Finances News Hebdo 1237

Découvrez le numéro 981 de Finances News Hebdo, premier hebdomadaire de l'information financière au Maroc

Du 4 juin 2026 - 8 DH - N° 1237

PREMIER HEBDOMADAIRE DE L'INFORMATION FINANCIÈRE AU MAROC

Directeur de la publication : Fatima Ouriaghli

Tamwilcom lance «Jossour 2030»

Finance participative Pourquoi le grand décollage se fait toujours attendre

Financer plus, financer mieux

P. 2/10

P.13 à 15

P. 8/9

«La TVA doit suivre la géographie de la consommation»  Entretien avec l'économiste Abdelghani Youmni. Services digitaux transfrontaliers

Africa Tax Symposium Le continent africain veut peser sur les règles du jeu mondial

P. 18/19

P. 16/17

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massira El Khadra, Casablanca - Tél. : (0522) 98.41.64/66 - Fax : (0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

SOMMAIRE

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 4 JUIN 2026

4 ACTUALITÉ

28 L'UNIVERS DES TPME

Editorial

Entretien avec Aya Laraki : Cuimar, «Notre ambi- tion est de positionner le ‘Moroccan Leather’ comme une référence premium mondiale»

Voyons voir : Trump, Netanyahu et le Liban de la discorde BOURSE & FINANCES

Bourse de Casablanca : Les nouvelles convictions de BKGR sur les valeurs cotées Dette souveraine : Les coulisses de la première sortie «flash» du Maroc «Jossour 2030» : Tamwilcom veut bâtir les ponts du financement privé Sociétés cotées : 6,4 milliards de dirhams de revenus additionnels au T1 Finance participative : Mourabaha, la locomotive du secteur Entretien avec Dr. Ahmed Tahiri Jouti : Finance participative, Pourquoi le grand décollage se fait toujours attendre Africa Tax Symposium : Le continent africain veut peser sur les règles du jeu mondial Entretien avec Pr Abdelghani Youmni : Services digitaux transfrontaliers : «La TVA doit suivre la géographie de la consommation»

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Fatima Ouriaghli Directeur général, Responsable de la publication

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Jossour 2030

Rabat-Bamako : Les ressorts d’un partenariat stratégique forgé par l’histoire

T Financer plus, financer mieux

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amwilcom vient de présenter «Jossour 2030», un plan stratégique qui dépasse le simple exercice de planification pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur les moteurs de la croissance marocaine. À travers cette feuille de route, l’institution ambitionne d’accompa- gner, d’ici à 2030, 435.000 bénéficiaires, de mobiliser près de 300 milliards de dirhams de financements, de générer 60 milliards de dirhams d’investissements privés additionnels et de contribuer à la création de 45.000 emplois par an. Ces chiffres rappellent une réalité souvent sous-estimée : le financement demeure l’un des principaux

leviers de transformation économique du Maroc. Depuis plusieurs années, le Royaume a multiplié les stratégies sectorielles, les programmes d’investissement et les réformes structurelles. Mais nombre de projets se heurtent encore à une difficulté récurrente : l’accès au financement. Car ce qui manque souvent, ce n’est ni l’idée ni l’ambition, mais la capacité à convaincre une banque, à présenter des garanties suffisantes ou à réunir les ressources nécessaires pour transformer une initiative en entreprise viable. Cette réalité concerne particuliè- rement les très petites entreprises, les jeunes entrepreneurs, les porteurs de projets innovants et les acteurs économiques installés loin des grands centres urbains. C’est précisément sur ce terrain que Tamwilcom s’est imposée comme un acteur de référence. Les résultats enregistrés en 2025 montrent d’ailleurs que son rôle dépasse désormais celui d’un simple organisme de garantie. L’institution a contribué à mobiliser plus de 54 milliards de dirhams de crédits au profit de plus de 86.000 bénéficiaires, dont près de 72% relevant des TPME. Plus de 44 milliards de dirhams de financements ont été générés grâce à ses mécanismes de garantie, illustrant une montée en puissance constante de son action. L’annonce de «Jossour 2030» intervient d’ailleurs dans un contexte particulier. Le Maroc est engagé dans une phase d’investissement sans précédent. Entre les pré- paratifs de la Coupe du monde 2030, les projets industriels et les infrastructures fer- roviaires, portuaires et énergétiques, les besoins de financement sont considérables. Mais les grands chantiers ne peuvent produire tous leurs effets que s’ils s’appuient sur un tissu dense de PME, de TPE et d’entrepreneurs capables de saisir les oppor- tunités créées. Les mesures annoncées prennent alors tout leur sens. Le relèvement du plafond d’éligibilité des entreprises de taille intermédiaire à 500 millions de dirhams de chiffre d’affaires, contre 200 millions auparavant, permettra d’accompagner davantage d’en- treprises dans leurs projets de croissance. Ces ETI constituent souvent le «chaînon manquant» des économies émergentes : trop importantes pour certains dispositifs destinés aux PME, mais encore insuffisamment armées pour accéder aux meilleures conditions réservées aux grands groupes. La hausse du taux de garantie des TPE à 75% constitue également un signal fort. En réduisant le risque supporté par les banques, Tamwilcom facilite l’accès au crédit pour des milliers de petites structures. Dans le même esprit, la refonte du mécanisme de cofinancement, avec un taux préférentiel fixé à 2% et la suppression du seuil mini- mal d’investissement, élargit considérablement le nombre d’entreprises susceptibles d’en bénéficier. Au-delà de ces mesures, «Jossour 2030» illustre une évolution plus profonde de l’approche marocaine en matière de développement économique. Aujourd’hui, l’enjeu est davantage celui de l’inclusion économique. Comment faire en sorte que les bénéfices du développement atteignent l’ensemble des territoires ? En mettant davantage l’accent sur la dimension territoriale de l’inclusion financière, Tamwilcom apporte un élément de réponse à cette question. Certes, aucun plan stratégique ne saurait à lui seul résoudre toutes les difficultés d’accès au financement. Mais «Jossour 2030» traduit une ambition claire : faire du financement non plus un simple outil bancaire, mais un véritable instrument de crois- sance, d’emploi et d’inclusion économique. u

