FNH N° 1244 V2 (2)

BOURSE & FINANCES

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FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

ments de crédit et les autorités de supervision. Le développement d’un marché secondaire permet notamment aux banques de trans- férer certains actifs à des investis- seurs spécialisés plutôt que de les conserver durablement dans leurs bilans.

EOS, spécialiste européen des créances dépréciées

Partenaire de l’IFC dans ce projet, EOS est spécialisé depuis plus de 50 ans dans l’acquisition, la valori- sation et la gestion de créances en difficulté. Basé en Allemagne et détenu à 100% par Otto Group, le groupe intervient notamment sur les porte- feuilles de particuliers ainsi que sur les créances de PME et d’entre- prises, garanties ou non garanties. Dans le cadre du projet maro- cain, EOS doit également travailler avec des gestionnaires d’actifs et cabinets juridiques locaux. L’IFC attend à ce titre un transfert de savoir-faire vers les prestataires marocains intervenant dans le recouvrement et la gestion de ces actifs. Le périmètre d’investisse- ment prévu couvre aussi bien des pools de créances d’entreprises que des créances individuelles, des NPL de particuliers et de TPE- PME, ainsi que des actifs immobi- liers détenus après réalisation de garanties. Certaines acquisitions seront toutefois soumises à des restrictions. L’IFC prévoit notam- ment l’exclusion d’activités pré- sentant des risques environnemen- taux ou sociaux élevés et encadre l’acquisition de portefeuilles dont les actifs sous-jacents ne seraient pas identifiés à l’avance. Le projet est classé FI-2, corres- pondant selon l’IFC à une expo- sition limitée aux risques environ- nementaux et sociaux. EOS devra adapter son dispositif de gestion de ces risques au contexte régle- mentaire marocain et renforcer plusieurs procédures d’ici 2027 et 2028. À ce stade, l’investissement reste donc au stade de projet. S’il obtient le feu vert de l’IFC en octobre, il introduira au Maroc un nouveau véhicule doté de capitaux internationaux spécifiquement consacré au marché des créances en souffrance. ◆

 L’IFC et EOS préparent un véhicule de 60 millions d’euros destiné à l’acquisition de créances en souffrance au Maroc.

Secteur bancaire IFC s’attaque au marché marocain des créances en souffrance L La Société financière internationale (IFC) prévoit de s’associer au groupe allemand EOS pour mettre en place au Maroc une plateforme dotée de 60 millions d’euros destinée à l’acquisition et au recouvrement de créances en souffrance. Le projet, encore soumis à approbation, constituerait le premier investissement de l’IFC dans le pays dans le cadre de son programme DARP. Par Y . Seddik

e marché marocain des créances en souffrance pourrait accueillir un nouvel acteur institutionnel. L’IFC, filiale du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé, prépare avec EOS Holding GmbH la créa- tion d’un véhicule d’investissement de 60 millions d’euros consacré aux actifs en difficulté au Maroc. Le projet, baptisé DARP NPL EOS Morocco, doit encore être approu- vé. Son examen par le Conseil d’administration de l’IFC est prévu le 15 octobre 2026. La structure serait financée à parts égales par les deux partenaires, avec des engagements pouvant atteindre 30 millions d’euros pour l’IFC et autant pour EOS. Les inves- tissements prendraient la forme de fonds propres.

Le véhicule aura vocation à acqué- rir auprès d’établissements finan- ciers marocains des portefeuilles de créances non performantes (NPL) sur les particuliers, les TPE- PME et les entreprises, ainsi que certains actifs immobiliers repris dans le cadre du traitement de ces créances. Pour l’IFC, il s’agira de sa première opération au Maroc dans le cadre de son Distressed Asset Recovery Program (DARP), un dispositif consacré au traitement des actifs dépréciés.

une partie de leurs créances en souffrance. L’IFC estime que ces cessions peuvent permettre aux institutions concernées de libérer du capital et de le réallouer à de nouveaux crédits. Le dispositif doit également favoriser la res- tructuration ou la régularisation de la situation financière de certains débiteurs. Au-delà des volumes qui pourront effectivement être acquis, l’entrée de l’IFC et d’EOS vise aussi à contribuer au dévelop- pement d’un marché plus structuré des actifs en difficulté au Maroc. La question prend une importance particulière pour le secteur finan- cier, alors que le traitement des créances en souffrance constitue depuis plusieurs années l’un des sujets suivis par les établisse-

Libérer du capital dans les bilans bancaires

L’opération vise notamment à offrir aux établissements financiers un canal supplémentaire pour céder

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