Fantaisie colorée
À l’occasion de la publication de sa monographie, la céramiste portugaise expose chez Pierre Passebon, à Paris, ses célèbres sculptures émaillées, mais aussi des gouaches et des collages, au style tout aussi lyrique. Par Éric Jansen La céramique est à la mode. Elle est entrée dans les galeries d’art contemporain et de nouveaux salons, qui lui sont entièrement consacrés, ont vu le jour, comme la Ceramic Art Fair, à Paris. Mais cela fait des années, bien avant cet engouement, que Bela Silva a choisi cette voie. Née à Lisbonne en 1966, elle commence par suivre un enseignement classique à l’école des beaux‑arts et parallèlement découvre la pratique de la céramique à l’Ar.Co, une école d’art indépendante. Lors de sa troisième année d’études, elle part suivre des cours à la Norwich University of the Arts en Grande‑Bretagne. Elle y découvre l’importance du mouvement Arts & Crafts. L’idée de l’artiste‑artisan qui conçoit un objet fonctionnel comme une œuvre d’art la touche profondément. « J’aime le concept de la beauté déclinée dans toute la maison. » Sa curiosité et sa soif d’apprendre la poussent également à s’inscrire à l’Art Institute of Chicago, où elle obtient un master. Installée à New York, elle s’immerge dans la vie artistique et gagne sa vie en vendant des dessins pour illustrer des articles du New York
1 l Bela Silva dans son atelier de Bruxelles.
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