HIGH-TECH

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IA, puces, batteries : Les nouveaux fronts de la rivalité sino-américaine Entretien avec Kacem Chaoui : Rivaldom, «Le Maroc est le point de départ de notre ambition mondiale»

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ECONOMIE

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Commerce extérieur : La géographie du déficit commercial Gaz naturel : Le Maroc muscle son arsenal juridique Entretien avec Marouane Hatim : Intelligence économique, Ce levier encore sous-exploité par les entreprises marocaines Entretien avec Oussama Attahir : OIT, Quand le conflit au Moyen-Orient menace les emplois dans les Etats arabes

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• Directeur des rédactions & Développement : David William • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Youssef Seddik, Khalid Aourmi, Ibtissam Zerrouk • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique & maquettiste : Abdelillah Chamseddine • Mise en page : Zakaria Beladal

• Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri • Administratif : Fatiha Aït Allah • Édition : JMA CONSEIL

• Impression : Les imprimeries du Matin • Distribution : Sochpress • Tirage 5.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05 • S.A.R.L. au capital de 5.000.000,00 DH - C.N.S.S. 600 50 62 I.F. 1022303 - Patente 35770001 - ICE N° : 001526693000021

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com

VOYONS VOIR

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Trump, Netanyahu et le Liban de la discorde

D

Par D. William

epuis des décennies, les désaccords entre Washington et Tel-Aviv se règlent générale- ment derrière des portes closes et sont rare- ment exprimés avec la brutalité caractéris- tique de Donald Trump. Cette fois, selon plu- sieurs sources américaines citées par Axios, le président américain aurait littéralement explosé contre Benjamin Netanyahu après l’escalade militaire israélienne au Liban, le traitant de «complètement fou» . Et lorsque le locataire de la Maison Blanche affirme à son interlocuteur que «tu serais en prison sans moi», on comprend immédiatement que quelque chose s’est fissuré dans une relation que l’on croyait pourtant indestructible. La scène est révélatrice d’un paradoxe qui définit aujourd’hui le Moyen-Orient. Donald Trump reste probablement le président amé- ricain le plus favorable qu’Israël ait connu. Pourtant, c’est lui qui se retrouve désormais à freiner l’ardeur militaire de son allié. Non pas par conversion soudaine au pacifisme, mais parce que ses propres intérêts poli- tiques et stratégiques l’y obligent. Car la colère présidentielle traduit en réalité une préoccupation beaucoup plus terre à terre : Trump veut coûte que coûte sortir du bourbier moyen-oriental. Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran du 28 février, puis l’enchaînement des représailles et des contre-représailles, l’administration américaine cherche déses-

pérément une porte de sortie. Les négocia- tions indirectes avec Téhéran constituent aujourd’hui la seule perspective permettant à Washington de présenter une issue poli- tique à une guerre dont le coût économique et diplomatique ne cesse de croître. Or, pour les Iraniens, la condition est claire : aucun accord global n’est envisageable sans cessez-le-feu au Liban. Dès lors, chaque frappe israélienne supplémentaire et chaque avancée militaire au Sud-Liban devient un obstacle supplémentaire sur la route des négociations. Et c’est là que se situe le cœur du problème. Pour Netanyahu, la guerre est devenue une nécessité politique autant que sécuritaire. Le Premier ministre israélien fait face à une contestation intérieure persistante, à un pro- cès pour corruption qui continue de planer sur son avenir politique et à une coalition gouvernementale dominée par les courants les plus durs de la droite israélienne. Dans un tel contexte, apparaître conciliant n’est pas une option. Pour Trump, au contraire, l’urgence est de stabiliser la région afin de présenter aux électeurs américains un succès diploma- tique avant les échéances électorales. Les deux hommes poursuivent donc désormais des objectifs divergents, voire contradic- toires. Cette divergence explique la violence inhabi-

tuelle des échanges. Le président américain semble persuadé que Netanyahu joue sa propre partition sans tenir compte des intérêts de Washington. Le dirigeant israélien, lui, paraît convaincu que la sécurité de son pays exige la poursuite de l’offensive contre le Hezbollah, indépendam- ment des calculs de la Maison Blanche. Le résultat est une situation presque surréa- liste où Donald Trump tente de s’improviser médiateur entre Israël et le Hezbollah. La simple évocation de ce scénario aurait semblé absurde il y a encore quelques mois. Pourtant, le président américain affirme avoir obtenu des engagements des deux camps. Il assure que les troupes israéliennes ne mar- cheront pas sur Beyrouth et que le Hezbollah cessera ses attaques. Il appelle même les belligérants à arrêter de se battre «pour toujours». Le problème est que la réalité du terrain semble ignorer les déclarations présiden- tielles. Quelques heures seulement après ces annonces d’apaisement, les échanges de tirs ont repris. Le Hezbollah a revendiqué des attaques contre les forces israéliennes. Israël a poursuivi ses frappes dans plusieurs localités du Sud-Liban. Cette contradiction entre les annonces et les faits illustre parfaitement la fragilité de la position américaine. Washington conserve une influence considérable dans la région, mais celle-ci n’est plus absolue. Les alliés suivent leurs propres agendas, les adver- saires imposent leurs conditions, alors que les acteurs non étatiques comme le Hezbollah continuent de peser lourdement sur les équilibres régionaux. Pendant ce temps, le Liban continue de payer le prix de cette confrontation régio- nale. Plus de 3.400 morts. Plus d’un million de déplacés. Et une économie déjà exsangue qui s’enfonce davantage dans la crise. Le pays du Cèdre est devenu le terrain sur lequel se croisent les ambitions israé- liennes, les intérêts iraniens, les calculs américains et les inquiétudes européennes. Chacun y projette ses objectifs stratégiques. Mais peu semblent réellement préoccu- pés par le sort des Libanais eux-mêmes. Malheureusement ! ◆

