LE REFLET EMILY AUSTIN PARLE DES BIBLIOTHÈQUES, L'IDENTITÉ, ET LA CENSURE À LA BIBLIOTHÈQUE DE RUSSELL GABRIELLE VINETTE INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL (IJL) gabrielle.vinette@eap.on.ca COLLECTIVITÉ
CHRONIQUE [ PAR YVON LEGAULT ]
yvon.legault@eap.on.ca
LA « GRANDE DANSE DU PRINTEMPS » Finalement, la « grande danse du printemps » dans la Ligue nationale de hockey! Les séries éliminatoires ont pris leur envol au cours du dernier week-end. Au grand plaisir des nombreux amateurs de hockey que nous sommes.
empêcher certaines femmes de reconnaître leur sexualité plus tôt dans leur vie. Elle a déclaré que les difficultés de la protagoniste reflètent la manière dont l’identité peut être façonnée par les attentes extérieures. L’auteure a noté que nombre de ses livres mettent en scène des personnages queer et traitent de la santé mentale, des thèmes qu’elle juge importants de représenter dans la littérature. « Nous méritons de nous voir représentés dans les livres », a-t-elle déclaré. « C’est l’une des raisons pour lesquelles l’accès à l’infor- mation est important. » Austin a également donné des détails sur son processus créatif, expliquant qu’elle s’inspire souvent de ses propres expériences de vie pour les intégrer ensuite dans des récits fictifs. Parmi ses romans précédents, on peut citer Everyone in This Room Will Someday Be Dead (Toutes les personnes présentes dans cette pièce mourront un jour), Interesting Facts About Space (Faits intéressants sur l'espace), et We Could Be Rats (On pourrait être des rats). Au cours de la séance de questions-ré- ponses, les membres du public ont posé des questions sur l’édition, la construction des personnages et les projets à venir. Austin a laissé entendre qu’un autre livre était en cours d’écriture, bien qu’aucune date de sortie n’ait été annoncée. À l’issue de l’événement, Austin a fait l’éloge tant du lieu que du public. « C'est une magnifique succursale de bibliothèque », a-t-elle déclaré. « J'ai fait un petit tour avant l'événement. C'est vraiment charmant. J'aime beaucoup la petite biblio- thèque de graines et j'ai trouvé amusant de découvrir des informations sur la plupart des livres interdits. Tout le monde était si gentil. C'était charmant. Les gens ont posé des questions vraiment pertinentes. » Cette soirée a mis en lumière à la fois la notoriété littéraire grandissante d'Austin et le rôle continu des bibliothèques publiques en tant que lieux de discussion, d'appren- tissage et de lien communautaire.
avec brio comme il l’a fait lors de la joute initiale de la série. Les Hurricanes sont bâtis pour les éliminatoires. Ils pratiquent un style de jeu hermétique, ils lancent à répétition au but et leur échec-avant est inlassable. Une équipe à l’image du joueur qu’était leur entraîneur-chef Rod Brind’Amour. Les Hurricanes en sept, seulement parce que j’espère que les Sénateurs vendront chèrement leur peau. PENGUINS-FLYERS Les Penguins de Pittsburgh en sept. Pourquoi? Parce que c’est contre nature pour moi de parier contre une équipe qui aligne Sydney Crosby. « Capitaine Canada » trouvera une façon de relancer les Penguins dans cette série contre les Flyers de Philadelphie. Conférence de l’ouest AVALANCHE-KINGS Les Kings de Los Angeles livreront une belle bataille, mais au final, ils ne feront pas le poids face à l’Avalanche, une équipe mieux équilibrée. L’Avalanche du Colorado en cinq. WILD-STARS Probablement la série la plus difficile à prédire de la ronde initiale. Le Wild du Minnesota a beau l’avoir emporté facilement sur les Stars, samedi, à Dallas, je m’attends à ce que ce duel se rende jusqu’à la limite de sept parties. Les Stars en sept. Ne me demandez surtout pas pourquoi. MAMMOTH-GOLDEN KNIGHTS L’expérience des Golden Knights de Vegas devrait faire la différence dans cette série contre le Mammouth de l’Utah. Les Golden Knights en six. DUCKS-OILERS Ce ne sera pas facile, mais Connor McDavid et les Oilers d’Edmonton auront le meilleur sur les Ducks d’Anaheim. Les Oilers en sept. Les Leafs, quel fiasco! Les grands absents des présentes séries de fin de saison dans la LNH, ce sont assurément les Maple Leafs de Toronto. Quel fiasco! Considérés il n’y a pas si longtemps comme de sérieux aspirants aux grands honneurs, les Leafs ont enchainés décisions douteuses par-dessus décisions douteuses au cours des dernières années. À un tel point qu’on est en droit de se demander si la fenêtre d’opportunité n’est pas fermée complètement. Parmi les décisions les plus questionnables de l’organisation, l’une des pires est certainement l’embauche de Brad Treliving au poste de directeur-gérant. Comment a-t-on pu lui confier un rôle aussi important au sein d’une des franchises les plus historiques du circuit Bettman? Ça me dépasse! Surtout lorsqu’on sait dans quel état lamentable il a laissé les Flames lors de son court séjour à Calgary. Un autre exemple frappant qui démontre que choisir un membre du « boys club » n’est pas toujours gage de succès.
