. Cette notion contient également ses précurseurs dans la première topique (topographique), quand Freud avait déjà remarqué, dans son article de 1915 « L'Inconscient », qu’une des grandes parties du préconscient est originaire de l'inconscient. Dans un travail d'élaboration, Freud avait noté les pensées qui selon lui démontraient toutes les caractéristiques de s'être formées inconsciemment, mais qui semblaient être extrêmement organisées, libres de toute auto-contradiction, d'avoir profité de chaque acquisition du système Cs., et qui seraient difficilement discernables des formations de ce même système. C'est ainsi que même avant la théorie structurelle de 1923, Freud avait présenté une pensée qui se forme dans l'inconscient, comme étant issue de processus de pensée secondaires. Cependant, l'élaboration systématique de ce type d'observations des différents composants du moi ont dû attendre l'émergence du texte « Le Moi et le Ça » (Freud, 1923a), qui a inauguré la théorie structurelle/deuxième topique. « The Ego and The Id » (1923a) (« Le Moi et le Ça » ) est souvent considéré avoir été le dernier travail théorique majeur de Freud. Il affirmait là deux types d'inconscients : ‘ l'inconscient latent ’ et ‘ l'inconscient dynamique’ . L'inconscient latent peut devenir conscient (par des connections avec les mots), et devrait strictement être considéré être un terme descriptif. L'inconscient dynamique est la partie de l'inconscient qui, en raison du refoulement primaire, n'est pas capable de parvenir à la conscience. Freud ajoute que le terme ‘ inconscient ’ devrait être réservé à ‘ l'inconscient dynamique’ même si, selon lui, il est impossible d'éviter une certaine ambigüité entre l'inconscient descriptif et l'inconscient dynamique . Le Moi, dont le contenu est en grande partie préconscient, a deux espaces, l'un interne et l'autre externe. En contraste à son association initiale du Moi à la conscience, dans le cas du modèle structurel, c'est uniquement l'espace perceptuel externe, qualifié également de ‘ Moi cohérent ’ qui est conscient. En même temps, l'espace interne, face au Pcs, est dynamiquement inconscient. C'est là que le problème de résistances inconscientes s'est présenté à Freud, l'un des plus importants facteurs qui a contribué au changement vers le modèle structurel et qui était central à la question de la difficulté que pose de limiter le processus primaire à l'inconscient refoulé. Il écrit : « Mais comme cette résistance émane certainement de son Moi et en fait partie, nous nous trouvons devant une situation que nous n'avions pas prévue. Nous avons trouvé dans le moi lui-même quelque chose qui est inconscient aussi, qui se comporte exactement comme le refoulé, c’est-à-dire qui produit des effets puissants sans devenir lui-même conscient et qui nécessite un travail particulier pour être rendu conscient. » (p.17) Freud

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