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 48 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du Hors-série. Voici mes coordonnées : ❑ M ❑ Mme ❑ Mlle Nom/Prénom : ................................................................................... Adresse : ............................................................................................ Ville : ............................. Code Postal : ............................................ Tél : ........................................ Fax : ................................................. E-mail : ............................................................................................. Mon règlement ci-joint par : ❑ Chèque bancaire ou virement bancaire à l’ordre de JMA Conseil : Banque Populaire, Agence Abdelmoumen, Compte N° 21211 580 5678 0006-Casablanca - (Maroc)

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ment des potentiels significatifs sur Alliances et BMCI (41,9% chacune), CIH Bank (40,4%), CDM (39,9%) et Itissalat Al-Maghrib (39,6%). Sur ces dossiers, l’écart entre les cours obser- vés au 25 mai et les cours cibles laisse encore, selon BKGR, une marge d’apprécia- tion importante. Plusieurs ajustements ressortent de cette mise à jour. Afriquia Gaz, Aradei Capital, Auto Hall, BMCI, CDM, CIH Bank, Ciments du Maroc, Colorado, Itissalat Al-Maghrib, Jet Contractors et Sonasid passent à l’achat. Taqa Morocco et TGCC, dont les recomman- dations étaient suspendues dans la précé- dente synthèse, réapparaissent également dans la liste des valeurs à acheter. À l’inverse, certaines valeurs sont ramenées à un avis plus prudent. CMG Group passe d’ «acheter» à «accumuler» , tout comme Marsa Maroc. Sothema est désormais recom- mandée à «conserver» , après une précé- dente recommandation à «accumuler» . BKGR recommande aussi d’accumuler Cash Plus, Cosumar, Disway, Label Vie, Mutandis, SMI et TotalEnergies Marketing Maroc. Du côté des valeurs à conserver, la liste com- prend Managem, Minière Touissit, SGTM, Sothema et Wafa Assurance. Ces dossiers affichent des potentiels plus limités, voire négatifs pour certains. Managem présente ainsi un downside de 26,9%, tandis que Minière Touissit ressort à -7,2% et Wafa Assurance à -6,8%. La seule recommandation de vente porte sur Résidences Dar Saada, avec un potentiel négatif de 10,7%. Le cours cible retenu par BKGR ressort à 151 DH, contre un cours de 169 DH au 25 mai 2026. Cette actualisation confirme une hiérarchie plus sélective au sein de la cote. Les valeurs bancaires restent bien représentées parmi les dossiers à fort potentiel, avec BCP, BMCI, CIH Bank, CDM et Attijariwafa bank toutes recommandées à l’achat. Les secteurs de l’immobilier, santé, BTP et utilities conservent également une place importante dans les convictions de BKGR pour ce mois de juin. ◆

BMCE Capital Global Research a actualisé sa synthèse des recommandations au titre de juin 2026. Le bureau de recherche couvre 37 valeurs cotées à la Bourse de Casablanca, représentant près de 88,5% de la capitalisation du marché, selon les données arrêtées au 25 mai 2026. Bourse de Casablanca Les nouvelles convictions de BKGR sur les valeurs cotées

Par Y . Seddik

 BKGR aborde le mois de juin avec un biais nettement offensif sur la cote casablancaise, en recommandant 22 valeurs à l’achat avec des upsides intéres- sants.

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e biais ressort nettement favorable. Sur l’ensemble de l’univers suivi, BKGR recom- mande désormais 22 valeurs à l’achat, contre 9 à accumuler, 5 à conserver et une seule à vendre. Cette lecture traduit un marché encore jugé porteur sur plusieurs dossiers, malgré la progression déjà enregistrée par la cote ces derniers mois. Dans le détail, les recommandations à l’achat concernent notamment Addoha, Afriquia

Gaz, Akdital, Alliances, Aradei Capital, AtlantaSanad, Attijariwafa bank, Auto Hall, BCP, BMCI, CDM, CIH Bank, Ciments du Maroc, Colorado, HPS, Itissalat Al-Maghrib, Jet Contractors, Holcim Maroc, Sonasid, Taqa Morocco, TGCC et Vicenne. Les plus forts potentiels de hausse ressortent sur BCP, avec un upside estimé à 68,8%, devant Taqa Morocco (65,4%) et Akdital (58,9%). Le bureau de recherche affiche égale-

Société anonyme au capital de 224.352.000 Dirhams Siège social à Casablanca 20630 – Bd. Ahl Loghlam, Sidi Moumen R.C. Casablanca 7545 NEXANS ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES

AVIS DE CONVOCATION Les actionnaires de NEXANS MAROC, société anonyme au capital de 224.352.000 dirhams, sont convoqués en assemblée générale ordinaire qui se tiendra au siège social Bd. Ahl Loghlam, Sidi Moumen - 20630 Casablanca, le : MARDI 23 JUIN 2026 À 09 HEURES

