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L’expérience «voyageur», devenu un paramètre

désormais acteurs majeurs de déve- loppement économique, social et environnemental, doivent être accompagnées pour la promotion territoriale via l’utilisation du digital. D’où l’opportunité de mettre sur pied de vraies marques régionales à même de s’arroger les faveurs des touristes de plus en plus en quête d’authenticité. D’ailleurs, à ce titre, les villes impériales du Royaume ont un grand potentiel, encore sous- exploité. u

Global Destinations Cities Index 2018, classement des villes visitées pour les loisirs publié par Mastercard. Dans ce classement, Punta Cana (République Dominicaine) arrive en tête grâce à une mise en avant à 99,9% de la culture. Elle est suivie par Cusco au Pérou (98%) et Djerba en Tunisie (97,7%). Atteindre les objectifs escomptés suppose une plus forte implication des régions dans le contexte de la régionalisation avancée. D’autant plus que les entités régionales,

dernière mise sur plusieurs facteurs de différenciation, dont les contenus numériques. Un pari loin d’être gagné Dans l’optique de booster un secteur aussi névralgique que celui du tou- risme, les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs stratégies dédiées qui ont eu le mérité d’exister, avec toutefois des résultats mitigés. Pour rappel, cette branche tertiaire a été dotée de deux plans stratégiques avec des objectifs chiffrés (Plan Azur, Vision 2020). Aujourd’hui, il est clair qu’on est encore loin des ambitions de la Vision 2020, pour ne citer que le doublement des arrivées de tou- ristes (20 millions). Pour preuve, en 2017, le Maroc a dépassé pour la première fois la barre des 11 millions de touristes. Même si le tourisme national a gagné 6 millions de touristes en 15 ans, celui-ci est dans une situa- tion d’inertie depuis 2010, avec un rythme de progression timoré. Signalons au passage qu’aucune des- tination marocaine ne figure dans le

crucial, cons- titue un critère stratégique dans le choix de la destination touristique.

Selon l’Observatoire marocain du tourisme, l’on dénombre au total près de 4,1 millions de touristes qui ont visité le Royaume entre janvier et mai 2018. Ce qui constitue une progression de 9% par rapport à la même période de l’année 2017. A l’origine de cette hausse, les principaux marchés émetteurs en l’occurrence l’Italie (+16%), l’Allemagne (+12%), la France et la Hollande (+8% chacune), le Royaume-Uni (+7%) et l’Espagne (+4%). A noter que l’autre particularité qui conforte la concentration de l’activité touristique est que Marrakech et Agadir ont capté 60% des nuitées totales à fin mai, soit une progression respective de l’ordre de 9% et 7%. En termes de croissance, les autres destinations n’ont pas été en reste. Il s’agit de Fès (+17%), Rabat (+8%) et Tanger (+7%). En définitive, la bonne nouvelle est que les recettes issues de l’activité touristique des non-résidents au Maroc ont culminé à 27,1 Mds de DH à fin mai 2018 (contre 23,6 Mds de DH un an auparavant). Ce qui marque une progression de 14,8%. Plus de 4 millions de touristes enregistrés

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FINANCES NEWS HEBDO [ HORS-SÉRIE N°35 ]

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