Reflet 2026 04 08

S P O R T S

LE REFLET LES VIKINGS NE PEUVENT PLUS PRENDRE LES BEARS À LA LÉGÈRE YVON LEGAULT yvon.legault@eap.on.ca

CHRONIQUE [ PAR YVON LEGAULT ]

yvon.legault@eap.on.ca

BRAVO, DU SANG LOCAL À LA TÊTE DES HAWKS Personne ne sera surpris de savoir que les Hawks de Hawkesbury ont un nouvel entraîneur-gérant. La rumeur circulait en ville et dans toute la région de Prescott-Russell depuis déjà quelques semaines.

Le plus frustrant, selon lui, c’est que cette deuxième joute n’aurait jamais dû se rendre jusqu’en prolongation. « Si nous avions été un peu plus concentrés et un peu moins nonchalants, ce match-là aurait été terminé bien avant la prolongation, souligne-t-il. Nous avons eu nos chances, mais nous n’en avons pas profité. Les Bears, eux, ont été plus opportunistes. » Une partie du blâme Séguin est prêt à prendre une partie du blâme pour cette contre-performance. « Les instructeurs, nous allons prendre une partie du blâme. C’est notre responsabi- lité de nous assurer que nos joueurs soient prêts. Nous allons faire en sorte qu’ils le soient à partir de maintenant », a-t-il insisté. L’important pour les Vikings est de rebon- dir. Très rapidement. Pour ne pas permettre aux Bears de prendre l’ascendant dans la série. La troisième partie avait lieu mardi à Casselman. Les matchs 4 et 5 seront disputés jeudi à Smiths Falls et samedi au Complexe sportif J.R. Brisson. Ils débuteront à 19 h 30.

L’entraîneur-chef Geoff Séguin espère que ses Vikings de Casselman ont tiré une leçon de la défaite de 5-4 subie aux mains des Bears à Smiths Falls, samedi dernier. Un revers en prolongation qui a permis au club hôte de créer l’égalité 1-1 dans la série finale de la Ligue de hockey junior de l’Est ontarien. « Les gars étaient un peu trop confiants. Un peu trop relaxes à mon goût, a déclaré Séguin. C’est comme s’ils regardaient les Bears de haut, qu’ils les prenaient à la légère. Ils ont été beaucoup trop négligents. » Pourtant, l’instructeur croyait que ses troupiers étaient prêts pour cette deuxième partie. Ils ne l’étaient visiblement pas. Trop confiants à la suite de la victoire de 7-0 à domicile en levée de rideau? « Probablement, répond Séguin. C’est comme ça la nature humaine. Je m’atten- dais à ce qu’ils sortent fort, mais ça n’a pas été le cas.

Deux saisons consécutives sans participer aux séries éliminatoires, ce n’est jamais bon signe pour l’homme de hockey en place. Surtout à la tête d’une organisation qui a connu sa large part de succès dans la Ligue de hockey junior Centrale du Canada au fil des années. Je ne connais pas Ryan Leonard. Je lui ai parlé une seule fois depuis que j’ai repris cette tribune. Je ne doute pas qu’il ait eu à cœur les succès de l’équipe et qu’il a tout fait en son possible pour la mener jusqu’aux éliminatoires. Mais au hockey, comme dans tous les autres sports, « ce qui fait foi de tout, c’est la victoire » pour utiliser une citation du bon vieux Mario Tremblay alors qu’il était à la barre du Canadien de Montréal. Et, les victoires, malheureusement, elles n’ont pas été suffisamment nombreuses sous la tutelle de Leonard. C’est sûr qu’il a joué de malchance durant son séjour de deux ans à la barre de l’équipe. Coup sur coup, il a perdu les services de certains de ses meilleurs éléments offensifs en plein cœur de la saison. Le club ne s’en est jamais remis. Le propriétaire des Hawks, Sylvain Landers a décidé qu’un changement s’imposait. L’avenir nous dira s’il a eu raison ou non de le faire. Du sang local Ce qui me réjouit cependant c’est que l’état-major ait décidé d’ajouter du sang local à la tête des Hawks. J’applaudis le fait qu’on fasse confiance à Marc Berniqué, qui revient dans le poste d’entraîneur-gérant après une absence de deux ans. J’aime bien aussi le fait qu’on donne l’opportunité à l’ex-joueur étoile, Martin Beaulne, de revenir dans le giron de l’équipe à titre d’entraîneur- adjoint. Bravo! Je n’ai rien contre les hommes de hockey originaires du nord de l’Ontario, de Toronto ou de la Capitale nationale, mais il y assurément de bons jeunes candidats dans notre belle région. Surtout maintenant qu’on retrouve des équipes de hockey mineur AA et AAA dans Prescott-Russell et que des équipes juniors telles que les Cougars de Vankleek Hill et les Vikings de Casselman remportent du succès année après année dans leur circuit respectif. Si les Cobras, le Wild, les Cougars et les Vikings peuvent produire de futures vedettes de la Ligue centrale ou de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL), pourquoi ne pourraient-ils pas former de bons instructeurs. À l’époque, Jacques Tranchemontagne a parié sur le jeune Bob Hartley. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a vu juste et qu’il a gagné sa mise. Pourquoi l’histoire ne pourrait-elle pas se répéter une autre fois. La clef: le recrutement La tâche qui attend Marc Berniqué