À l’effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

1. Lecture du rapport de gestion du Conseil sur l’exercice clos le 31 décembre 2025 ; 2. Lecture du rapport général du commissaire aux comptes relatif à l’exercice clos le 31 décembre 2025 ; 3. Examen et approbation des états de synthèse relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et quitus aux administrateurs ; 4. Affectation du résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2025 ; 5. Lecture du rapport spécial du commissaire aux comptes sur les conventions entrant dans le champ d’application de l’article 56 de la loi 17-95, telle que modifiée et complétée et décision à cet égard ; 6. Fixation du montant de jetons de présence à distribuer aux membres du conseil ; 7. Expiration du mandat d’administrateurs et décision à cet égard ; 8. Expiration du mandat des commissaires aux comptes et décision à cet égard ; 9. Nomination d’un nouvel administrateur et décision à cet égard ; 10. Pouvoirs pour l’accomplissement des formalités légales Les propriétaires d’actions au porteur devront déposer ou faire adresser par leur banque au siège social, cinq jours avant la réunion, les attestations constatant leur inscription en compte auprès d’un intermédiaire financier habilité. Les titulaires d’actions nominatives devront avoir été préalablement inscrits en compte, soit en nominatif pur ou en nominatif administré, cinq jours avant la réunion, ils seront admis à cette assemblée sur simple justification de leur identité. Tout actionnaire ayant le droit d’assister aux assemblées générales peut s’y faire représenter par un mandataire dans les conditions prévues par la loi. Tout actionnaire peut voter par correspondance au moyen d’un formulaire adressé par la société sur demande reçue au plus tard six (6) jours avant la réunion de l’assemblée. Les formulaires ne donnant aucun sens de vote ou exprimant une abstention ne seront pas pris en considération pour le calcul de la majorité des voix. Pour le calcul du quorum, il ne sera tenu compte que des formulaires qui auront été reçus par la société au siège social, au moins deux (2) jours à la date de la réunion de l’assemblée. LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

PROJET DE RÉSOLUTIONS

1. Convention d’abandon de créances, conclue avec la société T.E.M 2. Convention de refacturation des « frais Corporate », conclue avec le groupe NEXANS 3. Convention de « IT Transition Service Agreement », conclue avec la société LYNXEO AEROSPACE & HEALTHCARE MOROCCO 4. Convention de « Service Level Agreement », conclue avec la société LYNXEO AEROSPACE & HEALTHCARE MOROCCO 5. Convention de « Transition Service Agreement », conclue avec la société LYNXEO AEROSPACE & HEALTHCARE MOROCCO 6. Contrat de bail à usage industriel, conclue avec la société LYNXEO AEROSPACE & HEALTHCARE MOROCCO RÉSOLUTION N° 4 L’Assemblée générale fixe, pour l’exercice 2026, le montant des jetons de présence à allouer globalement au Conseil d’administration, qui en décidera la répartition entre ses membres, à la

RÉSOLUTION N° 1 L’assemblée générale, après avoir entendu lecture du rapport du conseil d’administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2025, du rapport général du commissaire aux comptes sur le même exercice, et, après avoir examiné les états de synthèse relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, approuve sans réserve et dans leur intégralité le rapport de gestion du conseil d’administration, le rapport du commissaire aux comptes ainsi que les comptes annuels arrêtés au 31 décembre 2025, faisant ressortir un bénéfice net comptable de 133 795 576,81 dirhams. L’assemblée générale approuve également les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports. En conséquence, l’assemblée générale donne quitus entier et sans réserve aux administrateurs pour l’accomplissement de leur mandat au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025. RÉSOLUTION N° 2 L’assemblée générale décide, sur proposition du conseil d’administration, d’affecter la totalité du bénéfice net de l’exercice social clos le 31 décembre 2025, s’élevant à un montant de 133 795 576,81 dirhams comme suit :

somme de 605 000 Dirhams. CINQUIEME RESOLUTION

L’Assemblée générale décide, sur proposition du conseil d’administration, de renouveler les mandats d’administrateur de Messieurs Jérôme FOURNIER et Ahmed Reda CHAMI et Madame Sophie DANIERE, pour une durée de trois (3) années, soit jusqu’à l’issue de la réunion de l’Assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028. L’Assemblée générale décide, sur proposition du conseil d’administration, de ne pas renouveler les mandats d’administrateur de Monsieur Karim BENNIS et Madame Hongmei SUO, et les remercie de leur contribution pendant leur mandat. SIXIEME RESOLUTION L’assemblée générale décide, sur proposition du conseil d’administration, de renouveler les mandats des commissaires aux comptes de la Société, les cabinets FORVIS MAZARS et FIDUMAC, et ce pour une durée de trois (3) exercices, soit jusqu’à l’issue de la réunion de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028. SEPTIEME RESOLUTION L’Assemblée générale décide, sur proposition du conseil d’administration, de nommer Monsieur Vincent PIQUET, né le ____________, de nationalité _____________, demeurant à ______________, titulaire du passeport n°__________, en qualité d’administrateur de la Société, et ce pour une durée de trois (3) exercices, soit jusqu’à l’issue de la réunion de l’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2028. HUITIEME RESOLUTION L’assemblée générale, confère tous pouvoirs au porteur d’un original, d’une copie ou d’un extrait du procès-verbal de la présente assemblée pour accomplir toutes les formalités légales.

