66 JEUDI 30 JUILLET 2026
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territoriales demeurent. Le développement des territoires ruraux doit désormais reposer sur une école modernisée, la formalisation progressive des activités économiques, le soutien aux très petites entreprises, aux coopératives, à l'agriculture à forte valeur ajoutée, au tourisme rural et à l'économie sociale et solidaire. L'intelligence artificielle et les technologies numériques offrent égale- ment des perspectives considérables dans les domaines de l'agriculture de précision, de la gestion de l'eau, de la télémédecine, de l'enseignement à distance et de la com- mercialisation des produits agricoles. Faire du monde rural un espace d'inno- vation, d'entrepreneuriat et de création de richesse constitue ainsi une condi- tion essentielle pour renforcer la cohésion nationale, la souveraineté alimentaire et le développement équilibré des territoires. Conclusion Après vingt-sept années de profondes transformations, le Maroc dispose aujourd'hui d'atouts considérables : une vision royale de long terme, une stabi- lité institutionnelle reconnue, une écono- mie plus diversifiée et des infrastructures modernes. La nouvelle étape qui s'ouvre consiste moins à construire davantage qu'à mieux valoriser les acquis afin de renforcer la pro- ductivité, l'innovation, la recherche scienti- fique et la compétitivité. Dans cette perspective, trois priorités apparaissent essentielles : investir dans l'école et les compétences, intégrer pro- gressivement l'économie informelle grâce au numérique et faire des très petites entreprises un levier majeur de création de richesse. À ces priorités s'ajoute une exi- gence fondamentale : placer le monde rural au cœur de cette nouvelle dynamique afin que les bénéfices de la croissance profitent à l'ensemble des territoires. Le Maroc possède aujourd'hui les condi- tions nécessaires pour réussir sa transition vers une économie de la connaissance. La mobilisation de l'État, des collectivités territoriales, des régions, des universités, des entreprises, des centres de recherche et de l'ensemble des citoyens permettra de transformer cette ambition en résultats concrets. C'est dans cette continuité, fidèle à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, que le Maroc pourra consolider sa place parmi les grandes éco- nomies émergentes et construire un déve- loppement durable, inclusif et résolument tourné vers l'avenir. ◆
priorités apparaissent aujourd'hui déter- minantes : investir davantage dans l'école et le capital humain, accélérer l'intégration progressive de l'économie informelle grâce à la transformation numérique et libérer pleinement le potentiel des très petites entreprises. Ces trois priorités ne constituent pas des politiques indépendantes. Elles s'inscrivent dans une logique de complémentarité et for- ment un même cercle vertueux. Une école performante prépare les compétences dont les entreprises ont besoin pour innover. Des entreprises plus compétitives créent davan- tage d'emplois formels et de richesse. Une économie mieux formalisée renforce les recettes publiques, améliore la protection sociale et permet d'investir davantage dans l'éducation, la recherche, l'innovation et les infrastructures. C'est en consolidant les acquis tout en accélérant ces trois chantiers structurants que le Maroc pourra franchir une nouvelle étape de son dévelop- pement et réussir pleinement sa transition vers une économie de la connaissance. 1- Faire de l'école le premier investis- sement stratégique Le capital humain constitue désormais la première richesse des nations. L'école marocaine doit préparer les jeunes aux métiers de demain en renforçant l'ensei- gnement des sciences, du numérique, de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité et des nouvelles technologies. Cette ambition suppose également de rap- procher davantage l'université du monde économique, de soutenir la recherche scientifique et de développer un véritable écosystème national de l'innovation.
2- Intégrer progressivement l'écono- mie informelle grâce au numérique L'économie informelle demeure un défi majeur pour la compétitivité et les finances publiques. Son intégration progressive doit reposer sur la simplification des procé- dures, la digitalisation des services publics, le développement des paiements électro- niques et un meilleur accès aux services bancaires. Une économie davantage formalisée favo- risera la productivité, élargira la protection sociale, renforcera la confiance entre les citoyens et l'administration et améliorera les capacités d'investissement de l'État. 3- Faire des très petites entreprises un moteur de croissance Les très petites entreprises représentent l'essentiel du tissu économique marocain. Leur développement passe par un meil- leur accès au financement, à la formation, aux marchés publics, au numérique et à l'accompagnement entrepreneurial. Grâce au commerce électronique, aux pla- teformes numériques et à l'intelligence arti- ficielle, ces entreprises peuvent accroître leur productivité, accéder à de nouveaux marchés et créer davantage d'emplois durables.
IV- Faire du monde rural un acteur majeur de la nouvelle transformation
La réussite de cette deuxième transfor- mation ne pourra être complète sans une attention particulière portée au monde rural. Les investissements réalisés au cours des vingt-sept dernières années ont permis d'importants progrès, mais les disparités
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