Finances News Hebdo numéro 1000

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INVITÉ DE LA RÉDACTION

FINANCES NEWS HEBDO

VENDREDI 23 OCTOBRE 2020

www.fnh.ma

Distribution digitale

◆ La distribution digitale reste l’une des priorités pour l’ACAPS. ◆ Une étude est en cours dans ce sens et devrait être finalisée d’ici fin 2020. ◆ Il s’agit de moderniser la distribution des produits d’assurance, sans sacrifier le réseau des intermédiaires. Un chantier majeur pour le secteur P lus que jamais, le secteur des a s s u r a n c e s est à l’épreuve de la digita-

Une étude est en train d’être menée et intitulée la «Distribution à l’ère du digital».

lisation. La crise sani- taire a d’ailleurs montré l’urgence d’accélérer ce chantier majeur. Réduction des coûts, meilleure qualité de ser- vice aux assurés, plus d’agilité… sont autant de facteurs qui ont ainsi poussé l’ACAPS à en faire l’un de ses chantiers prioritaires. Un chantier qui non seulement peut être un facteur de crois- sance, mais également permettre une meilleure couverture, notamment pour les populations les plus vulnérables. En cela, la conviction de l’Autorité est bien fon- dée : «l’on ne peut pas être contre le sens de l’histoire qui, aujourd’hui, tend vers plus de digita- lisation» , confie Hassan Boubrik, qui reste néan- moins persuadé qu’il faut pouvoir allier digital et réseau physique afin de préserver le business des

intermédiaires. L’étude qui est en train d’être menée et intitulée la «Distribution à l’ère du digital» s’inscrit dans cette optique. Financée par l’ACAPS, cette étude associe les différents acteurs du secteur, puisque figurent dans le comité de pilo- tage le ministère des

Finances, la Fédération marocaine des socié- tés d’assurances et de réassurance (FMSAR) et la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurances au Maroc (FNACAM). «Nous attendons avec beaucoup d’intérêt les conclusions de cette étude pour pouvoir

la distribution aux éta- blissements de paiement, opérateurs télécoms et utiliser le paiement mobile dans le cadre des transactions, tout en simplifiant les contrats et produits. L’objectif est de favoriser la pénétration de l’assurance au sein des ménages qui ont des revenus plutôt bas. Le second enjeu a trait à l’innovation et la qua- lité de service, y com- pris sur les produits clas- siques. «On ne peut ima- giner dans l’assurance des opérations qui se traitent uniquement sur du papier, avec des outils d’il y a 30 ou 40 ans» , relève-t-il.

déployer rapidement le dispositif sur la par- tie digitale», indique le patron de l’ACAPS. Cette étude devrait être finali- sée d’ici la fin de l’année. Puis démarrera un travail d’implémentation, notam- ment s’il y a des mesures d’ordre réglementaire et/ ou opérationnel à prendre. A ce niveau, deux sujets importants sont à mettre en relief, dont le premier a trait à l’inclusion finan- cière. Selon Boubrik, on ne peut prétendre vouloir distribuer des produits de micro-assurance en ayant les coûts d’un réseau classique. Raison pour laquelle il faut ouvrir

L’ACAPS a mis en place une instruction pour que les relevés de l’assurance-vie soient trimestriels sur papier, sauf pour les compagnies qui disposent d’une application informatique sur smartphone, mise à la disposition de la clientèle. Des concertations sont en cours entre le régulateur et les compagnies d’assu- rances pour voir les informations précises qui doivent figurer sur ces relevés. «Nous espérons régler tout cela dans les prochains mois», indique Boubrik. Ce qui est en train de se faire dans l’assurance-vie

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