133 795 576,81 MAD - - 610 132 140,76 MAD

Bénéfice de l’exercice Réserve légale Réserve d’Investissement Report à nouveau

743 927 717,57 MAD

Total

AFFECTATION Dividende Report à nouveau

11 217 600,00 MAD 732 710 117,57 MAD

743 927 717,57 MAD

Total

En conséquence, le dividende par action pour les 2 243 520 actions composant le capital social s’élèvera à 5,00 Dirhams. Ce dividende sera mis en paiement à compter du 27 juillet 2026. RÉSOLUTION N° 3 L’assemblée générale, après avoir pris connaissance du rapport spécial du commissaire aux comptes sur les conventions réglementées visées aux articles 56 et suivants de la loi 17-95, telle que modifiée et complétée, (i) prend acte des conventions conclues au titre des exercices antérieurs toujours en cours d’exécution au cours de l’exercice 2025 et (ii) approuve les conventions réglementées conclue au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 qui y sont mentionnées, comme suit :

BOURSE & FINANCES

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1,5 Md d’euros à 2 Mds d’eu- ros, a finalement été revue à la hausse grâce à un carnet d’ordres robuste de 5,2 Mds d’euros, soit un taux de cou- verture de près de 2,3x. Cette configuration favorable a gran- dement contribué au resserre- ment du pricing de 30 pbs par rapport aux indications initiales, avec des spreads finaux arrê- tés à Mid-Swap +170 pbs sur la tranche 8 ans et Mid-Swap +200 pbs sur la tranche 12 ans» , explique un analyste de BMCE Capital Global Research. Par ailleurs, pour réussir un tel coup de force, trois conditions non négociables doivent être réunies, et le Trésor a métho- diquement coché toutes les cases. La première est la noto- riété de la signature. Un gérant de fonds basé à Francfort, Londres ou New York n'a pas le temps de réunir son comité de crédit en deux heures pour analyser le profil de risque d'un pays qu'il connaît mal. Si le mar- ché a répondu présent à hauteur de 5,2 milliards d’euros d'ordres pour le Maroc, c'est parce que l'analyse de crédit était déjà vali- dée chez les institutionnels. La deuxième condition repose sur le travail de préparation invi- sible, notamment le non-deal roadshow mené par la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah, et la DTFE en Asie en septembre 2025. Durant cette tournée, le Maroc a vendu sa trajectoire macroéconomique sans demander d'argent immé- diat. Les équipes ont actualisé la documentation financière internationale du Royaume (le programme EMTN) et répondu aux questions techniques en amont. Le 19 mai 2026, l'opéra- tion n'était donc pas une phase de découverte pour les investis- seurs, mais une simple exécu- tion technique. L’Intraday comporte un risque inhérent de rater sa cible si la liquidité ne se mobilise pas assez vite. Si le livre d'ordres reste anémique à la mi-journée, l'émetteur se retrouve piégé et doit soit payer une prime de risque exorbitante, soit annu-

 Le succès de la dernière sortie sur le marché des Eurobonds prouve que la signature du Royaume conserve tout son pouvoir d'attraction face à des gérants internationaux hyper-sélectifs.

Dette souveraine Les coulisses de la première sortie «flash» du Maroc E Pour sa première sortie sur le marché international en 2026, la direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE) a troqué le pas feutré des traditionnels roadshows de plusieurs jours contre un «sprint financier». Le 19 mai, les 2,25 milliards d’euros ont été levés, pricés et alloués en quelques heures à peine. Cette exécution en mode Intraday marque une rupture technique majeure pour la signature marocaine à l'international. Par Y. Seddik

n temps normal, une émission souveraine internationale peut s'étaler sur deux à trois jours. Le premier jour sert à annon- cer le mandat des banques et à publier les intentions initiales de prix (IPT), laissant le temps aux gérants de fonds de digérer l'information et de formuler leurs ordres. Le pricing final intervient le lendemain, voire le surlende- main. Le problème de cette méthode classique est l'exposition. Entre l'ouverture du livre d'ordres et sa clôture, le Trésor est à la merci d'un indicateur d'inflation amé-

ricain supérieur aux attentes, d'une déclaration impromptue d'un membre de la FED, ou d'un choc géopolitique, surtout dans le contexte actuel des tensions au Moyen-Orient. C'est ce que les salles de marchés appellent le risque Overnight (le risque de nuit). Une seule mauvaise nou- velle nocturne peut faire bondir les taux de référence (le Bund ou le Swap) et renchérir le coût de l'emprunt de plusieurs dizaines de millions d'euros pour l'État émetteur. Le mode Intraday neutralise cette menace. Les banques

chefs de file ouvrent le carnet à l'aube européenne, accumulent la liquidité durant la matinée, ajustent le spread à la mi-jour- née face à l'afflux des ordres, et figent les conditions de rende- ment avant la clôture des places financières. En moins de dix heures, le Trésor se met à l'abri des humeurs changeantes du marché. Si l'Intraday offre un confort indéniable contre la volatilité, c'est un luxe réservé à un club restreint d'émetteurs. Ainsi, «l’opération, initialement calibrée sur une fourchette de

www.fnh.ma

BOURSE & FINANCES

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ler l'opération, ce qui porterait un coup sévère à sa réputation financière. Ainsi, la DTFE a pu inverser le rapport de force avec les investisseurs en cours de journée, en récoltant un carnet d'ordres 2,3 fois supérieur au montant final retenu. Ce matelas de sécurité a permis de resser- rer le spread de départ pour le fixer à 170 points de base sur la tranche de 8 ans et 200 points de base sur celle de 12 ans. «L'analyse comparative avec l’Eurobond de mars 2025 confirme, à cet effet, la montée en puissance de la signature Maroc. Si l'émission précé- dente avait bénéficié d'une forte euphorie de la demande (6,75 Mds d’euros récoltés), l’opéra- tion de mai 2026 valide quant à elle une tarification nettement plus avantageuse sur le très long terme. Le spread obtenu sur la tranche 12 ans s'avérant infé- rieur à celui de la ligne 10 ans de

taux directeurs par la BCE après un cycle de resserrement agres- sif, la prime de risque accor- dée aux émetteurs émergents reste sévèrement arbitrée. Les spreads obtenus par le Royaume témoignent du fait que les mar- chés financiers n'assimilent plus le risque Maroc à celui des pairs régionaux, mais valorisent plutôt sa transition vers la catégorie Investment Grade. ◆

