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(Freud, 1888), déclare que Freud a peut-être commencé à utiliser « la méthode de la libre association » dès 1892, lorsqu’il venait de découvrir l’inconscient dynamique. La psychanalyse est née quand Freud fit la découverte révolutionnaire de la fonction dynamique de la défense dans l’étiologie de l’hystérie. La défense contre la remémoration (refoulement) a permis à Freud de prendre conscience de l’importance de la résistance, « …une force psychique chez le patient, laquelle s’oppose au devenir-conscient (remémoration) des représentations pathogènes » (Freud 1893b, p. 293-294). Cette force de résistance, selon la théorisation de Freud, s’opposait à la force ascendante du matériel pathogène rejeté. Les symptômes étaient le résultat de l’échec du refoulement ; et donc équivalaient au retour du refoulé. De façon simultanée, « l’affect qui lui a été arraché est utilisé pour une innervation somatique » (ibid, p. 311), conversion hystérique qui se transforme en un symptôme physique. La méthode psychanalytique novatrice de la libre association a permis de réaliser que « il n’y a aucune chance d’avancer directement jusqu’au noyau de l’organisation pathogène » (ibid, p.318, souligné par Freud), « les strates internes deviennent de plus en plus étrangères au moi,(ibid, p. 317). Anna O., patiente de J. Breuer, (Freud [avec Breuer]1893-1895) qualifia de « chimney sweeping (ramonage de cheminée) » les interventions de Freud. Cette parole libre la soulagea de sa détresse. Freud, en 1888, progressivement, ne questionna plus ses patients en leur posant la main sur le front. Ce travail pré-analytique céda la place à la libre association (Freud [avec Breuer] 1893-1895, p. 49). Dans « Histoires de malades » des Etudes sur l’hystérie , se référant à Madame Emmy v. N., Freud (1893a) déclara que durant les séances de massage : « C’est comme si elle s’était approprié mon procédé et qu’elle utilisât pour compléter l’hypnose la conversation apparemment sans contrainte et guidée par le hasard » (ibid, p.74). Selon la note de bas de page de Strachey, « C’est peut-être la première manifestation de ce qui deviendra plus tard la méthode de la libre association » (ibid, p.56, n.1), (NdT, traduit par nous-même). En décrivant le travail avec cette patiente, on se rend compte de la lutte que mena Freud pour développer la méthode de la libre association. Au début, surpris par le fait que les transitions dans le narratif de sa patiente étaient judicieuses et semblaient se rapporter à ses symptômes, il apprit à modifier sa technique « à ses dépens » étant donné que sa patiente lui reprochait vivement de l’interrompre. Freud rapporte ainsi les paroles de sa patiente : « dans un ton fort grincheux que je devais, non pas toujours demander d’où venait ceci et cela, mais la laisser raconter ce qu’elle avait à me dire » (ibid, p.81). A partir de telles expériences, Freud réalisa progressivement qu’« il n’obtenait rien » en interrompant la patiente et qu’il « ne lui sera quand même pas épargné de l’écouter sur tous les points jusqu’au bout » (ibid, p.79). Dans une note de bas de page de l’ « Esquisse d’une psychologie scientifique » de Freud (1895), Strachey écrit : « Cette situation résulte d’une part d’un investissement fermement tenu, et d’autre part d’un investissement mobile dont l’attention se porterait sur d’autres figures principalement sous différentes formes tout au long de l’ Esquisse . (Voir, par exemple,
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