ne sera pas de tout repos. Surtout que dans la situation actuelle où se trouve l’organisation, il part de loin, de très loin. La clef du succès pour les équipes en région, qui évoluent dans la Ligue Centrale, a toujours été le recrutement. Les Hawks ont toujours été un peu défavorisés à ce chapitre. Lorsqu’on est à une heure de route de la Capitale nationale, il est plus difficile de convaincre un bon joueur d’Ottawa d’entreprendre sa carrière junior à Hawkesbury, à Brockville ou à Pembroke. C’est pourquoi, au fil des années, le Québec est devenu le territoire de prédilection des Hawks au chapitre du recrutement. À l’époque, Mac MacLean y a découvert quelques pépites d’or. Il suffit de penser à François Bessette, Jocelyn Fortin, Jean Poulin, Julien Cossette et Réjean Leduc. Mais c’est sous l’ère Bob Hartley que l’infusion de jeunes talents québécois a été la plus notable. Éric Veilleux, Dominique Ducharme, Martin St-Louis, Martin Perrin, Jean-Pascal Lemelin, Nicolas P. Perreault, Christian Lavoie-Lebel, Simon Toupin et Nicolas J. Perreault ont tous, à tour de rôle, entrepris leur carrière junior dans l’uniforme des Hawks et contribué largement aux succès de l’équipe. La filière québécoise semble avoir été mise de côté au cours des deux dernières années. Pourquoi ? Si l’on se fie au moulin à rumeurs, plusieurs ponts auraient été brisés dans la Belle province. De solides relations établies au fil des années que Berniqué tente maintenant de sauver, car il sait que les succès de l’équipe en dépendent. Si j’avais à parier sur lui, je n’hésiterais pas à le faire. Séries intéressantes Le moins qu’on puisse dire c’est que les séries finales, tant dans la Ligue de hockey junior de la Capitale nationale que dans le circuit junior de l’Est ontarien, sont des plus intéressantes. Au grand plaisir des partisans des Cougars de Vankleek Hill et des Vikings de Casselman. Dimanche à Vankleek Hill, le club hôte a remporté la victoire pour la première fois depuis le début de la série. Les Cougars sont revenus de l’arrière pour battre les tenaces Rideaus de Westport 4-2 et prendre les devants 3-2 dans la série. Au cours des quatre premières joutes, ce sont les visiteurs qui avaient dominé sur la patinoire adverse. Comme quoi ce n’est pas une « série de homers ». Dans la ligue junior de l’Est ontarien, c’est aussi corsé. Les Vikings et les Bears de Smiths se sont partagés les honneurs des deux premières parties. Les Vikings ont raté une belle occasion de prendre l’ascendant dans la série en s’inclinant 5-4 en prolongation à Smiths Falls, samedi dernier. Voilà une série qui pourrait bien se rendre jusqu’à la limite.

Tristan Witmer (9) scored two goals for the Vikings in Saturday’s 5-4 loss in Smiths Falls. (Yvon Legault, EAP)

Made with FlippingBook interactive PDF creator