2025 et ce, en dépit d’un envi- ronnement de marché moins favorable que lors de la dernière sortie» , précise la même source. Au final, cette émission s'inscrit en droite ligne avec la stratégie d’arbitrage permanent du Trésor entre sources de financement intérieures et extérieures. Après la levée historique de 2,5 mil- liards de dollars en mars 2023, qui avait coïncidé avec la sor-

Si l'Intraday offre un confort indéniable contre la volatilité, c'est un luxe réservé à un club restreint d'émetteurs.

tie de la liste grise du GAFI, le retour sur le marché de l'Euro permet d'équilibrer le risque de change du portefeuille de la dette publique. Elle intervient dans un contexte international où, malgré la stabilisation des

EN BREF

AMMC

4 agréments et 19 visas d’OPCVM délivrés en mai 2026 L’ Autorité marocaine du mar- ché des capitaux (AMMC) a publié la liste des agréments et visas relatifs aux Organismes de placement collectif en valeurs mobi- lières (OPCVM) accordés au titre du mois de mai 2026. Au total, l’Autorité a délivré 4 agré- ments et 19 visas à différentes sociétés de gestion, témoignant d’une activité soutenue sur le seg- ment de la gestion collective. Dans le détail, Wafa Gestion a obtenu quatre agréments portant sur les fonds CDM LIQUIDITES, classé en obligations court terme, CDM OBLIG PLUS, également en obligations CT, CDM CASH, un fonds monétaire, ainsi que CAPITAL PERFORMANCE, classé en fonds diversifié. Ces agréments ont été accordés les 21 et 22 mai 2026. S’agissant des visas, l’AMMC en a accordé 19 au total, couvrant un large éventail de catégories d’OPCVM, notamment actions, obli- gations moyen et long terme, fonds diversifiés et monétaires. Parmi les sociétés concernées figurent notamment BMCE Capital Gestion, Saham Capital Gestion, Alphavest Asset Management, Quantum Capital Gestion, Atlas Capital Management, Twin Capital Gestion ou encore Advisory and Finance Asset Management.

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ser plus de 54 MMDH de crédits, avec plus de 84.000 actes de garantie délivrés. Les engage- ments atteignent aujourd’hui plus de 110 milliards de dirhams, et près de 30% de l’encours ban- caire des TPME sont garantis par l’institution. Le Directeur général a aussi détaillé le rôle de Tamwilcom. L’institution accompagne les entreprises, les particuliers, les startups, les établissements publics et les projets territoriaux, par la garantie, le cofinancement et le capital-risque. Sur quinze ans, le nombre de crédits garan- tis a été multiplié par 65, passant d’environ 1.000 dossiers en 2010 à plus de 62.000 bénéficiaires. Le logement a profité à près de 320.000 familles; l’innovation à environ 500 startups et 20 incu- bateurs. Un suivi de l’impact devra aussi être publié régulière- ment, selon Tamwilcom. «Jossour 2030» maintient la garantie au cœur du métier de Tamwilcom, avec une priorité donnée à l’export, aux chaînes d’approvisionnement, aux terri- toires et aux politiques publiques. L’offre doit aussi devenir plus territorialisée, avec des solutions adaptées aux besoins de chaque région et à ses secteurs priori- taires. Des mesures opérationnelles entreront en vigueur dès le 4 juin. Tamwilcom relèvera de 200 MDH à 500 MDH le seuil du chiffre d’affaires des entreprises éli- gibles à certains mécanismes de garantie. Pour les TPE, la quotité garantie passera de 70% à 75% du crédit. L’institution annonce aussi un assouplissement de ses offres de cofinancement, avec des taux compris entre 1% et 2%. Enfin, deux conventions ont été signées. La première, avec l’As- sociation des régions du Maroc, porte sur des solutions adaptées aux douze régions. La seconde, conclue avec le ministère de l’Économie et des Finances et le GPBM, vise à soutenir les entre- prises de taille intermédiaire, nou- vellement intégrées au périmètre de Tamwilcom, tout en renforçant le financement des TPME. ◆

 Avec «Jossour 2030», Tamwilcom veut élargir son rayon d’action, pousser davantage de financements vers les entreprises et accompagner la montée en puissance des territoires.

«Jossour 2030» Tamwilcom veut bâtir les ponts du financement privé

L Tamwilcom a présenté, mercredi 3 juin à Rabat, son plan stratégique 2026-2030, baptisé «Jossour 2030». La feuille de route fixe un objectif de 300 milliards de dirhams de financements mobilisés sur cinq ans, pour 170 milliards de dirhams d’engagements. Elle vise aussi plus de 60 milliards de dirhams d’investissements privés et 45.000 emplois bruts par an. Par Y. Seddik

e plan a été lancé lors d’une céré- monie présidée par Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances et présidente du Conseil d’administration de Tamwilcom. D’ici 2030, l’institution prévoit d’accompagner 435.000 bénéfi- ciaires, dont 330.000 micro et très petites entreprises. «L’objectif est de faire en cinq ans ce que Tamwilcom a réalisé durant les dix dernières années», a résu- mé son Directeur général, Said Jabrani. Pour Nadia Fettah, la stratégie intervient alors que le Maroc poursuit sa transformation éco- nomique et sociale, malgré les

crises et les tensions géopo- litiques. Elle a lié la résilience du Royaume à une vision de long terme, aux réformes et aux équilibres macroéconomiques. La ministre a replacé «Jossour 2030» dans la réforme du sys- tème national de garantie enga- gée en 2020, avec la transforma- tion de la CCG en Tamwilcom. «Il ne peut pas y avoir d’émer- gence économique sans un sec- teur privé fort. Il ne peut y avoir de secteur privé fort sans un accès fluide, inclusif et efficace au financement» , a-t-elle déclaré. Elle a aussi appelé les banques, sociétés de financement, institu- tions de microfinance, banques participatives, fonds d’investis- sement, acteurs du capital inves- tissement et fintechs à accélérer l’investissement privé.

