Le Dictionnaire Encyclopédique de la Psychanalyse

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(NdT, traduit par nous-même). Les auteurs s’accordent à dire avec A. Kris (1982) que la perte de connexions que le patient a de son corps et entre différentes parties de sa psyché s’estompe quand on le soutient dans ses propres associations. Pour Adler et Bachant, les aspects relationnels et intrapsychiques de la libre association se structurent selon une configuration propre au processus analytique « qui permet au patient de faire l’expérience introspective de ses éprouvés affectifs les plus profonds, lorsqu’il est en interaction avec autrui.» (p. 1026), (NdT, traduit par nous-même). Une telle interaction, structurée par la libre association, évoque l’intimité précoce asymétrique entre la mère et son bébé, associant inévitablement l’analyste à la « mère de la séparation » (Stone 1961) (NdT, traduit par nous-même). Etant donné que la libre association représente un idéal qui ne peut être qu’approximatif, vont survenir des obstacles significatifs qui vont constituer un point de départ important de l’investigation analytique. Lorsque de tels points de déraillement de la libre association sont identifiés, ils permettent d’explorer les blocages affectifs qui font le lit de la structure défensive et apparaîtront sous forme de résistances au processus analytique, y compris les tendances à se juger soi-même, mobilisées dans le contexte de la relation avec l’objet évocateur (Boesky 1990, Grant 1994). Le patient, travaillant de cette manière en tant que participant-observateur de son propre processus interne, peut transformer un écart provisoire d’impulsions et de sentiments intenses en maturité affective, fonction centrale du moi. (Hartmann 1951, Nunberg 1960, Adler and Bachant 1996, Blackman 2003, 2010). Grâce à cet effort, le patient acquiert le sentiment d’être à l’origine de son action, contrant les tendances passives et contribuant à l’épanouissement de ses capacités réflexives. De plus, les auteurs estiment que, en tant qu’outil d’interprétation, la libre association, de pair avec l’empathie, constitue une source fiable d’informations qui surpassent même les ressources qu’offre la connaissance théorique. Un autre aspect important et potentiellement objet de controverses que soulignent les auteurs est celui du surgissement de nouveaux problèmes autour de la problématique de « donner à l’analyste un accès privilégié à sa propre vie intime » : la liberté d’expression ne s’acquière qu’avec la perte d’une certaine intimité. Pour les patients dont la capacité à faire confiance a été compromise dès le début de la vie et dont l’autonomie personnelle est fragile, les auteurs sont d’accord avec Pine (1985) et Winnicott (1956) et reconnaissent qu’il est essentiel que le thérapeute « adapte la situation analytique de la prise en charge en fonction de la vulnérabilité du patient » (Adler and Bachant 1996, p. 1029), (NdT, traduit par nous-même). III.Ad. Libre association comme fondement de la méthode psychanalytique, en lien avec des innovations techniques. Axel Hoffer (2006) a passé en revue les écrits de Freud et de Ferenzi pour repérer les innovations techniques qui ont fait évoluer la technique psychanalytique. Il parvient à la conclusion que « les fondements de la psychanalyse restent l’analyse des résistances, du transfert et du contre-transfert qui se fait grâce à la méthode de la libre association (Hoffer 2006, p. 11), (NdT, traduit par nous-même). A partir d’exemples historiques cités par Freud et Ferenczi, cas cliniques de patients aux pathologies diverses, Freud (« L’homme aux loups ») et des mesures actives de Ferenzi (« l’analyse mutuelle » d’Elisabeth Severn), etc…, mais aussi

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