Des séries qui s’annoncent des plus intéressantes. Premièrement, parce que les Canadiens de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa – les deux équipes « chouchou » des mordus de hockey de la région, y participent. Secondo, parce que bien malin est celui qui peut prédire qui portera à bout de bras la Coupe Stanley à la fin de ce long marathon. La seule et unique certitude: un nouveau champion succèdera aux Panthers de la Floride, les vainqueurs des deux dernières séries printanières. Loin de moi l’idée de me considérer comme un expert, mais pourquoi ne pas me prêter au jeu et essayer de prédire lesquelles huit équipes survivront à la première ronde. Certes, pas une mince tâche, vous en conviendrez. Dès le départ, on sait déjà que deux des six meilleures équipes en saison régulière ne seront plus là pour le début du deuxième tour. Que ce soit les Canadiens, le Lightning de Tampa Bay, le Wild du Minnesota ou les Stars de Dallas. Décevant, je suis d’accord, mais ainsi le veut le format actuel des séries de Monsieur Bettman. En toute franchise, je dois avouer que je pars avec un léger avantage. J’écris ces lignes alors que je connais déjà les gagnants de la partie initiale de sept des huit séries. Ces résultats ont-ils influencé mes prédictions? Sincèrement? Dans certains cas oui, dans d’autres, absolument pas. Bon, il est temps de se mouiller. Allons-y … Conférence de l’est BRUINS-SABRES En toute logique, les Sabres de Buffalo sont favoris pour l’emporter. Ils ont connu une deuxième moitié de saison du tonnerre. Cependant, ils ont eu la frousse, samedi, dans le premier match de la série. Je pense que si les Bruins de Boston parviennent à se remettre de cette défaite crève-cœur et qu’ils gagnent la prochaine partie à Buffalo, ils enlèveront les honneurs de la série. Les Bruins en sept, surtout à cause de leur expérience dans les séries. CANADIENS-LIGHTNING Belle victoire des Canadiens de Montréal contre le Lightning, dimanche, à Tampa Bay. Quelle prestation de Juraj Slafkovsky! Le gros ailier a été tout simplement dominant. Si l’attaque à cinq continue de produire comme elle l’a fait au cours de cette première partie, que le duo Strubble-Xhekaj continue de bien remplir son rôle obscur et que l’équipe continue de pratiquer du hockey robuste, mais un peu plus discipliné, j’aime les chances du Tricolore. Surtout que le trio Suzuki-Caufield-Slafkovsky devrait avoir les coudées plus franches, à cinq contre cinq, lorsque la série se transportera à Montréal et que l’entraîneur Martin St-Louis pourra les soutirer de la converture du duo Anthony Cirelli-Brandon Hagel Les Canadiens en six, parce qu’ils ont réussi à gagner un des deux premiers matchs en Floride. SÉNATEURS-HURRICANES J’aimerais bien vous dire que les Sénateurs d’Ottawa auront le meilleur sur les Hurricanes de la Caroline, mais je doute que ça se produise. Surtout si Frederik Anderson joue
Une quarantaine de personnes se sont réunies à la bibliothèque publique de la municipalité de Russell pour une soirée en compagnie de la romancière et poète canadienne Emily Austin, qui a présenté son dernier ouvrage, Is This A Cry For Help? (Est-ce un appel à l'aide?), a évoqué son parcours d'écrivaine et a répondu aux questions des lecteurs. Mme Austin, autrice établie à Ottawa et connue pour son humour incisif et ses romans riches en émotions, a lu un extrait de son dernier roman avant d’évoquer les idées qui ont inspiré son histoire. L’évé- nement s’est conclu par une séance de questions-réponses, un tirage au sort pour gagner un exemplaire gratuit du livre et une séance de dédicaces au cours de laquelle les participants ont pu rencontrer l’autrice. Son dernier roman met en scène Darcy, une bibliothécaire lesbienne qui reprend le travail après avoir traversé une crise de santé mentale. Emily Austin a expliqué que le livre s’inspirait en partie de sa propre formation en bibliothéconomie et de son expérience professionnelle dans les biblio- thèques publiques. « J’ai un diplôme en bibliothéconomie et j’ai travaillé dans des bibliothèques publiques », a déclaré Emily Austin au public. Elle a expliqué que l’idée du roman lui était venue après avoir assisté à une séance d’orientation du personnel à la Bibliothèque publique d’Ottawa, au cours de laquelle les employés avaient passé en revue les politiques relatives à la liberté intellectuelle et à l’utilisation des ordinateurs publics. Mme Austin a profité de cette discussion pour explorer le rôle plus large que jouent les bibliothèques dans la société. « Les bibliothèques, ce n’est pas seu- lement des livres », a-t-elle déclaré. « Elles constituent l’un des derniers « tiers-lieux » où l’on peut se rendre sans avoir à dépenser d’argent. Ce sont des institutions démo- cratiques, et pour que les démocraties fonctionnent, nous avons besoin d’un accès libre et ouvert à l’information. » Elle a noté que les débats autour de la censure et des livres contestés ont contribué à façonner les thèmes du roman. Austin a déclaré que les bibliothèques publiques subissent souvent des pressions quant aux documents qui devraient être disponibles, mais a averti que la censure peut rapidement s’étendre au-delà d’une seule question. « La censure est une pente glissante », a-t-elle déclaré, soulignant le fait que de nombreux livres fréquemment contestés traitent d’histoires LGBTQIA+ ou de thèmes liés à la justice raciale. Austin a expliqué que Is This A Cry For Help? aborde également l’hétérosexualité imposée, cette pression sociale qui peut
L’autrice canadienne Emily Austin s’adresse aux lecteurs à la Bibliothèque publique du canton de Russell lors d’une soirée comprenant une lecture, une discussion, une période de questions, et une séance de signatures. (Gabrielle Vinette, EAP)
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