Le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a rappelé que le financement des TPME reste un sujet central. Selon lui, elles représentent près de 99% du tissu économique national, mais ne captent qu’en- viron 40% des crédits accordés aux entreprises privées, contre plus de 50% en moyenne dans l’OCDE, 65% au Japon et jusqu’à 80% en Corée. Il a aussi évoqué un déficit de financement des TPME formelles estimé à près de 200 milliards de dirhams. « Nous créons des entreprises, mais nous ne les faisons pas grandir suffisamment», a-t-il relevé. Said Jabrani a présenté «Jossour 2030» comme une stratégie construite avec les partenaires de l’institution. Il a rappelé qu’en 2025, les mécanismes de Tamwilcom ont permis de mobili-

Tamwilcom relèvera de 200 MDH à 500 MDH le seuil du chiffre d’affaires des entreprises éligibles à certains mécanismes de garantie.

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Sociétés cotées 6,4 milliards de dirhams de revenus additionnels au T1 Le chiffre d’affaires global des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca a atteint 89,6 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, contre 83,2 milliards à la même période de l’année précédente. La cote casablancaise dégage ainsi 6,4 milliards de dirhams de revenus additionnels sur un an, soit une progression de 7,7%, selon la dernière note de recherche de MSIN consacrée à l’évolution des chiffres d’affaires trimestriels des sociétés cotées. Par Y . Seddik

certaine solidité. Mais les opéra- tions de marché reculent forte- ment, de 59,6%, ce qui pèse sur le PNB agrégé du secteur. Sur les résultats, le secteur ban- caire limite toutefois l’impact. Son résultat d’exploitation pro- gresse de 6,5% à 11,3 milliards de dirhams. Le RNPG ressort en hausse de 2,2%, à 5,8 milliards de dirhams, grâce à une nette amélioration du coût du risque, ramené à 1,8 milliard de dirhams contre 3,9 milliards de dirhams un an plus tôt. Attijariwafa bank ressort comme le premier contri- buteur à la hausse du RNPG du secteur, devant Bank of Africa et Crédit du Maroc. Dans le détail sectoriel, les mines passent de 2,8 à 6,5 milliards de dirhams de chiffre d’affaires, tirées par Managem, CMT et SMI. L’assurance progresse à 11,1 milliards de dirhams, avec une contribution importante de Wafa Assurance. Les distribu- teurs atteignent 7,9 milliards de dirhams, soutenus notamment par Auto Hall, Label’Vie et Fenie Brossette. Les télécommunica- tions avancent également, Maroc Telecom affichant un chiffre d’af- faires trimestriel de 9,3 milliards de dirhams, en hausse de 5%. D’autres secteurs évoluent en ordre dispersé. Le BTP et les matériaux de construction reculent légèrement de 1,9%, à 10,2 milliards de dirhams. L’agroalimentaire baisse de 13,9%, pénalisé notamment par Cosumar, Lesieur Cristal, Mutandis et Cartier Saada. Le pétrole et gaz recule de 9,8%, tandis que l’immobilier se replie de 4,5%, malgré la progression d’Addoha et de Résidences Dar Saada. Au total, le premier trimestre 2026 confirme une amélioration visible des revenus de la cote casablancaise, mais avec une dynamique très concentrée. Les mines, l’assurance et la distribu- tion assurent le gros de la crois- sance. Les banques, elles, restent freinées par les activités de mar- ché, même si leurs fondamentaux commerciaux et la baisse du coût du risque atténuent le repli du PNB. ◆

 Le chiffre d’affaires global des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca a atteint 89,6 Mds de DH au 1 er trimestre 2026, contre 83,2 Mds un an plus tôt.

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ette amélioration reste largement portée par quelques secteurs moteurs, en premier lieu les mines. Le secteur minier affiche la plus forte contribution à la croissance, avec un chiffre d’affaires addition- nel de 3,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 132,8%. MSIN attribue cette performance à la forte progression des cours des métaux, qui a directement amé- lioré les revenus des sociétés minières cotées. L’assurance ressort également parmi les principaux soutiens du trimestre. Le secteur affiche 2,3 milliards de dirhams de revenus supplémentaires, en hausse de 26,5%. Les distributeurs com- plètent le trio de tête, avec un

chiffre d’affaires additionnel de 1,1 milliard de dirhams et une pro- gression de 15,8%. À eux seuls, ces trois blocs expliquent l’essen- tiel de la dynamique observée au premier trimestre. Dans sa note, MSIN inscrit cette évolution dans un environnement macroéconomique plus favorable sur certains volets. L’inflation est restée maîtrisée, sous le seuil de 2% au cours du premier tri- mestre 2026, malgré une accélé- ration en février liée notamment aux craintes de retour des pres- sions inflationnistes, à travers la hausse des prix de l’énergie. La campagne agricole 2025/2026 a également bénéficié de conditions climatiques nettement plus favo- rables que la campagne précé- dente. Autre élément de soutien relevé par MSIN : la bonne tenue de l’immobilier et du BTP, por- tée par le programme d’aide au

logement, la poursuite des opé- rations de résorption de l’habi- tat insalubre et le lancement de plusieurs projets d’infrastructures liés notamment à l’organisation de la Coupe du monde 2030. Le glissement calendaire du mois de Ramadan a aussi joué favorable- ment sur l’activité. Le tableau reste toutefois plus nuancé du côté bancaire. Les banques cotées affichent un pro- duit net bancaire de 23,3 milliards de dirhams, en baisse de 4,5% sur un an. Cette contre-perfor- mance s’explique principalement par le recul des activités de mar- ché, pénalisées par la correc- tion haussière des taux et par les performances négatives des marchés boursiers. Hors CFG Bank, la marge sur commissions progresse de 8,1% et la marge d’intérêts de 7,8%, signe que l’ac- tivité commerciale conserve une

