Le Dictionnaire Encyclopédique de la Psychanalyse

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celle de la libre association . Wilkinson s’y réfère comme à « un se-laisser-aller porté à son paroxysme », où « volonté et réflexion doivent être laissées de côté … et les capacités de l’esprit se règlent sur des buts inconnus » (Wilkinson 1857, in Freud 1920, p. 266). Il est à noter que Wilkinson a utilisé cette méthode pour l’écriture de la poésie, et non à des fins cliniques. De plus, Freud (1920) cite l’essai de Ludwig Börne (1823), « L’art de devenir un écrivain original en trois jours », qu’il lut quand il avait 14 ans. Bien que le mot censure soit utilisé, voici ce que ce texte indique : « Prenez quelques feuilles de papier et transcrivez trois jours durant, sans tricherie ni hypocrisie, tout ce qui vous passe par la tête…et au terme de ces trois jours vous n’en reviendrez absolument pas de ce que vous aurez pu avoir comme pensées neuves et inouïes. Tel est l’art de devenir un écrivain original entre trois jours. » (Börne 1823, Freud 1920, p. 267.) Freud remercie tout particulièrement Sándor Ferenczi pour lui avoir rappelé l’essai de Börne. C’est uniquement quand il le relut qu’il réalisa qu’il l’avait lu à l’âge de 14 ans. Freud utilise la troisième personne pour parler de lui : « …Il raconta qu’à quatorze ans il avait reçu en cadeau les oeuvres de Börne et qu’aujourd’hui, cinquante ans plus tard, il possédait toujours ce livre, le seul provenant de sa jeunesse. Cet écrivain avait été le premier dans les écrits duquel il s’était plongé. […] Il était particulièrement étonné de trouver exprimées, dans les règles à suivre pour devenir un écrivain original, quelques pensées qu’il avait lui-même toujours cultivées et défendues. [Freud, 1920, p.268] A différentes occasions, Freud (1900, 1925), fait référence à la description que fait le poète et philosophe Friedrich Schiller, ( « retirer ainsi la garde des portes de l’entendement », correspondance de Schiller avec Körner 1788, in Freud 1900, p.139), propos que Freud juge en accord avec la technique de la libre association. Selon Strachey, la première allusion à l’un des fondements théoriques d’un concept proche de celui de la libre association, dans les écrits de Freud, se situe dans le paragraphe de « Projet d’une psychologie », cité ci-dessous . « Evidemment, il y a d’autres sortes de pensée qui ont en vue non pas le but désintéressé de la cognition , mais un autre but, pratique. L’état d’attente, qui est sur le point de départ de la pensée en général [p. 666], est un exemple de cette seconde sorte de pensée. Un investissement de souhait est ici maintenu et, parallèlement, un second investissement de perception qui surgit est poursuivi avec attention ». (1895a, p.681). Réciproquement, la méthode freudienne de la libre association a pu indirectement influencer les formulations ultérieures de la gestalt ou des processus cognitifs des systèmes de théories. Par exemple Thomä et Kächele font l’hypothèse que « … puisque la thérapie [psychanalytique] consiste à intégrer les parties en un tout, mettre en lien les éléments comme les pièces d’un puzzle, les principes de la psychologie Gestalt mis en

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