ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 18 JUIN 2026
services publics en est une autre. À l'heure du bilan, le gouvernement peut ainsi revendiquer avoir engagé des réformes longtemps jugées incontour- nables. Reste à savoir si les Marocains considèrent déjà que l'école de leurs enfants et l'hôpital de leur quartier ont réellement changé.
en 2025, permettant au taux de chô- mage de reculer légèrement à 13%. Mais cette amélioration reste relative. Le chômage touche encore plus d'un jeune sur trois et plus d'une femme active sur cinq, tandis que plus de la moitié des Marocains en âge de tra- vailler demeurent en dehors du marché du travail. C'est là que réside sans doute l'un des principaux paradoxes du quinquennat. Les investissements se multiplient, les
infrastructures se développent et cer- tains secteurs affichent des perfor- mances historiques. Pourtant, une par- tie des citoyens continue d'évaluer ces progrès à l'aune d'une question plus immédiate : ces transformations créent- elles suffisamment d'opportunités ? Comme le résume Mohammed Jadri, «l'histoire retiendra probablement ce mandat comme celui de la mise en place de réformes sociales et institu- tionnelles ambitieuses. Leur véritable
succès sera néanmoins mesuré dans les années à venir, à travers leur capaci- té à générer une croissance plus inclu- sive, à renforcer la classe moyenne et à améliorer durablement le bien-être des citoyens». Cinq ans plus tard, la question demeure donc entière : les réformes engagées ont-elles déjà commencé à transformer durablement le quotidien des Marocains ou n'en représentent-elles encore que les prémices ?. ◆
Un pays qui se transforme, une inclusion qui tarde
Si le premier marqueur du quinquennat Akhannouch est social, le second est sans doute celui des grands chantiers. Confronté à la pandémie, à la séche- resse, au séisme d'Al Haouz et aux turbulences de l'économie mondiale, le gouvernement a fait le choix de l'inves- tissement et de l'anticipation. La nouvelle Charte de l'investisse- ment, les projets industriels, les infras- tructures logistiques ou encore les programmes destinés à renforcer la souveraineté hydrique et énergétique répondent à une même ambition : réduire les vulnérabilités du Royaume et préparer l'avenir. Le stress hydrique constitue sans doute le défi le plus emblématique de ce mandat. Dessalement de l'eau de mer, interconnexion des bassins hydrauliques, sécurisation de l'approvi- sionnement des grandes villes et sou- tien au monde agricole : autant de projets qui visent à répondre à une menace devenue structurelle. À cela s'est ajoutée la reconstruction post- séisme d'Al Haouz, qui a mobilisé des moyens considérables pour réhabiliter les territoires touchés. Les premiers résultats de cette straté- gie commencent à apparaître. En 2025, le Maroc a accueilli près de 20 millions de visiteurs, un record historique. Les exportations industrielles ont poursuivi leur progression, tandis que les inves- tissements approuvés dans le cadre de la nouvelle Charte dépassent les 340 milliards de dirhams. Ces perfor- mances dessinent les contours d'un Maroc plus robuste. Elles ne disent pas nécessairement ce qu'il en est de la place qu'y trouvent les citoyens. Comme le souligne l'économiste Mohammed Jadri, «le véritable défi consiste à transformer les perfor- mances économiques en améliorations tangibles et rapidement perceptibles dans le quotidien des citoyens». À cet égard, l'emploi demeure le prin- cipal test. Certes, l'économie natio- nale a créé près de 193.000 emplois
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