Les banques cotées affichent un produit net bancaire de 23,3 milliards de dirhams, en baisse de 4,5% sur un an.

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celui du financement de l'habi- tat. Cette progression témoigne d'une véritable appropriation par les ménages marocains. Ahmed Tahiri Jouti rappelle ainsi que «près d'un Marocain sur deux qui finance une acquisition immobilière dans le cadre de la finance participative le fait via la Mourabaha». Peu de produits financiers peuvent revendiquer, en moins d'une décennie, un tel niveau de pénétra- tion dans un marché aussi concur- rentiel. Cette dynamique a permis aux encours de croître de manière continue, dépassant aujourd'hui les 30 milliards de dirhams pour le seul financement participatif des- tiné à l'habitat. Une domination qui interroge Le succès de la Mourabaha sou- lève toutefois une interrogation : comment expliquer qu'un produit concentre encore l'essentiel de l'activité participative près de dix ans après le lancement du sec- teur ? La réponse réside moins dans une faiblesse de la Mourabaha que dans le rythme de développement des autres segments. Financement des entreprises, clientèle institu- tionnelle, produits d'investis- sement ou mécanismes de par- tage des profits n'ont pas encore atteint le même niveau de matu- rité. Construire un marché néces- site du temps, des ressources et des écosystèmes adaptés. Pour autant, la concentration observée aujourd'hui n'est plus celle des premières années. Comme le souligne Ahmed Tahiri Jouti, « en 2017 et 2018, la Mourabaha immobilière repré- sentait plus de 92% des finan- cements participatifs. Aujourd'hui, cette proportion se situe autour de 82 à 83%». La diversification progresse donc, mais à un rythme encore insuffisant pour remettre en cause le rôle central joué par la Mourabaha. Dont le parcours apporte surtout un enseignement précieux : lorsqu'un cadre régle- mentaire adapté rencontre une demande réelle et un écosystème structuré, la finance participative est capable de conquérir des parts de marché significatives. ◆

 À fin février 2026, l'encours du finan- cement participatif destiné à l'habitat a atteint 30,4 milliards de dirhams.

Finance participative Mourabaha, la locomotive du secteur L Concentrant plus de 82% des financements participatifs et représentant près de 10% du marché du crédit immobilier, la Mourabaha s'est imposée comme le principal moteur du secteur. Par M. A. L.

orsqu'elles ont fait leur entrée dans le paysage bancaire maro- cain en 2017, les banques parti- cipatives portaient avec elles une ambition : proposer une alterna- tive crédible aux modes de finan- cement conventionnels et ouvrir un nouveau chapitre de l'intermé- diation financière. Neuf ans plus tard, le bilan demeure contrasté. Si la finance participative dans son ensemble n'a pas encore atteint la taille critique que cer- tains lui prédisaient, un produit, lui, a incontestablement réussi son pari : la Mourabaha. Longtemps considérée comme une simple porte d'entrée vers l'univers participatif, cette for- mule s'est progressivement impo- sée comme le pilier d'un secteur encore en quête de diversifica- tion. À elle seule, elle concentre aujourd'hui plus de 82% des financements participatifs et représente désormais près de 10% du marché national du crédit immobilier.

la mise en place progressive de tout un environnement favorable. C'est précisément ce qui explique, selon Ahmed Tahiri Jouti, expert en finance participative, pourquoi le financement immobilier participatif constitue aujourd'hui l'exemple le plus abouti de la finance partici- pative au Maroc. «Aujourd’hui, ce segment constitue une réussite. La finance participative représente près de 10% du marché du crédit immobilier, un niveau conforme aux prévisions initiales» , souligne- t-il. À rebours de certaines idées reçues, la Mourabaha n'est donc pas le symbole des limites du secteur. Elle en représente plutôt la réussite la plus tangible. Les chiffres traduisent d'ailleurs cette adhésion. Alors que la finance par- ticipative peine encore à dépas- ser les 3% des financements bancaires au niveau national, la Mourabaha a réussi à s'imposer dans l'un des segments les plus disputés du marché bancaire :

La construction d'un succès Le parcours de la Mourabaha épouse celui de la finance parti- cipative marocaine. Dès les pre- mières années, elle s'est distin- guée par sa capacité à répondre à une demande concrète : celle de ménages souhaitant accéder à la propriété à travers un méca- nisme conforme aux principes de la finance participative. Son fonctionnement relativement simple, fondé sur l'acquisition du bien par la banque avant sa revente au client à un prix déterminé à l'avance, a largement contribué à son appropriation rapide par le marché. Mais réduire son succès à la seule demande serait réducteur. La montée en puissance de la Mourabaha est aussi le fruit d'un patient travail de construction ins- titutionnelle. Adaptation du cadre fiscal, ajustements réglementaires, mobilisation des notaires, implica- tion des promoteurs immobiliers, sensibilisation des clients : l'émer- gence de cette formule a nécessité

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