ÉDITION GRANDS ENTRETIENS
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Quelques chiffres concernant la 34 e édition de l’enquête d’insertion de la CGE , issue de l’exploitation des 109 939 questionnaires complétés par des diplômés
83,4% sont des cadres (-2,3 points) mais seuls 65% des managers ; 2/3 des jeunes diplômés des Grandes Écoles gagnent entre 36 et 46K avec une dispersion plus élevée côtés jeunes managers et des disparités importantes selon le secteur : les salaires atteignent presque 50K euros dans le secteur de la banque et assurance et plafonnent autour de 37K dans le secteur du commerce et de la vente ; 77,8% des die utilisent l’IA générative dans leur travail. +11,6 points par rapport à l’an dernier.
l’APEC, qui prévoyait une baisse de 12% des intentions de recrutement des jeunes cadres. Par ailleurs : Le taux net d’emploi est de 76% , il baisse de 4,2 points ; 61,7% des diplômés ont trouvé leur emploi avant leur sortie d’école et 80% moins de deux mois après la diplômation ; 40% des emplois sont proposés par l’entreprise où s’est effectué le stage de fin d’études ou de l’alternance ; 80% sont des CDI (-2,6 points) ;
des promotions sorties en 2024 et 2025 : 61,8% sont en activité professionnelle au moment de l’enquête, soit une baisse de 3,5 points par rapport à l’édition 2025. Deux éléments de mise en perspective fournis par la CGE : la période de réponse (entre novembre et mars), soit presque immédiatement à la sortie de l’école ; le maintien d’un recul moindre que celui annoncé par
développer des évaluations conjointes avec EQUIS. En revanche, l’agrément ne sera pas distribué automatique- ment. Il remplacera la reconnais- sance, qui constituait jusqu’à présent une forme de validation permanente. Désormais, il sera régulièrement réé- valué et pourra être retiré. ». La CGE et la CDEFM demandent des ajustements Le texte, adopté par le Sénat dans la nuit du 2 juin, doit désormais être examiné par l’Assemblée na - tionale selon un calendrier qui reste à préciser. Dans un commu- niqué commun publié le 4 juin, la CDEFM et la CGE (Conférence des Grandes Écoles) regrettent une réforme qui, selon elles, « manque son objectif » en impo- sant « de nouvelles contraintes à des établissements déjà soumis à des évaluations rigoureuses ». Les deux conférences estiment no- tamment que la sortie de Parcour- sup ne constitue pas une réponse suffisante pour les établissements ne bénéficiant pas de l’agrément, alors que ceux-ci continueraient à pouvoir toucher des finance - ments liés à l’apprentissage. Elles s’inquiètent également des dis- positions prévues aux articles 5 et 8, autorisant notamment une résiliation jusqu’à trente jours après le début de la formation, voire trois mois en cas de motif « sérieux et légitime », ainsi que du plafonnement des arrhes à 10% des frais de scolarité. Selon elles, ces mesures feraient peser un risque financier important sur les établissements privés reconnus et pourraient créer une distorsion de concurrence au détriment des écoles françaises. Ce colloque de la CDEFM aura ainsi illustré une conviction largement partagée par les dirigeants d’écoles : dans un contexte de profondes mutations réglementaires, économiques et technologiques, les établissements auront tout intérêt à défendre col - lectivement les intérêts d’un ensei - gnement supérieur privé exigeant , reconnu et responsable . ■
Réglementation Le projet de loi sur l’enseignement supérieur privé en toile de fond du colloque CDEFM sur la RSE et l’IA
Début juin, la CDEFM a réunit ses adhérents le temps d’un colloque intitulé « Former les leaders de demain : IA et transition écologique & sociale, de nouvelles compétences à connecter ». Au programme, échanges autour de ces sujets stratégiques pour la formaiton des managers de demain et partage de deux documents conçus par la CDEFM pour accompagner les équipes pédagogiques. Ce rendez-vous a aussi été l’occasion d’un point sur les évolutions en cours pour l’évaluation des écoles de management au lendemain de l’adoption par le Sénat du projet de loi de régulation des établissements privés dont certaines dispositions ont vivement fait réagir la CDEFM et la CGE.
