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controverse philosophique de l’époque entre les défenseurs de l’intuition et les défenseurs de la perception et de la raison. A ceci s’ajoutent des influences indirectes venant des domaines des arts libéraux et de la philosophie. Les études scientifiques et médicales de Freud ont, de manière indirecte, joué un rôle dans sa conceptualisation de la libre association. De nombreux exemples en témoignent : la physiologie de la perception de Hermann von Helmholtz, la psychophysique de Gustav Fechner, la psychologie philosophique de Johann Friedrich Herbart, les premiers travaux de Freud lui-même sur l’histologie et la physiologie réalisés dans le laboratoire de Ernst Wilhelm von Brücke (durant ses études de médecine) et sa formation en neuropathologie et psychiatrie biologique avec Theodor Meynert (Thomä & Kächele 1988, Freud 1925b, Freud, E. 1960, Anzieu 1986, Papiasvili 2015). Dans ses écrits techniques, Freud (1906) s’est appuyé sur les écoles de psychologie associationistes de l’époque, et notamment sur les associations qu’elles ont faites à la psychologie expérimentale et au droit pénal. Dans « Diagnostic de l’état des faits et psychanalyse », Freud fait référence (1906) à l’école de Wilhelm Wundt (1883), à Leipzig, et aux travaux de ce dernier, relatifs aux expériences d’association de mots en lien avec des éléments psychiques. Dans ces travaux, Wundt en a déduit que le temps de réaction entre le mot-stimulus et le mot-réponse était corrélé à l’état subjectif de la personne. Hans Gross, professeur de droit pénal à Prague, eut beaucoup recours, avec ses étudiants, aux tests d’associations de mots dans les procédures pénales (Freud, 1906). Emil Kraepelin utilisa les associations de mots selon un dispositif descriptif en psychiatrie clinique. Plus tard, Carl Jung (1906) approfondit, d’un point de vue dynamique, le travail de Wundt sur les connexions entre les éléments psychiques et le test des associations de mots. Jung pensait que les associations et les temps de réaction dépendaient de l’ensemble des réactions à un événement particulier, chargé émotionnellement (comme cela a été réalisé dans les expériences d’association de mots chez Wundt). Jung donna à cet ensemble le nom de « complexe » (Jung 1906). Influencé par Jung, Freud fait explicitement référence aux travaux de ce dernier dans le passage suivant : « … il est fort approprié de désigner un groupe d’éléments de représentation allant ensemble, investis d’affect, du terme de « complexe », selon le précédent de l’école de Zurich (Bleuler, Jung, etc.). Nous voyons donc, si chez un malade nous partons de la dernière chose dont il se souvient encore pour chercher un complexe refoulé, que nous avons toutes les chances de deviner celui-ci, si le malade met à notre disposition un nombre suffisant de ses libres idées incidentes. Nous laissons donc le malade dire ce qu’il veut et nous nous tenons à la présupposition que rien d’autre ne peut lui venir à l’idée que ce qui dépend d’une façon indirecte du complexe cherché. » (1910a, p. 28- 29). Dans « Sur la préhistoire de la technique analytique », Freud (1920) qualifie la méthode « Impression » du Dr. J.J. Garth Wilkinsons de « nouvelle » et comme celle qui précéderait
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