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HIGH-TECH

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 4 JUIN 2026

Rivaldom «Le Maroc est le point de départ de notre ambition mondiale»

ra à d'autres régions, chacune pourra avoir ses propres cartes légendaires, inspirées de son histoire et de sa culture. Nous voulons que Rivaldom soit un jeu mondial qui respecte et valorise les cultures locales. F. N. H. : Quels ont été les principaux obstacles ren- contrés jusqu'à présent ? K. Ch. : Comme pour beaucoup de studios indépendants, les défis sont nombreux. Le finan- cement est évidemment un sujet important. Mais pour moi, le plus grand défi reste la recherche de l'excellence. Nous refusons de sortir un produit juste parce qu'une date arrive sur le calen- drier. Aujourd'hui, nous visons un lancement autour de 2027, et nous préférons prendre plus de temps plutôt que de sortir un jeu qui ne répond pas à nos standards. Le deuxième défi est humain. Construire un jeu ambi- tieux demande des personnes qui adhèrent vraiment à la vision, qui croient dans sa capacité à exister sur la scène internatio- nale, et qui acceptent de travail- ler sur le long terme. Dans le jeu vidéo, la technologie compte. Mais la qualité d'une équipe compte encore davantage. F. N. H. : Le Maroc affiche de grandes ambitions dans l'industrie du gaming. Selon vous, quelles sont les conditions nécessaires pour faire émerger davan- tage de studios ? K. Ch. : Le Maroc possède déjà beaucoup de talents. Le véri- table défi, aujourd'hui, c'est de transformer ce talent en succès internationaux. Nous sommes encore au début de l'aventure. On voit apparaître de plus en plus d'événements, de forma- tions, de studios, et d'investis- seurs intéressés par le secteur. C'est extrêmement positif. Mais il faut aussi accepter une réalité : une industrie du jeu vidéo ne se construit pas uniquement avec des réussites. Elle se construit aussi avec des échecs. Chaque pays qui possède aujourd'hui une industrie forte a connu des dizaines de projets qui n'ont

Présenté au Morocco Gaming Expo 2026, Rivaldom fait partie de cette nouvelle génération de projets qui souhaitent faire du Maroc un acteur de la création vidéoludique. Entre ambition mondiale, inspiration culturelle et volonté de construire une communauté locale forte, le jeu entend suivre une trajectoire différente. Kacem Chaoui, Head of Growth, digital marketing & communications, nous dévoile les coulisses de cette initiative et sa vision du gaming.

Propos recueillis par K. A.

voulions un jeu stratégique pro- fond, qui tienne dans une ses- sion de 15 à 20 minutes, tout en restant accessible à des joueurs qui ont une vie, un travail, des contraintes. Notre philosophie est simple : le joueur doit gagner grâce à ses décisions, pas grâce à son portefeuille. C'est pour cela que Rivaldom est conçu autour d'un modèle «Pay-to- Progress», et non «Pay-to-Win». Notre ambition n'est pas seu- lement de sortir un jeu. C'est de montrer qu'un studio porté par des talents marocains peut créer une licence compétitive capable de séduire des joueurs partout dans le monde. F. N. H. : Présenté au Morocco Gaming Expo, Rivaldom a attiré l'atten- tion de nombreux visi- teurs. Pouvez-vous nous présenter le jeu et ce qui le distingue ? K. Ch. : Rivaldom est un jeu de stratégie compétitif au tour par

tour conçu pour le mobile. Ce qui le distingue, ce n'est pas une mécanique unique et révolution- naire. C'est plutôt la combinai- son de plusieurs mécaniques rarement réunies dans un même jeu : gestion de territoire, res- sources, cartes stratégiques, alliances, trahisons, enchères pour l'ordre du tour, combats tactiques et plusieurs condi- tions de victoire. Mais l'élément qui intrigue le plus les joueurs, c'est notre approche de l'inte- raction. Dans la plupart des jeux au tour par tour, vous n'existez que pendant votre tour. Dans Rivaldom, le joueur reste impli- qué même quand ce n'est pas son tour - par les alliances, les trahisons, les réactions. Résultat : même dans un jeu au tour par tour, il y a une tension permanente. Nous avons aussi voulu une dimension culturelle forte. Le jeu démarre avec des cartes légendaires inspirées du patrimoine marocain. Puis, à mesure que Rivaldom s'ouvri-

Finances News Hebdo: Rivaldom fait partie des rares jeux développés au Maroc avec une ambition internationale. Comment est née cette aventure et quelle vision portez-vous à travers ce projet ? Kacem Chaoui : Rivaldom est développé entre la France et le Maroc, par des équipes qui coconstruisent le projet au quo- tidien. Mais dès le départ, nous avons voulu que le Maroc fasse partie de son ADN. L'idée est née d'un constat simple : nous adorons les jeux de stratégie, mais sur mobile, nous avions souvent deux extrêmes. Soit des jeux très simplifiés, soit des jeux qui demandent énormément de temps, de grind ou d'argent pour rester compétitifs. Nous

Notre ambition est de montrer qu'un studio porté par des talents marocains peut créer une licence compétitive capable de séduire des joueurs partout dans le monde.

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