privé intégré au HCERES. « La doc- trine d’évaluation restera celle que les établissements connaissent déjà, avec quelques ajustements », a assuré Jé- rôme Méric, précisant que les pre- mières évaluations des formations devraient pouvoir être engagées dès la rentrée 2026. Parcoursup réservé aux formations agréées L’une des principales évolutions prévues par le texte concerne l’ac- cès à Parcoursup. À terme, seules les formations agréées ou recon- nues d’intérêt général devraient pouvoir figurer sur la plateforme nationale (lire l’encadré ci-contre). L’objectif affiché est d’écarter les établissements dont la qualité des formations ou les pratiques commerciales suscitent des interrogations. « Nous arrivons à un texte équilibré, à l’écoute des établissements », es- time Jérôme Méric. « Les normes ne seront pas alourdies pour les écoles déjà reconnues pour la qualité de leurs évaluations. Nous travaillons au contraire à simplifier les guides méthodologiques, les data sheets et à
C’ est par un appel à la solidarité face à la concurrence accrue des écoles privées lucratives, aux finan - cement de plus en plus com- plexes à obtenir, au contexte
propose un référentiel de compétences en intelligence artificielle . La seconde rassemble de nombreux exemples de transformation des enseignements de ges- tion à l’aune des transitions
par Stéphanie Ouezman
international tendu et aux retom- bées sur l’économie qu’à débuté le colloque organisé par la CDEFM le 2 juin dernier. « Faisons en sote que nos sujets communs soient por- tés ensemble et efficacement au plus haut niveau », a appelé Alexandre de Navailles, directeur général de KEDGE, en ouverture du colloque accueilli sur le campus parisien de la business school . Deux référentiels pour accompagner les formations Consacrée aux enjeux de l’in- telligence artificielle et de la responsabilité sociétale, cette jour- née a permis aux écoles membres de la CDEFM d’échanger autour de leurs pratiques et de partager leurs retours d’expérience. Les par- ticipants sont notamment repartis avec deux publications destinées à accompagner les établissements dans leurs transformations. La première, élaborée conjointe- ment par la CDEFM et la CEFDG,
écologique et sociétale. Deux ou- tils conçus pour aider les écoles à former des diplômés capables de maîtriser les technologies émer- gentes sans perdre de vue les enjeux humains et la création de valeur durable. Une réforme qui redessine l’évaluation des écoles Le colloque a également été mar- qué par l’intervention de Jérôme Méric, président de la CEFDG, qui prendra à compter du 1 er sep- tembre la direction du départe- ment Enseignement supérieur pri- vé du HCERES. Une prise de pa- role particulièrement attendue au regard du projet de loi de régula- tion de l’enseignement supérieur privé, qui devrait profondément modifier les modalités d’évalua - tion des établissements. La CEFDG est en effet appelée à disparaître en tant que commis- sion ministérielle pour devenir un conseil d’orientation du supérieur
Les deux niveaux de reconnaissance du projet de loi Le projet de loi entend faire de la présence sur Parcoursup la véritable garantie de qualité délivrée par l’État. À terme, seules pourront y figurer les formations dont la qualité aura été évaluée par une instance indépendante, le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres). Deux niveaux de reconnaissance sont créés : L’agrément : ouvert à tous les établissements privés, à but lucratif ou non, ainsi qu’aux organismes de formation. Il atteste de la qualité globale de l’offre de formation après évaluation indépendante portant sur la formation, mais aussi sur la stratégie, la gouvernance, la gestion et la politique sociale de l’établissement. L’agrément d’intérêt général : réservé aux établissements à but non lucratif qui concourent aux missions du service public. Il distingue ceux qui adossent leurs formations à la recherche, organisent la vie étudiante et s’engagent par contrat avec l’État.
NUMÉRO DOUBLE La Lettre de Major Prépa #16 & 17
Avril/Juin 2026 p. 18
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